lun. Août 24th, 2026

Lana Del Rey a récemment révélé quel groupe, peu attendu, surpassait son charisme dans le monde de la musique. La fascination de l’artiste pour l’Amérique d’autrefois, un trait récurrent de sa carrière de plus de 20 ans, se mêle à ses explorations contemporaines. Si son répertoire musical devait être représenté par un paysage, il serait peuplé de glamour hollywoodien, de voitures vintage et d’une nostalgie cinématographique, toutes ces influences soutenant ses inspirations pop vintage, des pulsations dramatiques de Born to Die aux rêveries psychédéliques de Ultraviolence.

Dans cette quête de l’esthétique américaine classique, Del Rey a également rendu hommage à des icônes de la musique du 20ème siècle, ayant revisité les œuvres de Nina Simone, Elvis Presley et George Gershwin. Cependant, une surprise l’attendait : un groupe des années 90 a suscité chez elle une admiration qu’elle n’a jamais cru pouvoir égaler.

« Je sais que je ne serai jamais aussi cool que Sublime », a-t-elle plaisanté lors d’une interview au Grammy Museum en 2019.

Sublime, ce groupe de ska-punk de Long Beach, connu pour son reggae décontracté, semble à première vue en rupture avec l’univers baroque de Del Rey. Pourtant, cette influence a sa place dans son répertoire de reprises. Leur morceau « Doin’ Time », issu de leur album de 1996, illustre cette empreinte musicale avec un sample de Herbie Mann et des paroles évoquant une relation tumultueuse.

À sa sortie, le single a atteint la 87ème place des charts, mais l’adaptation que Del Rey en a faite a pris une tout autre dimension. En mai 2019, elle a annoncé des nouvelles de cette reprise, coïncidant avec la sortie de son album Norman Fucking Rockwell!. Avec une ambiance onirique, son interprétation soft-trip hop a capté l’attention des critiques, même si celle-ci n’a pas particulièrement enflammé les classements.

Bien qu’elle ait grimpé doucement à la 59ème place du Billboard Hot 100, son inclusion dans l’album à succès a redonné vie à ce classique, bien au-delà des attentes de son auteur, Bradley Nowell, décédé bien avant la sortie originale en 1996.

Points à retenir

  • Lana Del Rey s’inspire souvent de l’esthétique américaine rétro dans sa musique.
  • Elle a revisité des classiques d’artistes emblématiques tout au long de sa carrière.
  • Le groupe Sublime est, selon ses mots, une référence de “cool” qu’elle peine à égaler.
  • Sa reprise de « Doin’ Time » a été bien accueillie, bien qu’éloignée des charts à l’origine.
  • La sortie de son album Norman Fucking Rockwell! a revigoré l’intérêt pour le catalogue musical de Sublime.

À mon sens, cette révélation d’une icône comme Lana Del Rey soulève une question fascinante : qu’est-ce qui définit réellement le « cool » dans la musique ? Est-ce une question de popularité, de style ou d’influence? Chacun d’entre nous peut avoir une perception différente de ce qui constitue un esprit libre dans le paysage musical. Pour ma part, je trouve que la beauté réside dans cette diversité d’interprétation et que les véritables pionniers sont souvent ceux qui n’hésitent pas à faire référence à leurs propres inspirations.


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