
Crédit: Far Out / RCA Records / Ueli Frey
Les musiciens sont des êtres étranges, c’est un fait avéré tout au long de l’histoire du rock. Dans les années 1960, Grace Slick, icône du rock psychédélique, a croisé de nombreuses personnalités musicales atypiques, n’hésitant pas à partager son avis sur ses pairs.
Elle appartient à une époque où les célébrités n’étaient pas formatées par le marketing moderne, contrastant avec la tendance actuelle où même les rockstars les plus audacieuses évitent de critiquer leurs confrères. Slick, de son côté, n’a jamais été limitée par ces restrictions.
Rappelons que cette artiste a essayé de donner du LSD à Richard Nixon et a passé une bonne partie de sa jeunesse en compagnie de figures comme Jim Morrison et Janis Joplin, toutes ferventes défenseuses de l’amour libre, des drogues et du rock.
On peut donc facilement déduire l’opinion de Grace Slick sur plusieurs de ses contemporains, y compris Stevie Nicks. Bien que Nicks ait fait sa véritable entrée sur la scène musicale dans les années 1970 avec Fleetwood Mac, elle faisait auparavant partie du groupe psychédélique Fritz, qui a ouvert pour Hendrix et Joplin. De fait, elle n’est pas si éloignée de l’univers décalé de Slick.
On peut observer plusieurs similarités entre elles, tant au niveau de leurs voix brillantes que de leurs luttes contre l’addiction au cours de leur carrière. En 2003, Slick a donné son avis sur la chanteuse de Fleetwood Mac lors d’une interview, et sa réponse fut aussi surprenante que révélatrice.
« Stevie Nicks a écrit certaines des meilleures chansons de rock », a-t-elle déclaré. Cependant, la conversation a rapidement pris une tournure plus fantaisiste.
« Je ne la connais pas bien, mais j’aime ce petit personnage étrange ; elle a décidé d’être quelqu’un d’une histoire de contes, la femme sorcière, ou peu importe », a commenté Slick.
Elle a ensuite précisé : « Elle écrit aussi de bonnes chansons, très bonnes chansons. » Cependant, c’est bien l’image mystique de Nicks qui a retenu l’attention de Slick.
Selon Slick, « elle a dû lire ou voir quelque chose qui l’a vraiment marquée quand elle était jeune ». D’ailleurs, Nicks a souvent été qualifiée de sorcière, notamment durant sa période avec Fleetwood Mac, en raison de son style vestimentaire. Elle avait même répondu à ces allégations avec humour dans une interview en 2013.
Quoi qu’il en soit, ce lien prétendu avec le monde des contes a sans doute captivé l’attention de Grace Slick, peut-être même davantage que les talents d’écriture de Nicks.
Points à retenir
- Grace Slick et Stevie Nicks partagent des histoires personnelles complexes, marquées par la musique et la lutte contre l’addiction.
- Leurs parcours respectifs montrent comment des personnalités artistiques peuvent être perçues sous différents angles.
- Le contraste entre les époques souligne l’évolution de la communication des artistes avec leur public.
- Les perceptions publiques des artistes sont souvent teintées de mythologie et de stéréotypes.
La relation entre Grace Slick et Stevie Nicks soulève une question fascinante sur la façon dont la musique et l’identité personnelle sont façonnées par des expériences partagées. En tant que passionné de musique, je ne peux m’empêcher de me demander comment ces artistes, tout en étant très différentes, pourraient influencer et inspirer les générations futures. Qu’en pensez-vous ? La magie de la musique réside-t-elle aussi dans ces histoires humaines qui l’accompagnent ?
