Crédit : Far Out / A&M Records
Peter Frampton, bien loin de la quête de la célébrité, a commencé son aventure musicale simplement par passion. Une décennie après ses débuts, il se retrouve avec l’un des albums live les plus vendus de tous les temps.
Son amour pour la musique est né à l’âge de sept ans, lorsqu’il a découvert le banjolele de sa grand-mère dans le grenier de son enfance. La voix de Cliff Richard, les mélodies de Buddy Holly, puis les riffs de Jimi Hendrix et les harmonies des Beatles ont bercé son adolescence. Cependant, ni le tourne-disque ni la télévision ne lui ont jamais permis de se sentir pleinement représenté.
Au milieu de ses années d’adolescence, une multitude d’opportunités s’est présentée. En 1966, il rejoint The Herd, puis en 1969, il collabore avec Steve Marriott des Small Faces pour former Humble Pie. Toujours en quête de nouvelles expériences, il participe également à des enregistrements avec des artistes tels que Harry Nilsson, George Harrison et Jerry Lee Lewis. Après quatre albums et un album live avec Humble Pie, Frampton décide de se lancer en solo en 1971.
Son premier opus, Wind of Change, sort en 1972 avec des collaborations avec Billy Preston et Ringo Starr. Malgré des débuts prometteurs, ses premiers albums ne rencontrent qu’un succès limité. En revanche, sa performance en 1971 avec Humble Pie, « Rockin’ the Fillmore », se classe 21ème au Billboard 200.
C’est finalement en 1976 que la fortune sourit à Frampton avec Frampton Comes Alive!, son album live le plus vendu, qui passa un total de 97 semaines dans le Billboard 200, dont dix en tête. Il décroche ainsi l’album le plus vendu de 1976, s’imposant aussi comme le 14ème meilleur vendeur de 1977.
Malgré ce succès retentissant, Frampton ressent une pression immense : « Je suis passé de musicien à star de pop du jour au lendemain », confie-t-il à Billboard. “C’est une chose difficile à vivre.”
Dans une autre interview avec People, il explique : « Je n’ai jamais été motivé par l’argent, mais par la musique et le plaisir de jouer. Malheureusement, certains m’ont traité comme une simple marchandise. »
Adepte de nombreux artistes classiques, Frampton redoute de devenir un pion pour ceux qui cherchent à maximiser les profits. « Lorsque nous avons sorti l’album le plus vendu de tous les temps aux États-Unis et au Canada, c’était terrifiant. Cela m’a pris six ans pour écrire ces chansons et je suis perfectionniste, » avoue-t-il. « Je n’étais pas ravi de devoir le suivre avec un nouvel album. »
Malgré ses réticences, il enregistre un album intitulé I’m in You, qui, bien qu’il rencontre un certain succès, ne parvient jamais à égaler l’énorme succès de son album live de 1976.
Points à retenir
- Frampton découvre la musique dès son plus jeune âge grâce à sa grand-mère.
- Il connaît plusieurs collaborations avant de se lancer en solo.
- Son album live Frampton Comes Alive! devient un immense succès commercial.
- Frampton exprime sa peur de perdre son identité artistique face au succès.
- Il enregistre un album de suivi, I’m in You, qui ne parvient pas à reproduire le succès de son prédécesseur.
La trajectoire de Peter Frampton illustre à quel point le succès peut à la fois être une bénédiction et une malédiction. En tant que passionné de musique, je me demande souvent : la gloire mérite-t-elle le sacrifice de notre intégrité artistique ? Les artistes doivent-ils naviguer entre leurs aspirations et les attentes commerciales ? Cette question résonne avec force dans le monde musical d’aujourd’hui.