« Fish Have No Psychiatrists : A Day With Andrei Codrescu » disponible sur les grandes plateformes de streaming
Le film documentaire créatif Fish Have No Psychiatrists : A Day With Andrei Codrescu, réalisé par Julian Semilian, professeur émérite de la réputée UNCSA (University of North Carolina School of the Arts), est désormais accessible sur les principales plateformes de streaming comme Apple TV et Amazon Prime Video. La partition originale a été composée par Laura Semilian, ancienne élève de la School of Music de l’UNCSA.
Cette œuvre se présente comme un collage documentaire consacré à la figure d’Andrei Codrescu — poète, romancier, conférencier et chroniqueur pour la vénérable NPR — et à ses chemins de vie. Soixante ans après leur première rencontre, lors d’un voyage en avion qui les a menés d’une Roumanie en pleine mutation aux États-Unis, le réalisateur retourne voir Codrescu à Brooklyn pour partager une journée libre, mêlant nostalgie du XXe siècle et réflexions créatives contemporaines.
Le film suit le regard singulier d’Andrei : né en Transylvanie dans une famille juive après la Seconde Guerre mondiale, il a traversé les méfaits de deux totalitarismes avant son départ pour les États-Unis en 1966. Rapidement intégré à la scène littéraire — au contact des beatniks et d’autres courants — il s’est aussi fait connaître du grand public grâce à ses chroniques hebdomadaires à la radio.
Fish Have No Psychiatrists propose au public du XXIe siècle une promenade dans les univers ludiques et résistants d’Andrei. Le film aborde des mouvements artistiques comme le Dadaïsme et le Surréalisme, évoque muses et questionnements sur le soi, et glisse des théories de l’évolution à rebours — autant de matière à réflexion, parfois absurde, souvent poétique.
La bande-son de Laura Semilian tisse, tout au long du film, des influences contrastées — musique folklorique, musique classique occidentale et avant‑garde — en dialogue avec les images et la narration. Parmi les voix et figures qui interviennent à l’écran figurent des poètes, comédiens et cinéastes tels qu’Anne Waldman, Will Alexander, Charles Bernstein, Alice Notley, Emile Worthy, Chris Mulkey et Walter Murch. Clark Peterson (connu pour Monster et l’adaptation de The Prophet) a assuré la production exécutive.
Plusieurs responsables et professeurs de l’UNCSA, ainsi que d’anciens élèves, ont contribué au film : Mark Messick (post-production et conception sonore), Jake Bellew (directeur de la photographie), Kelly Donnellan et Olivia Moore (montage), Echo Wilson (animation), Soren Candell (étalonnage) et Michael Miller (conseiller post‑production). Le film a bénéficié de financements partiels, notamment du Kenan Institute for the Arts et de bourses de développement pour le corps enseignant.
Le film a été projeté à l’UNCSA lors du RiverRun International Film Festival en avril 2024, suivi d’une séance de questions-réponses. La réalisation témoigne aussi, selon son auteur, d’un lien fort entre l’enseignement et la pratique artistique : Julian Semilian explique que son expérience de professeur a nourri sa démarche et ouvert des perspectives créatives essentielles à la fabrication du film.
Points à retenir
- Film documentaire créatif centré sur Andrei Codrescu, poète et chroniqueur connu du grand public pour ses interventions radiophoniques.
- Réalisé par Julian Semilian, professeur émérite de l’UNCSA, et enrichi d’une musique originale signée Laura Semilian.
- Structure en collage mêlant témoignages, influences dadaïstes et surréalistes, et motifs récurrents autour du poisson et d’images bibliques (Jonas et la baleine).
- Participation notable d’artistes et poètes contemporains ; collaboration soutenue par des membres et anciens de l’UNCSA dans différents postes techniques et artistiques.
- Projection au RiverRun International Film Festival (avril 2024) et diffusion sur plusieurs plateformes de streaming grand public.
À titre personnel, ce type de film me rappelle combien le cinéma documentaire peut faire dialoguer mémoire individuelle et histoires collectives, tout en invitant le spectateur à réinterpréter des formes artistiques — du Dada au spoken word — sous un angle actuel. Pour ma part, j’aimerais savoir comment vous percevez ce mélange d’intime et d’expérimentation : le documentaire doit‑il d’abord transmettre une histoire ou chercher à troubler nos repères pour mieux questionner le présent ?
S’abonner à Amazon Prime 📺

Disclaimer de non-responsabilité
[/not-all]Vous utilisez les informations contenues dans cet article à vos propres risques et périls. Les liens et plateformes mentionnés sont référencés à titre informatif et ne sauraient engager notre responsabilité en cas de violation de la législation en vigueur sur le droit d'auteur. Le streaming et le téléchargement de contenus protégés sans autorisation sont strictement interdits par la loi. Assurez-vous de respecter les règles en vigueur et de privilégier des alternatives légales pour vos besoins de divertissement. Toute utilisation illégale de ces services est de votre seule responsabilité.