ven. Juil 17th, 2026

Le métavers est-il vraiment mort ? Pas si vite. Tomasz Przeździecki de Game Changer nous présente les statistiques de relance – ainsi que quelques vérités à connaître pour les marketeurs qui ont bâti des villes fantômes numériques.

Chaque mois, la même question revient dans le milieu du marketing : le métavers est-il mort ? Pourtant, pendant que les stratèges débattent de sa pertinence, des millions d’utilisateurs de la génération Z et Alpha se connectent quotidiennement à Roblox, y passant en moyenne 156 minutes, plus que sur TikTok ou YouTube. Le métavers n’est pas mort, il mûrit tout simplement dans le calme, sans le battage médiatique.

Ce qui échoue, ce n’est pas la plateforme, mais notre façon de l’utiliser.

Lorsque les expériences ressemblent à de la publicité, elles échouent

Les espaces virtuels perdent de leur attrait lorsque les marques les traitent comme de simples achats médias, en y intégrant des panneaux publicitaires ou des publicités télévisées. Ces tactiques ne résonnent pas avec des audiences ayant grandi dans des environnements de jeu. Si l’expérience s’apparente à une publicité, les utilisateurs se déconnectent.

En revanche, lorsque nous plaçons la communauté au cœur de notre démarche – en concevant pour la participation et la pertinence culturelle, et non simplement pour la portée – les espaces immersifs continuent d’offrir quelque chose que les canaux traditionnels peinent à fournir : un engagement de qualité.

Un exemple parlant est le festival de musique Virtual Vibes 2025, organisé sur Roblox en Pologne par Game Changer en collaboration avec Bank Millennium, Pepsi et Doritos. L’événement ne visait pas à promouvoir des produits financiers, mais à créer un espace culturellement natif où les jeunes pouvaient se rassembler, jouer, explorer et vivre des concerts en direct.

Les résultats sont impressionnants : 400 000 participants pour l’édition 2025, soit une augmentation de 33 % par rapport à l’an dernier. La durée moyenne des sessions a atteint 25,5 minutes, et la campagne a généré près de 25 millions de vues au total sur plusieurs plateformes.

Surtout, cette année, l’accent sur les indicateurs de performance (KPI) a changé – passant des taux de clics au temps de session et à la participation, reconnaissant qu dans les espaces virtuels, l’engagement se mesure non par les impressions, mais par l’immersion.

Il est crucial de noter que l’inclusion faisait partie du cahier des charges dès le départ. La traduction en langue des signes, les descriptions audio et un accès totalement gratuit ont rendu l’événement plus accessible que de nombreux festivals réels. C’est cette authenticité – bien plus que la technologie – qui lui a permis de fonctionner.

Cinq manières d’améliorer l’expérience des marques dans le métavers

  1. Valorisez les minutes plutôt que les impressions. Dans des environnements immersifs, la véritable monnaie est le temps. Des sessions longues permettent des récits enrichissants, une éducation approfondie et des moments de marque multiples en une seule visite – sans avoir à lutter pour capter l’attention à chaque fois.
  2. Développez là où se trouve déjà votre audience. Roblox, Fortnite ou ZEPETO sont des scènes sociales pour les générations Z et Alpha. Concevoir des expériences basées sur ces comportements natifs unlocks une traction culturelle. Un tel comportement est que les utilisateurs ne se contentent pas de se connecter : ils explorent, sautant entre jeux, expériences et lieux de socialisation. Au lieu de simplement transposer une publicité TV en 3D, les marques ont tout à gagner en leur offrant quelque chose de significatif à découvrir.
  3. Faites de la participation le produit. Les espaces virtuels prospèrent grâce à l’interaction – quêtes, objets à débloquer, outils de co-création. Si les utilisateurs ne peuvent pas participer ou s’approprier l’expérience, ils passeront probablement à autre chose. Les zones de marque permettent de faire cela, comme plonger dans une piscine de Pepsi ou surmonter un parcours à thèmes Doritos pour débloquer un costume inspiré de chips.
  4. Orchestrer au-delà du monde virtuel. Le métavers est le plus puissant lorsqu’il fait partie d’un mix médiatique plus large. Étendre les expériences à des diffusions en direct, des plateformes sociales, et même des espaces physiques comme des cinémas ou des événements renforce l’impact.
  5. Concevoir pour l’inclusion dès le début. Un accès libre, l’interprétation en langue des signes, et les descriptions audio ont élargi l’audience et enrichi l’expérience du spectacle. L’accessibilité ne doit pas être un ajout ; c’est une stratégie de croissance qui élargit les audiences et engendre de la bienveillance.

Points à retenir

  • La durée d’engagement est primordiale pour assurer une expérience enrichissante.
  • Les marques doivent s’intégrer dans les plateformes où se réunissent les jeunes pour atteindre un impact culturel.
  • La co-création et l’interaction doivent être au centre des expériences virtuelles pour capter l’intérêt.
  • L’inclusion doit être intégrée dès le début pour maximiser l’accessibilité et l’engagement des participants.

Pour conclure, si le métavers a perdu un peu de son éclat, cela peut en réalité représenter une opportunité pour les marketeurs de repenser leurs approches. À l’heure où les jeunes générations adoptent ces espaces comme des lieux de vie, la question devient d’autant plus pertinente : comment concevoir des expériences qui résonnent avec leur quotidien et leur culture ?


[not-theb]

Pas des conseils en investissement

Avis de non-responsabilité

[/not-theb]
Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *