ven. Juin 19th, 2026

Interview avec Herr Montag et Matthias Schauch : Perspectives sur le secteur bancaire à Osnabrück

Herr Montag, vous avez fondé la succursale de Bankhaus Lampe ici. Quel lien entretenez-vous avec Osnabrück ?

Bien que je sois originaire de la Westphalie, j’ai étudié à Osnabrück. Je connais donc bien cette ville et sa région. J’ai passé les dix premières années de ma carrière à la Dresdner Bank à Osnabrück et à Brême, avant de rejoindre Bankhaus Lampe en 2000. J’ai toujours eu des clients dans cette région. Ma femme étant également originaire de là, c’était une belle opportunité de construire cette succursale, que j’apprécie beaucoup.

Osnabrück est proche de Bielefeld et Münster. Pourquoi y établir une succursale ?

Nous nous concentrons sur des régions où le secteur familial est bien ancré. De plus, un cinquième des grandes entreprises de Basse-Saxe se situe dans notre région, englobant la ville et le comté d’Osnabrück, ainsi que le comté d’Emsland et la comté de Bentheim. Nous avons eu des clients dans la région qui nous ont motivés à nous y installer, construisant ainsi notre modèle économique. Osnabrück est un lieu économique fort et continuera d’être un axe de croissance pour la banque.

Vous passez maintenant le flambeau à Matthias Schauch.

C’est une grande décision après 17 ans de dévouement. Cependant, je pense que c’est le bon moment pour une transition. Matthias Schauch a été mon adjoint pendant cinq ans, et nous avons désormais échangé nos rôles.

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Vous vous concentrez sur le secteur intermédiaire. Comment vont les entreprises en ce moment ?

Schauch: Le sentiment de confiance était revenu, mais les entreprises sont désormais un peu plus prudentes car les réformes n’avancent pas aussi rapidement que prévu. Le secteur intermédiaire est généralement bien capitalisé, mais il sera longtemps encore éloigné des phases de croissance antérieures.

Montag: Les entreprises du secteur intermédiaire hésitent à investir en raison des conditions variées. Elles peuvent gérer des situations difficiles si elles sont prévisibles, mais l’incertitude a prédominé ces deux ou trois dernières années. Le secteur intermédiaire joue un rôle crucial dans la région d’Osnabrück, tant pour l’emploi que pour les recettes fiscales.

Les entreprises du secteur intermédiaire s’intéressent-elles encore à la région ?

Montag: La région est profondément liée aux entreprises familiales qui y expriment un certain localisme. Elles préfèrent en effet croître dans leur environnement, si on leur en donne la possibilité. Cependant, elles doivent aussi faire face à la concurrence. Dans certains cas, les conditions locatives sont devenues tellement défavorables qu’une expansion régionale n’est plus envisageable.

Quelle est l’impact de cette prudence pour vous en tant que banque ?

Montag: Nous restons confiants. Les entreprises sont toujours à la recherche de croissance et de nouvelles opportunités. La prudence actuelle affecte la région, l’emploi et l’avenir des jeunes. L’entrepreneuriat, la prospérité et la société sont étroitement liés. Nous devons nous demander si notre prospérité et notre structure sociale pourront perdurer.

Quelle somme d’argent faut-il pour travailler avec vous ?

Montag: Il n’y a pas de limite quantifiable, cela dépend des désirs et objectifs de chaque client ainsi que du sens que peut avoir une diversification. En pratique, cela commence souvent à partir de 500 000 euros. Pour des patrimoines de 25 000 euros et plus, nous avons mis en place une gestion de patrimoine numérique qui offre des solutions en ligne.

Comment les institutions investissent-elles de nos jours ?

Schauch: Les motivations varient selon les organisations. Par exemple, les institutions religieuses et les organismes caritatifs ont des objectifs différents que les entreprises. Cependant, en général, elles ont un horizon d’investissement de long terme.

La question de la durabilité joue-t-elle un rôle dans vos investissements ?

Schauch: De plus en plus. Nous avons un comité de durabilité qui nous conseille. Cela répond également à des exigences réglementaires. Nos clients, en particulier les nouvelles générations, y attachent de l’importance, même si la définition de la durabilité peut varier.

Comment voyez-vous l’avenir de la banque avec des outils comme l’IA ?

Montag: Le secteur du private banking repose sur des relations humaines et un rapport de confiance, ce qui ne peut pas être remplacé par l’IA. Cela dit, l’IA pourrait jouer un rôle croissant dans nos opérations quotidiennes, nous aidant ainsi dans notre travail.

Points à retenir

  • La succursale de Bankhaus Lampe à Osnabrück est en forte liaison avec le tissu économique local, axée sur le secteur intermédiaire.
  • Les conditions économiques actuelles créent un environnement d’incertitude qui pèse sur les décisions d’investissement.
  • La gestion de patrimoine requiert une personnalisation en fonction des objectifs des clients, et une digitalisation croissante est en cours.
  • Les préoccupations liées à la durabilité influencent de plus en plus les décisions d’investissement.
  • Le développement de l’IA dans le secteur bancaire pourrait compléter, mais non remplacer, l’interaction humaine indispensable.

Le paysage économique local et les préoccupations du secteur intermédiaire soulèvent des questions cruciales pour l’avenir, notamment sur la capacité d’adaptation des entreprises face à une incertitude grandissante. La relation entre institutions financières et entreprises demeurera essentielle pour naviguer dans ces eaux tumultueuses, affirmant ainsi que le succès dépendra d’une collaboration dynamique entre les acteurs économiques et bancaires.


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