
Colombo, 27 janvier – En ordonnant la libération sous caution de Yoshitha Rajapaksa, le second fils de l’ancien président Mahinda Rajapaksa, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent impliquant une propriété de 31,5 perches avec une maison valorisée à 34 millions de Rs à Ratmalana, la juge suppléante de Colombo, Manjula Ratnayake, a constaté qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour justifier un refus de caution pour le prévenu.
La juge a également souligné que les enquêtes avaient duré de manière inhabituelle huit ans et a questionné les raisons d’un tel retard. Il a également été noté que la propriété concernée n’avait fait l’objet d’aucune interdiction, mesure généralement prise comme étape préliminaire par l’accusation.
La juge a déclaré que l’accusation n’avait pas présenté de faits suffisants pour étayer ses allégations selon lesquelles la libération du suspect pourrait provoquer des troubles publics ou entraver les enquêtes en cours.
En conséquence, Yoshitha Rajapaksa a été ordonné de sortir sous caution, avec deux cautions de 50 millions Rs chacune. Le tribunal a également imposé une interdiction de voyage et a demandé à Yoshitha Rajapaksa de remettre son passeport.
La juge a en outre observé que l’accusation avait désigné Yoshitha Rajapaksa comme suspect seulement après un laps de temps de huit ans, après la libération sous caution de la première suspecte, Daisy Forrest, sa grand-mère, en 2017.
Représentant le CID, l’Avocat Général Adjoint Dileepa Peeris, PC, a informé le tribunal que les enquêtes avaient révélé que la propriété avait été achetée par Yoshitha Rajapaksa au nom de sa grand-mère pour 24 millions Rs. Il a soutenu que Daisy Forrest, en tant qu’enseignante, n’avait pas les moyens financiers d’acquérir une telle propriété.
L’Avocat Présidentiel Sampath Mendis, représentant le suspect, a exprimé son mécontentement face à l’affirmation de l’accusation selon laquelle les enquêtes demeuraient incomplètes après plus de huit ans. Il a argué qu’il n’y avait pas de raisons valables pour refuser la caution à son client, soulevant des préoccupations sur la crédibilité des enquêtes policières, notant que la première suspecte, Daisy Forrest, avait été libérée sous caution il y a huit ans.
Une nouvelle enquête magistrale est fixée au 16 mai.
Bon à savoir
- Le blanchiment d’argent est un délit sérieux qui peut avoir des conséquences lourdes pour les individus inculpés.
- Dans des cas de longue durée, le droit à un procès rapide est souvent mis en question, ce qui peut affecter la perception de la justice par le public.
- Les décisions judiciaires en matière de caution peuvent varier considérablement en fonction des éléments de preuve présentés et des circonstances particulières des affaires.
En considérant les implications de cette affaire, il est intéressant de se demander dans quelle mesure le système judiciaire peut équilibrer la nécessité de maintenir l’ordre public et les droits individuels. Cette situation souligne également l’importance de l’efficacité des enquêtes criminelles et leur impact sur la perception de la justice dans la société. Quel devrait être le rôle de la transparence dans de telles affaires pour instaurer la confiance du public envers les institutions judiciaires ?
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