mer. Juin 24th, 2026

Une image tirée de “The Social Network.”

Le programme de projections du Printemps du Yale Film Archive a démarré depuis quelques semaines, et ils font preuve d’une belle diversité en rendant hommage à des classiques intemporels ainsi qu’à des films plus récents faisant partie de notre cinématographie incontournable.

Cela s’est particulièrement illustré samedi dernier lors de la projection d’un film en 35 mm de The Social Network, œuvre de David Fincher. Ce film de 2010 aborde les origines de Facebook et les drames qui en découlent, allant du campus de Harvard aux rivages de Palo Alto, avec tout ce qui se trouve entre les deux.

Ce film, primé et récemment ajouté au Registre national des films, célèbre cette année son quinzième anniversaire. Il a été présenté dans le cadre de la série Cinemix, qui se concentre sur des projections isolées de films d’exception. Cette séance de samedi a été précédée d’un court-métrage éducatif de 1976 intitulé Basic Computer Terms, réalisé par Sheldon Renan, un ancien élève de Yale, et qui demeure à la fois amusant et instructif sur l’informatique dans la vie quotidienne.

Lors d’une récente discussion avec un ami à propos de The Social Network, celui-ci a exprimé son scepticisme sur le fait qu’il existerait encore des personnes en 2025 ignorant l’histoire de Facebook. Et vous, cher lecteur, faites-vous partie de ces personnes ? Si tel est le cas, je vous recommande vivement ce film pour comprendre comment et pourquoi ce site de socialisation universitaire à Harvard est devenu la principale plateforme pour partager ses expériences et établir des connexions à travers le monde.

Je le suggère également à ceux qui connaissent bien l’origine de Facebook, car le film propose bien plus que cela. Bien que la performance éclatante de Jesse Eisenberg dans le rôle de Mark Zuckerberg soit centrale, Fincher ouvre également une fenêtre sur des aspects moins reluisants de l’enseignement supérieur, tels que le processus de fraternité, les fêtes arrosées et l’impact du privilège.

L’événement s’est tenu en coopération avec l’unité de Préservation et Émulation des logiciels de la bibliothèque Yale et faisait écho à l’exposition de la galerie Hanke Remembering ‘Amnesia’: Rebooting the First Computerized Novel, visible à la bibliothèque Sterling jusqu’au 2 mars.

Brian Meacham, archiviste en chef du Yale Film Archive, et des membres de l’équipe de Préservation et Émulation ont accueilli les spectateurs, présenté les films, et discuté de l’exposition ainsi que de leur travail. Meacham a précisé que le court-métrage Basic Computer Terms est le troisième d’une trilogie incluant Basic Film Terms et Basic Television Terms, qui sont également en cours de préservation pour des projections futures.

Meacham a ensuite mentionné d’autres projections à venir, dont une célébration semestrielle de Vertigo d’Alfred Hitchcock, qui avait été projeté deux semaines auparavant devant une forte affluence. En réponse aux 100 personnes qui n’ont pu entrer pour cette séance complète, il a annoncé une seconde projection prévue en mars.

Photo par Karen Ponzio.

Meacham, Fox, Hagenmaier et Gates accueillant le public.

Basic Computer Terms était un véritable joyau des années 70, mettant en vedette Harry, un homme d’affaires amateur de cigares, et Jane, l’experte en ordinateurs, qui lui enseigne, comme son nom l’indique, les termes et fonctions de base liés à l’informatique. L’animation et l’humour rendent cette information, initialement intimidante, beaucoup plus accessible et agréable. L’ensemble a suscité des rires et des sourires, même parmi le public le plus nostalgique.

Bien que The Social Network ne soit pas considéré comme une comédie à proprement parler, il a également fait rire l’audience, notamment grâce à son dialogue vif, tranchant, écrit par le scénariste primé aux Oscars, Aaron Sorkin, connu pour sa maîtrise des mots. Ce dernier a adapté son scénario d’après le livre The Accidental Billionaires de Ben Mezrich.

Le film débute par une dispute entre Zuckerberg et sa petite amie, Erica Albright (magnifiquement interprétée par Rooney Mara), lors d’un dîner qui se termine par une rupture. Cette scène est souvent considérée comme l’une des meilleures ouvertures du cinéma moderne. Ce conflit incite Zuckerberg à écrire sur un site de notation de l’attrait physique des femmes à Harvard, un site qui connaît un tel succès qu’il parvient à faire planter le réseau de l’université. C’est ce qui lance la suite des événements, marquée par confrontations et réussites, jusqu’à atteindre la célébrité et le pouvoir, tout en ne couvrant que les premières années de son parcours.

Les médias sociaux sont devenus bien plus importants et volatils que quiconque ne l’avait imaginé. Le personnage de Zuckerberg est dépeint comme inquiet que Facebook ne soit bientôt plus jugé cool lorsque son cofondateur et ami Eduardo Saverin (Andrew Garfield) tente de monétiser le site. Ce qui était autrefois cool est devenu banal, souvent rempli de publicités. Sean Parker, joué par Justin Timberlake, exprime avec brio : “Nous avons vécu dans des fermes, puis dans des villes, et maintenant nous vivons sur Internet.”

Une transformation fascinante s’est produite, passant d’un simple espace d’échange de photos entre amis éloignés à un lieu regorgeant de possibilités commerciales.

Il est clair que Facebook dépasse ce qu’on aurait pu estimer être un simple réseau social. Les opinions divergent sur son impact, mais qu’on le considère comme la plus grande invention ou le plus grand fléau du 21e siècle, la narration des événements qui ont mené à sa création, ainsi que les luttes juridiques qui ont suivi, mettent en lumière l’incroyable performance des acteurs. De plus, la bande originale, lauréate d’un Oscar, composée par Trent Reznor et Atticus Ross, accompagne le tout avec une intensité qui reste en tête bien après le film.

Ce samedi-là, le public a rempli l’auditorium de Wall Street, captivé par cette projection, même ceux qui l’avaient déjà visionnée plusieurs fois. Quinze ans après sa sortie, le film demeure un récit divertissant et souvent poignant des événements qui ont façonné notre culture actuelle. Nous avons fait un long chemin depuis les modems à numérotation et les disquettes, mais les leçons tirées de cœurs brisés, d’amitiés échouées et de promesses non tenues sont des réalités que la technologie peine à reproduire.

Les projections du Yale Film Archive demeurent ouvertes et gratuites au public. Pour découvrir la liste des films ainsi que leurs dates, heures et lieux, veuillez consulter leur site web.

Points à retenir

  • Le film The Social Network célèbre ses dix ans et continue d’émouvoir un large public avec son exploration des origines de Facebook.
  • Le court-métrage éducatif Basic Computer Terms préfigure les enjeux autour de l’informatique, rendant accessible une thématique souvent complexe.
  • La projection a eu lieu dans le cadre d’une série qui met en avant les classiques du cinéma, avec des styles variés et un aspect interactif lié à une exposition.
  • La série de films souligne l’importance de conserver et de redécouvrir des œuvres cinématographiques, illustrant leur rôle dans la compréhension des évolutions sociétales.

Le succès de The Social Network soulève des questions essentielles sur notre engagement envers les plateformes sociales d’aujourd’hui. En quoi ces histoires de réussite et d’échecs résonnent-elles avec nous dans notre utilisation quotidienne des réseaux sociaux et du numérique ? Y a-t-il des leçons à tirer pour nos interactions futures dans un monde de plus en plus digitalisé ?


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4 thoughts on “Projection de Drame Métavers : Traces Mystérieuses”
  1. Quel film captivant ! The Social Network nous rappelle comment une simple idée a façonné nos vies numériques. Bravo à l’équipe du Yale Film Archive pour cette belle projection !

  2. Il est fascinant de voir comment The Social Network continue de résonner aujourd’hui. Les enjeux d’interactions numériques soulevés sont toujours d’actualité et méritent réflexion.

  3. Sandrine, j’adore la manière dont tu explores l’impact de The Social Network. Ce film reste une œuvre d’art à chaque visionnage, tout comme les relations dans notre monde digital.

  4. Sandrine, j’adore comment tu évoques les subtilités de ‘The Social Network’. C’est un chef-d’œuvre qui continue d’inspirer réflexions et discussions sur notre ère numérique!

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