Amazon a annoncé un investissement de 200 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle et la robotique pour cette année, poursuivant ainsi la tendance des grandes entreprises technologiques à s’engager massivement dans la course à l’IA.
Cette annonce intervient juste après que le Washington Post, dont le propriétaire est Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, a indiqué qu’il allait réduire ses effectifs d’environ un tiers.
Jeudi, Amazon a également dévoilé un chiffre d’affaires de 213 milliards de dollars. Les résultats du quatrième trimestre de ce géant du commerce électronique et de l’informatique en nuage ont légèrement sous-performé par rapport aux attentes de Wall Street, malgré une croissance des ventes significative.
Le PDG d’Amazon, Andy Jassy, a précisé dans un communiqué que les dépenses en capital passeront de 125 milliards de dollars l’année précédente à 200 milliards de dollars cette année. Les analystes de Wall Street avaient prévu une augmentation plus modeste, à environ 147 milliards de dollars, selon FactSet.
« Avec une demande si forte pour nos offres existantes et des opportunités comme l’IA, les puces, la robotique et les satellites en orbite basse, nous nous attendons à investir environ 200 milliards de dollars dans nos dépenses en capital d’ici 2026, tout en anticipant un fort retour sur l’investissement », a déclaré Jassy.
Cette annonce d’Amazon témoigne d’une confiance continue des géants de l’informatique dans leurs investissements en matière d’IA. Amazon, Microsoft, Google (Alphabet) et Meta sont ainsi attendus au total avec plus de 630 milliards de dollars d’investissements prévus cette année dans ce domaine.
Le chiffre d’affaires d’Amazon a augmenté de 14 % pour atteindre 213,4 milliards de dollars au quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2025, contre 187,8 milliards de dollars l’année précédente. Pour cette période de trois mois se terminant le 31 décembre, la société a annoncé un bénéfice net de 21,2 milliards de dollars, soit 1,95 dollar par action, contre 20 milliards de dollars ou 1,86 dollar par action l’année précédente.
Les analystes s’attendaient à un bénéfice par action de 1,97 dollar sur des ventes de 211,4 milliards de dollars, selon un sondage de FactSet. Amazon a également enregistré la croissance la plus rapide de son secteur des services informatiques en nuage, Amazon Web Services (AWS), avec un chiffre d’affaires en hausse de 24 % à 35,6 milliards de dollars. Les revenus publicitaires ont progressé de 22 %, selon un communiqué.
Jeff Bezos, propriétaire du Post et président exécutif du conseil d’administration d’Amazon, a occupé le poste de PDG de la société pendant presque trois décennies avant de passer en 2021 à son rôle actuel. Il a acquis le Washington Post pour 250 millions de dollars en 2013. Les actions d’Amazon représentent la majorité de sa fortune nette, estimée par Forbes à 235 milliards de dollars, après une baisse de 9 milliards de dollars, soit 3,7 %, suite à des résultats financiers décevants. Les actions ont chuté de près de 9 % dans les transactions après la clôture.
« Les aspirations de cette organisation de presse sont diminuées », a déclaré Marty Baron, ancien rédacteur en chef du Post, qui a remporté 11 prix Pulitzer. « Je crains qu’il ne s’agisse d’un cercle vicieux, mais j’espère qu’il ne le sera pas. »
Points à retenir
- Amazon augmente ses investissements en capital d’un montant record, atteignant 200 milliards de dollars pour 2023.
- Les résultats d’Amazon pour le quatrième trimestre ont légèrement déçu les analystes.
- La croissance des services cloud d’Amazon s’accélère, atteignant des niveaux inégalés depuis plus de trois ans.
- Les géants de la technologie continuent de miser sur l’IA, avec des investissements cumulés prévus dépassant 630 milliards de dollars cette année.
- Le Washington Post connaît des difficultés financières malgré l’assistance de son propriétaire, Jeff Bezos.
En observant ces évolutions, je ne peux m’empêcher de me demander où se situent les limites de cette course effrénée à l’innovation. Ces investissements colossaux sont-ils réellement soutenables à long terme, ou risquent-ils d’entraîner des conséquences néfastes tant sur le plan économique que social ? La technologie, bien qu’elle offre d’immenses possibilités, pose également des enjeux éthiques et sociétaux que nous devons impérativement considérer. Quel avenir voulons-nous construire ensemble ?
