Le 70ème Congrès National des Ingénieurs, qui s’est tenu à Trieste du 23 au 25 septembre, a mis en lumière les “Nouvelles frontières, nouvelles responsabilités”. Cet événement a marqué la première participation officielle du nouveau Conseil de l’Ordre des Ingénieurs de la province de Sondrio, avec à sa tête le président Luca Gadola, le secrétaire Stefano Mandelli et le conseiller Claudio Zubiani.
Les discussions se sont particulièrement focalisées sur l’intelligence artificielle et son impact sur le processus de conception, le travail et la prise de décision, mais aussi sur la rénovation énergétique des bâtiments, la régénération urbaine, la sécurité territoriale et la transition numérique.
Ce congrès a permis d’explorer non seulement les transformations technologiques, mais aussi le rôle crucial que l’ingénierie doit jouer dans notre société. Ce thème est d’une grande importance pour le nouveau Conseil de Sondrio, dont le programme est inspiré par l’idée d'”ingénierie et humanisme”.
Gadola : “Un tournant historique”
Le président Gadola a déclaré : “Nous sommes à un tournant historique pour la profession d’ingénieur, qui ne peut plus se limiter à un rôle strictement technique ou spécialisé”.
Parmi les interventions marquantes, le théologien Vito Mancuso a présenté une leçon magistrale intitulée “Humains, encore. Liberté et responsabilité à l’ère de l’IA”, tandis que le physicien Federico Faggin a traité de “L’intelligence humaine confrontée à l’intelligence artificielle”.
Selon les débats, l’adoption généralisée de l’intelligence artificielle soulève des questions techniques, réglementaires et éthiques, appelant ainsi les ingénieurs à devenir les garants de la qualité et de la fiabilité des systèmes.
Une attention particulière a été accordée à la gouvernance de l’IA, surtout dans les secteurs où les nouvelles technologies peuvent impacter la sécurité des personnes et des infrastructures. L’objectif est de définir des limites claires à l’usage des outils d’intelligence artificielle tout en tirant parti des opportunités offertes par l’innovation.
Le congrès a également évoqué la situation économique du secteur. L’ingénierie affiche une activité supérieure à celle d’avant la pandémie et, après une phase de forte croissance, semble se diriger vers une stabilisation. La demande pour des compétences techniques reste élevée, alors que le marché peine à les satisfaire, notamment dans le cadre de la transformation numérique et technologique du pays.
Enfin, à l’approche des décrets d’application de la nouvelle loi sur les professions adoptée en juillet, le congrès a souligné l’importance de moderniser le système professionnel et de valoriser les compétences spécifiques des ingénieurs.
“Dans un contexte où l’IA et les nouvelles technologies transforment rapidement notre travail, la responsabilité professionnelle et la qualité des compétences deviennent de plus en plus essentielles”, a conclu Gadola.
Points à retenir
- Le congrès a abordé des sujets d’actualité tels que l’intelligence artificielle et son rôle en ingénierie.
- L’importance de l’éthique et de la réglementation dans l’adoption de nouvelles technologies a été soulignée.
- La demande de spécialistes techniques demeure élevée, surtout dans un contexte post-pandémique.
- La gouvernance de l’intelligence artificielle est cruciale pour assurer la sécurité des infrastructures.
- Les compétences des ingénieurs devraient être valorisées et adaptées aux évolutions du secteur.
Il est fascinant de constater comment l’évolution technologique, en particulier l’intelligence artificielle, redéfinit la profession d’ingénieur et son impact dans notre société. En tant que passionné par ces changements, je me demande : comment pouvons-nous, en tant qu’acteurs du changement, orienter cette transformation vers des applications bénéfiques pour tous ? Le débat est ouvert, et j’invite chacun à réfléchir à ce sujet.
