jeu. Juin 25th, 2026

Inspiré par ce travail, Ivan Maksymov, chercheur à l’Institut des futures en intelligence artificielle et en cybersécurité de l’Université Charles Sturt à Bathurst, en Australie, a développé un modèle alliant physique quantique et intelligence artificielle (IA). Son objectif était de simuler notre perception de la Necker cube ainsi qu’une illusion similaire, le vase de Rubin, où l’on voit soit un vase, soit deux visages en profil. Il a conçu un réseau de neurones profond capable de traiter l’information à l’aide d’un phénomène appelé tunneling quantique. Ce système a ensuite été formé pour reconnaître ces deux illusions.

Lorsqu’une des illusions était soumise au système, il générait l’une des deux interprétations. Maksymov a découvert que l’IA alternait régulièrement entre les deux perceptions au fil du temps, de manière similaire à ce que font les humains. Les intervalles de temps entre ces changements étaient également comparables.

« C’est assez proche de ce que les gens voient dans les tests », mentionne-t-il.

« C’est un domaine de recherche étroit mais important, car les humains aspirent à explorer l’espace » – Ivan Maksymov

Maksymov considère que cela ne prouve pas que notre cerveau possède des propriétés quantiques, bien que ce soit un sujet de recherche actif. Au lieu de cela, il estime que certains aspects de la pensée humaine, tels que nos prises de décision, peuvent être mieux modélisés en utilisant la théorie quantique, à la base d’un domaine appelé cognition quantique. Avec les illusions, notre cerveau choisit dynamiquement une version ou l’autre, par exemple.

Points à retenir

  • Ivan Maksymov explore le lien entre la physique quantique et l’IA.
  • Le modèle développe une nouvelle approche pour comprendre les illusions visuelles.
  • Le phénomène de tunneling quantique joue un rôle clé dans le traitement de l’information.
  • Maksymov estime que la théorie quantique pourrait éclairer certains processus décisionnels humains.
  • La recherche pourrait avoir des applications significatives dans l’exploration spatiale.

Il est fascinant de voir comment la science continue de redéfinir notre compréhension du fonctionnement du cerveau humain. À travers des modèles comme celui de Maksymov, on commence à envisager des ponts entre des domaines apparemment éloignés tels que la physique et la cognition. Se pourrait-il que l’étude de ces illusions visuelles nous permette de mieux saisir les subtilités de notre esprit ? C’est un sujet qui mérite réflexion et discussion, surtout à une époque où la fusion de la technologie et de la science devient de plus en plus essentielle.


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