Une coalition de 18 éditeurs japonais a annoncé son intention de lutter plus fermement contre les violations des droits d’auteur. Voici un aperçu des enjeux.
Action contre les atteintes aux droits d’auteur
Ce regroupement a été catalysé par le lancement de Sora 2, un outil d’intelligence artificielle développé par OpenAI pour la création automatique de vidéos, en octobre 2025. Cette application utilise des œuvres protégées par le droit d’auteur pour son apprentissage, ce qui permettrait aux contenus générés de ressembler étroitement aux originaux.
Les éditeurs impliqués comprennent Akita Shoten, Ichijinsha, Shogakukan, Ohzora Publishing, Nihon Bungeisha, Kadokawa, Coamix, Kodansha, Shonengahosha, Shinchosha, Square Enix, Takeshobo, TO Books, Hakusensha, Futabasha, Houbunsha, LEED Publishing et l’Association japonaise des mangakas.
Ils critiquent notamment le fait que Sora 2 fonctionne sur un système de retrait par défaut, ce qui signifie que les œuvres peuvent être utilisées automatiquement à moins qu’une demande explicite de retrait ne soit faite par l’entreprise.

Collaboration avec CODA
Pour remédier à cette situation, les éditeurs se sont associés à la Content Overseas Distribution Association (CODA), non seulement pour entreprendre des actions en justice, mais aussi pour encourager le gouvernement japonais à adopter de nouvelles lois garantissant la protection des contenus à l’ère de l’intelligence artificielle.
Ils prévoient également de travailler activement avec toutes les parties concernées, y compris les autorités gouvernementales et d’autres titulaires de droits, pour faire face à ce qu’ils considèrent comme des “violations systématiques des droits d’auteur”.
Malgré cela, ils demeurent ouverts à l’intelligence artificielle, soutenant la “développement de l’IA générative” et l’idée de créer une “société où plus de personnes peuvent profiter de l’acte créatif”, mais pas au détriment des auteurs.
Ils aspirent ainsi à un équilibre entre innovation technologique et préservation des créations culturelles, tout en s’efforçant d’instaurer un environnement “équitable, transparent et durable”.

Trois principes fondamentaux proposés
Dans ce contexte, les éditeurs ont établi trois principes que, selon eux, les opérateurs de systèmes d’IA devraient suivre à l’avenir :
- Passer à un système d’opt-in, où les entreprises d’IA doivent obtenir une autorisation avant d’utiliser des œuvres protégées pour leur apprentissage.
- Assurer la transparence de toutes les données d’apprentissage pour faciliter la vérification des violations.
- Prévoir une rémunération adéquate pour les auteurs lorsque leur œuvre est utilisée.
La CODA a déjà adressé une demande officielle à OpenAI au nom de ses membres, dont Aniplex, Ghibli et Toei, en soulignant que “aucun système existant ne peut exonérer de responsabilité en matière de violations des droits d’auteur”.
Il reste à voir comment cette problématique évoluera et si OpenAI répondra aux accusations.
Points à retenir
- Coalition d’éditeurs japonais contre les violations des droits d’auteur.
- Utilisation controversée d’outils d’IA pour la génération de contenus.
- Appel à l’adoption d’une législation renforcée pour protéger les droits d’auteur.
- Établissement de principes pour encadrer l’utilisation d’œuvres protégées par l’IA.
- Collaboration entre éditeurs, gouvernement et autres acteurs du secteur.
En tant qu’observateur engagé de l’évolution de la création numérique, je me demande comment l’industrie pourra naviguer entre les avancées technologiques et le respect des droits des créateurs. La question de la propriété intellectuelle dans le contexte de l’IA ne cesse d’évoluer et mérite une réflexion approfondie. Quelles solutions trouverons-nous pour garantir la créativité tout en protégeant les auteurs ?
