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La tendance des "desinfluenceurs" : Repenser notre consommation

En 2019, Diana Wiebe, alors plongée dans les réseaux sociaux, a découvert une influenceuse vantant les mérites de rouleaux capillaires sans chaleur. "C’étaient des rouleaux que l’on pouvait porter toute la nuit, avec la promesse de se réveiller avec de magnifiques boucles", confie-t-elle. Ce fut l’un des nombreux produits qu’elle a été influencée à acheter sur TikTok. Cependant, comme beaucoup d’autres, elle a rapidement pris conscience de son absence de nécessité.

"Je dois avouer que ces rouleaux ont perturbé mon sommeil et je ne les ai utilisés qu’une seule nuit", explique-t-elle. "J’ai des cheveux naturellement ondulés, donc je pense qu’ils m’ont en fait donné trop de boucles."

À l’aube de 2025, Wiebe, aujourd’hui influenceuse, adopte une approche différente. Elle encourage ses abonnés à ne pas céder à l’achat compulsif, cherchant plutôt à "désinfluencer" son audience sur TikTok, où elle compte plus de 200 000 abonnés. Ses vidéos posent des questions telles que : "Avais-tu réellement besoin de ce produit avant qu’on te le propose ?" et rappellent que les achats hebdomadaires de vêtements ne sont pas la norme.

Le phénomène du "haul", qui consiste à partager ses dernières acquisitions, a gagné en popularité avec le hashtag #deinfluencing, qui a dépassé le milliard de vues. Ce mouvement remet en question l’idée de consommation débridée, promouvant des messages comme "la mode rapide ne fait pas de toi une personne élégante" et "le sous-consommation est le nouveau normal".

Changements culturels en perspective

À l’approche de 2025, Wiebe observe un changement dans les mentalités, suggérant que le temps des influenceurs classiques pourrait toucher à sa fin. "Beaucoup de contenus publiés par ces influenceurs semblent juste destinés à provoquer la colère", précise-t-elle, évoquant la tendance sur Internet à générer des réactions émotionnelles pour augmenter l’audience.

Alors que TikTok se révèle être la plateforme de choix pour les influenceurs, ses perspectives d’avenir, notamment aux États-Unis, soulèvent des inquiétudes. Wiebe souligne que le type d’influence observé sur cette application est unique et pourrait différer des autres réseaux comme Instagram.

Elle attribue ce changement à une prise de conscience croissante des vraies intentions des influenceurs, réalisant à quel point ces contenus constituent surtout de la publicité déguisée.

Un ami parmi tant d’autres

"Quand j’ai commencé à voir plus d’annonces sur mon feed TikTok, j’ai réfléchi à tout ce que j’ai acheté ces dernières années à cause des influenceurs", admet-elle. "Cela m’a frappé de comprendre que tout cela n’était que publicité."

Wiebe, bien que majoritairement confrontée à des retours positifs – avec des commentaires allant jusqu’à "J’avais besoin d’entendre ça aujourd’hui" – doit aussi gérer des critiques. Certains s’interrogent sur son désir d’interférer dans les habitudes d’achat d’autrui.

Son message n’est pas de prôner un style de vie d’abstinence d’achat, mais plutôt de promouvoir un acte de consommation réfléchi. Cela contraste avec le slogan typique des influenceurs qui incitent à "courir pour acheter" le dernier produit.

Une approche plus consciente

Christina Mychaskiw, une autre fervente adepte de ce mouvement, souhaite aider les gens à vivre de manière plus consciente. En partageant son expérience sur ses plateformes, elle raconte comment elle faisait face à une dette massive de 120 000 dollars canadiens tout en continuant à acheter.

Aujourd’hui, Mychaskiw partage son parcours à travers un podcast qui aborde la lutte contre la pression de l’achat. "Les gens ne reconnaissent plus la valeur de ce qu’ils achètent. Les promesses des produits dépassent souvent la réalité", déplore-t-elle.

Son propre chemin l’a conduite à un équilibre, où elle s’accorde des plaisirs tout en gardant à l’esprit l’importance de vérifier son armoire avant de faire des achats.

Bon à savoir

  • La tendance des "desinfluenceurs" vise à réduire la consommation impulsive et encourager la réflexion sur nos achats.
  • Les hashtags comme #deinfluencing gagnent en visibilité sur les réseaux sociaux, sollicitant une consommation plus responsable.
  • De plus en plus d’influenceurs adoptent des messages de sensibilisation face à la mode rapide et à ses conséquences environnementales.

Dans ce contexte, il semble pertinent de se questionner sur nos propres habitudes de consommation. Sommes-nous victimes d’un cycle de surconsommation entretenu par les réseaux sociaux ? Un retour à des achats adaptés à nos besoins réels pourrait non seulement alléger notre budget, mais aussi préserver notre planète. Quelle place accordons-nous à la durabilité dans notre quotidien ?


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3 thoughts on “Le mouvement “desinfluencer” : une révolution contre la surconsommation !”
  1. Hervina Voahirana, cet article est rafraîchissant ! J’adore l’idée de désinfluencer. Cela résonne tellement avec le besoin de ralentir et réfléchir avant d’acheter. Bravo !

  2. Hervina Voahirana, cet article m’inspire vraiment à repenser ma consommation. La tendance des desinfluenceurs est un vent de fraîcheur qui mérite d’être exploré davantage!

  3. Cette tendance des desinfluenceurs est vraiment intéressante. Elle nous pousse à réfléchir sur nos achats et à consommer de manière plus responsable, c’est essentiel pour notre planète.

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