Des étudiants de l’Université de Chittagong (CU) accusent une page Facebook nommée “Crush and Confession” d’exercer du harcèlement en ligne à l’encontre des étudiantes. Ces accusations ont conduit à un rassemblement organisé par le BRF Youth Club, qui a eu lieu samedi à 12h30 sur le Buddijibi Chattar de l’université, où les étudiants ont exigé justice pour les victimes.
D’après les étudiants, cette page publie des photos d’étudiantes sans leur consentement, souvent accompagnées de remarques humoristiques ou dégradantes, créant ainsi des situations embarrassantes pour les personnes mises en avant.
Antor Safiullah, président de la section CU du BRF Youth Club, a déclaré : “Prendre des photos personnelles sans consentement viole les droits à la vie privée et constitue une infraction légale. Bien que chacun ait la liberté d’exprimer ses sentiments, cette liberté ne doit pas empiéter sur l’espace personnel des autres ni s’en moquer. Ces pages ne se contentent pas de harceler nos camarades féminines, elles encouragent également l’obscénité.”
Nawshin Nawal Fatima, étudiante en sociologie, a commenté : “Les pages de Crush and Confession sont des plateformes d’activités criminelles. Ceux qui créent ce contenu et ceux qui le facilitent sont également responsables. Sur le campus et dans les bus de navette, certaines personnes se livrent fréquemment à ce comportement offensant. Il est acceptable d’exprimer ses sentiments, mais prendre anonymement des photos de manière aléatoire pour harceler les autres est inacceptable. Si quelques individus conscients tentent de décourager ce comportement, d’autres, sans vergogne, taguent les victimes et ajoutent des commentaires inappropriés.”
Sakib Ahmed, étudiant à l’Institut de l’Éducation et de la Recherche, a souligné : “Ces pages portent atteinte à la liberté personnelle et créent un sentiment d’insécurité, surtout pour les étudiantes issues de milieux ruraux.”
Les étudiants manifestants ont appelé à des mesures strictes contre de telles activités afin d’assurer un environnement sûr et respectueux pour tous.
Points à retenir
- Les pages en ligne comme “Crush and Confession” soulèvent des questions éthiques sur la vie privée et le consentement.
- Les témoignages d’étudiants mettent en lumière un climat de peur et d’insécurité, en particulier pour les femmes.
- Un dialogue est nécessaire pour sensibiliser l’ensemble de la communauté universitaire sur les conséquences du harcèlement en ligne.
La situation actuelle souligne l’importance du respect mutuel et de la protection des personnes vulnérables dans les espaces numériques. Comment la communauté peut-elle travailler ensemble pour promouvoir un environnement plus sain et respectueux ?