
Delozier
Un homme d’Altoona a été appréhendé mercredi matin après avoir prétendument divulgué des informations personnelles de deux individus sur Facebook et encouragé ses milliers de suiveurs à les dévaliser.
Randolph Delozier, 62 ans, a été mis en examen par la juge magistrale Paula M. Aigner, face à des accusations de vol à main armée, d’effraction et de vol, ainsi que deux chefs de mise en danger imprudente et de harcèlement. N’ayant pas pu régler 10 % d’une caution de 75 000 dollars, Delozier a été placé en détention à la prison du comté de Blair.
Les accusations contre Delozier ont été formulées après que deux personnes aient contacté la police d’Altoona, mercredi, pour signaler qu’il les avait exposées à un acte de vol, comme l’indique l’affidavit de cause probable.
Le rapport de police indique que Delozier a publié un message sur sa page Bedford County Free Press, appelée BCFP Reality News, qui compte environ 33 000 abonnés. Dans ce post, il a identifié la page personnelle de la victime et a écrit que celle-ci « n’était pas très futée… elle ne met pas son argent dans un coffre-fort » tout en précisant que la victime portait environ 20 000 dollars sur elle.
Delozier a adressé à ses abonnés le message suivant : « Avec toute la criminalité qui sévit, quelqu’un aimerait 20 000 dollars » et a ajouté « jouons à un jeu… qui le veut vraiment ? » Il a ensuite divulgué l’adresse complète de la victime en publiant une photo récente de son domicile. Dans la suite de son message, Delozier a insinué que la victime était un dealer de drogue et que son colocataire était une prostituée, laissant entendre que leur argent avait été obtenu illégalement, ce qui, selon lui, minimiserait les chances d’une enquête policière en cas d’intrusion, selon les documents judiciaires.
Selon les déclarations de la victime aux agents, lui et son colocataire craignaient que quelqu’un ne passe à l’acte en raison du nombre important d’abonnés de Delozier et le caractère public de sa page.
Les policiers se sont rendus au domicile de Delozier, situé dans le bloc 200 de la rue South Second, où ils l’ont appréhendé sans incident. Ils ont noté que Delozier a fait une déclaration au moment de son arrestation, feignant d’ignorer la raison de leur présence, selon l’affidavit.
Delozier a remis son code d’accès pour son téléphone portable, lequel a été saisi en prévision d’un mandat de perquisition. Une demande de préservation de la page BCFP Reality News a été faite auprès de Facebook, avec une demande pour supprimer le post incriminé. Un mandat de perquisition pour le compte Facebook devrait aussi être demandé, indique le rapport.
Delozier est convoqué à une audience préliminaire devant le juge magistral Daniel C. DeAntonio le 19 février.
Points à retenir
- Randolph Delozier a été arrêté après avoir incité ses abonnés à commettre un vol.
- Il fait face à plusieurs accusations, dont le vol et l’effraction.
- La police a été alertée par les victimes qui craignaient pour leur sécurité.
- Delozier a utilisé sa plateforme sur Facebook pour orchestrer ces actes.
- La sécurité sur les réseaux sociaux demeure une préoccupation croissante.
En somme, cette affaire soulève des questions importantes sur la responsabilité individuelle sur les réseaux sociaux et les conséquences potentielles des messages diffusés en ligne. À quel point les plateformes devraient-elles intervenir dans de telles situations, et quelles mesures devraient être prises pour protéger les individus exposés à des menaces sur ces espaces ?
C’est vraiment alarmant de voir comment des personnes peuvent utiliser les réseaux sociaux pour inciter à la violence. Les plateformes doivent agir plus efficacement pour protéger les utilisateurs.