mer. Juin 24th, 2026

Jeudi, les actions des géants technologiques Meta et Microsoft ont connu un bond spectaculaire, ajoutant ensemble près de 400 milliards de dollars à leur capitalisation boursière.

À elles deux, ces entreprises valaient plus que JPMorgan Chase, la plus grande banque américaine, ou que Walmart, le plus grand distributeur du pays, et ce, plus de sept fois.

Microsoft a même franchi brièvement la barre des 4 000 milliards de dollars, devenant la deuxième société au monde à atteindre cette valeur, après Nvidia. En clôture, la capitalisation est toutefois redescendue à 3 970 milliards de dollars.

Quant à Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, elle est proche de dépasser les 2 000 milliards de dollars, ses actions ayant progressé de plus de 11 %, tandis que celles de Microsoft ont gagné environ 5 %.

Cette envolée boursière s’explique en partie par des résultats financiers supérieurs aux attentes, stimulés par la révolution de l’intelligence artificielle. Depuis la précédente séance, Meta et Microsoft ont chacun vu leur valeur grimper de 200 milliards.

Microsoft a ainsi annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 18 % sur le dernier trimestre, atteignant 76 milliards de dollars, et prévoit d’investir plus de 30 milliards dans les trois prochains mois, principalement pour renforcer ses services cloud, indispensables à l’essor de l’IA.

Meta a pour sa part enregistré une croissance de 22 % de son chiffre d’affaires, frôlant les 50 milliards de dollars. La plateforme compte désormais près de 3,5 milliards d’utilisateurs quotidiens. Les dépenses prévues pour 2025 s’élèvent entre 114 et 118 milliards, avec un accent particulier sur l’intelligence artificielle et sur ses nombreux centres de données à travers le monde.

Les investisseurs attendent avec impatience les résultats d’Amazon, autre poids lourd de l’IA, qui doivent être publiés jeudi après-midi. L’entreprise pèse actuellement près de 2 500 milliards de dollars, ses actions gagnant environ 2 % dans la journée, portées par l’espoir de résultats exceptionnels.

Depuis le début de l’année, Nvidia a vu ses actions grimper de 30 %, Microsoft de 27 %, tandis que Meta profite également de cet élan avec une hausse de 32 % liée à l’IA.

À l’inverse, Apple, pionnière des valeurs technologiques en franchissant successivement les seuils du billion, deux billions puis trois billions de dollars, connaît un recul cette année. La valeur de ses actions a chuté de 18 %, alors que les analystes expriment des doutes sur ses ambitions en matière d’intelligence artificielle, jugées moins audacieuses que celles de ses concurrents, notamment OpenAI et Microsoft. Apple préfère souvent observer avant d’agir sur les nouvelles technologies.

Alphabet, autre géant de la tech et rival dans le secteur de l’IA, affiche une progression bien plus modérée, avec seulement 1,5 % de hausse annuelle. Son service cloud, le troisième en importance après Amazon et Microsoft, est mis à mal par les inquiétudes autour d’une possible baisse de l’usage de son moteur de recherche Google, dont la place est contestée par les chatbots comme ChatGPT.

Dernière anecdote : un cadre d’Apple, interrogé lors d’un procès antitrust opposant Google à l’UE, a confirmé que les recherches via le navigateur Safari ont accusé une baisse pour la première fois en avril. Google continue néanmoins d’affirmer une croissance globale du nombre de requêtes sur son moteur.

Pour finir, rappelons que la capitalisation totale des entreprises cotées au sein de l’Union européenne atteignait fin 2023 environ 12 500 milliards de dollars. Les quatre mastodontes américains Apple, Alphabet, Meta et Microsoft cumulent aujourd’hui une valeur combinée un peu inférieure, à 11 400 milliards.

Points à retenir

  • Meta et Microsoft donnent un sacré coup de boost à la Bourse, avec des progressions boursières qui feraient pâlir n’importe quel footballeur blessé.
  • Microsoft a presque touché le plafond des 4 000 milliards, un chiffre tellement énorme qu’on peine à visualiser, mais ça nous donne une idée de l’empire qu’ils sont en train de bâtir, surtout avec leur obsession du cloud et de l’IA.
  • Meta, avec ses milliards d’utilisateurs, mise gros sur l’intelligence artificielle et ses data centers, ce qui au passage explique pourquoi ils dépensent autant — c’est un jackpot qui nécessite une machine bien huilée.
  • Amazon joue les retardataires qui ne veulent surtout pas rater la fête, et on attend de voir si ses chiffres vont suivre le rythme effréné imposé par les deux autres géants.
  • En revanche, Apple semble moins motivée pour marcher sur l’IA, préférant regarder le spectacle tranquillement depuis la loge — stratégie à long terme, ou risque de rester à la traîne ?
  • Alphabet, quant à lui, marche à pas comptés, aussi prudent qu’un chat face à un chien gargantuesque. Le moteur de recherche est-il sur le déclin ? ChatGPT pourrait bien avoir la réponse.
  • Pour finir, les entreprises européennes, malgré leur taille respectable, sont encore à la traîne face à cette superbe armée américaine qui pèse presque autant que tout le continent assemblé.

En somme, tandis que les majors américaines se livrent à une course effrénée alimentée par l’IA, on peut se demander si cette bulle technologique n’est pas en train de transformer la Bourse en un gigantesque terrain de jeu pour milliardaires affûtant leurs algorithmes. Moi, j’attends la suite avec un pop-corn bien frais, en espérant que personne ne se prenne trop les pieds dans le câble de fibre optique.


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