Un message posté par Doris L. Shipman sur la page Facebook communautaire du comté évoque l’existence d’un tueur en série de 40 ans identifié comme Peter Reginald. Selon cette publication, Reginald se rend chez des particuliers, frappe à leur porte, et lorsqu’on lui ouvre, il prétend être sans abri avant d’attaquer les propriétaires une fois à l’intérieur.
“Nous avons rapidement déterminé qu’il s’agissait probablement d’une farce ou d’une escroquerie”, a déclaré le shérif du comté de Greene, Peter Kusminsky, lundi. “Nous croyons qu’il ne s’agit pas d’une personne réelle.”
Kusminsky a affirmé qu’après une enquête sur le nom du prétendu auteur, aucune trace n’a été trouvée pour corroborer les allégations du post.
Le post prétend qu’un individu aurait tué une femme avec un couteau après qu’elle l’ait laissé entrer chez elle, et qu’il aurait précédemment volé un minivan à une personne âgée, selon les accusations évoquées dans la publication frauduleuse.
“C’est clairement pour susciter l’inquiétude du public,” a ajouté Kusminsky lundi. “C’est une personne ou un groupe mal avisé qui cherche à créer la panique, et ce n’est pas la première fois que cela se produit.”
Au cours de l’année écoulée, d’autres tentatives d’escroquerie ont eu lieu sur Facebook, mais pas de la même source. L’un des fraudes était liée à une personne disparue et une autre à un chien perdu, a précisé le shérif.
“Le souci avec Internet, c’est qu’il n’y a pas de moyen de remonter à la source,” a-t-il souligné. “Le nom pourrait être inventé par n’importe qui.”
Le bureau du shérif collabore avec des enquêteurs du Centre de renseignement du gouvernement de l’État et du Centre d’analyse criminelle d’Albany.
Shipman a publié de nombreuses fois sur la page Facebook de la communauté de Greene County, dont plusieurs concernaient des maisons vacantes à louer. Les commentaires sur ses posts avertissent les lecteurs qu’il pourrait s’agir de scams.
Le 4 janvier, Shipman a fait état de la disparition d’une grand-mère « vue pour la dernière fois dans le #Greene County ». La publication ne fournissait aucune information sur qui contacter si la grand-mère souffrant de démence était retrouvée. Les réponses sur le post contenaient des avertissements indiquant qu’il s’agissait d’une arnaque. Le shérif a confirmé que le post était une fraude.
À ce jour, le bureau du shérif n’a pas reçu d’appels signalant que des personnes seraient tombées dans l’escroquerie, et il est incertain s’il s’agit d’une fraude de phishing car aucun lien n’est associé aux publications, selon Kusminsky.
Ce dernier croit que les responsables des services de renseignement de l’État travaillent à identifier une adresse IP et une adresse physique associées au compte de Shipman. Il n’est pas sûr si l’auteur du post se trouve dans le comté, l’État, ou même le pays.
Points à retenir
- Le shérif a déclaré qu’aucune preuve tangible ne soutient les allégations de l’auteur de la publication.
- De précédentes tentatives d’escroquerie ont été signalées dans le comté, sans lien avec cette publication particulière.
- Le cas met en lumière la difficulté de contrôler les informations virales sur les réseaux sociaux.
- Les autorités collaborent avec des agences d’analyse pour traquer l’origine de ces messages troublants.
Dans un monde où la déformation de l’information est de plus en plus fréquente, cet incident rappelle l’importance d’une vigilance accrue en ligne. Face à l’émergence de fausses nouvelles et d’escroqueries, il devient essentiel de vérifier les sources et de ne pas céder à la panique provoquée par des informations douteuses. Comment, en tant qu’individus, pouvons-nous nous assurer de consommer l’information de manière responsable ?
Il est essentiel de rester vigilant face à ces informations trompeuses. La désinformation peut semer la panique, surtout dans nos communautés où la confiance est cruciale.