Les investigations concernant la virulence de la tempête qui a frappé la province de Valence le 29 octobre 2024, se poursuivent, près d’un an et demi après les faits. Le tribunal d’instruction n° 3 de Catarroja a vu défiler différents météorologues en tant que témoins et experts, apportant leur éclairage sur cet événement. Le jugement rendu par la juge, ce mercredi, continue sur cette voie avec l’audition d’Adrià Revert, président de l’Associació Valenciana de Meteorologia (Avamet). Cette audience vise à déterminer si les agences d’urgence, la Confédération Hydrographique du Júcar (CHJ) et Aemet ont consulté les données en temps réel fournies par les dispositifs de mesure de pluie de cette organisation.
En plus de l’audition de Revert, qui a été demandée par l’accusation populaire CGT après les déclarations de la cheffe de la Météorologie de À Punt, la magistrate a requis plusieurs documents provenant d’Avamet, relative à l’épisode de pluie du 29 octobre. Cela inclut le transfert intégral, en format numérique traitable (CSV, Excel, ou similaire), des données brutes et validées de toutes ses stations de mesure pour cette journée, avec des précisions sur chaque enregistrement, comme l’heure exacte, l’identification de la station, les coordonnées géographiques, et d’autres informations pertinentes sur l’état de transmission.
La juge a également demandé à obtenir des données spécifiques sur les stations situées dans les municipalités de Chiva, Turís, Godelleta, Montserrat, Buñol, Cheste et Loriguilla, ainsi que sur celles qui enregistrent des données des bassins des barrancos du Poyo, Gallego et Horteta. En outre, elle souhaite également le rapport technique de validation des enregistrements pluviométriques du 29 octobre, s’il existe.
La magistrate exige aussi une copie de toutes les communications (emails, rapports, messages, etc.) échangées entre Avamet, Aemet, la CHJ, la Generalitat Valenciana, le 112, les municipalités, universités ou médias au sujet de la tempête, ainsi qu’une copie du communiqué officiel d’Avamet publié après l’événement désastreux, dans lequel l’association mentionne que ses données seraient précieuses pour l’enquête.
Concernant les documents officiels, la juge demande à la Confédération Hydrographique du Júcar d’indiquer si ses techniciens ont pris en compte les données d’Avamet durant la gestion de la tempête, tandis qu’Aemet doit préciser quelles informations provenant des météorologistes valencians ont été utilisées pendant le suivi des pluies. Cette requête est fondée sur le fait que l’entité nationale a cité Avamet comme source des précipitations accumulées dans son rapport officiel sur l’événement.
Enfin, la magistrate s’enquiert auprès des services d’urgence pour savoir s’ils avaient un accès opérationnel aux informations d’Avamet le jour de l’incident, et qui était responsable de la surveillance des sources d’information météorologique accessibles au public durant la gestion de crise.
Points à retenir
- L’importance des données météorologiques dans la gestion des crises.
- La nécessité de vérifier la coordination entre les différentes agences au moment d’événements extrêmes.
- Les implications légales de la divulgation des données après un désastre.
- Le rôle des associations comme Avamet dans la fourniture d’informations cruciales.
À travers cette affaire, il est fascinant de constater à quel point le traitement des données météorologiques peut influencer la réponse face à une catastrophe. Cela nous amène à réfléchir sur l’importance cruciale d’une collaboration transparente entre les institutions pour mieux anticiper et gérer de tels événements à l’avenir. L’enjeu n’est pas seulement la consigne de données, mais aussi la manière dont ces informations sont interprétées et utilisées pour protéger nos communautés. Quelles ressources devrions-nous prioriser pour garantir une réponse efficace lors de futures tempêtes ?
