dim. Juin 14th, 2026
Un groupe de suricates observe la caméra
Les suricates sont des animaux très sociaux, vivant en grandes colonies.

Des chercheurs britanniques ont étudié l’engagement des différentes espèces animales dans des relations de couple tout au long de leur vie. Leur conclusion indique que, en matière de monogamie, les humains présentent des caractéristiques similaires aux suricates.

Il est intéressant de noter que Homo sapiens partagent davantage de traits avec ces membres de la famille des mangoustes qu’avec leurs plus proches parents, les primates.

Le taux de monogamie chez les humains, c’est-à-dire la probabilité qu’un individu demeure fidèle à son partenaire, est de 66 %. Pour les suricates, ce chiffre est de 60 %, alors que chez les primates, il est significativement plus bas : seulement 6 % chez les gorilles de montagne et 4 % chez les chimpanzés.

Un autre animal fidèle à un partenaire tout au long de sa vie est le castor, affichant un taux de monogamie de 73 %.

Un petit chimpanzé accroché au dos de sa mère
Les chimpanzés établissent des liens sociaux solides, mais diffèrent des relations humaines.

Comment l’étude a été réalisée ?

M. Mark Dyble de l’Université de Cambridge, un des auteurs de l’étude, a étudié plusieurs générations de 30 espèces animales pour établir un classement de la monogamie. Il a analysé combien d’individus étaient des frères et sœurs directs et déterminé la proportion de demi-frères et demi-sœurs dans une génération donnée.

« Concernant la monogamie, il existe une sorte de ligue supérieure dont les humains font pleinement partie. En revanche, la majorité des autres mammifères adoptent une approche bien moins stable en matière d’accouplement », explique Dyble.

Il souligne que, bien que le nombre de frères et sœurs consanguins soit similaire à celui des suricates ou des castors, les systèmes sociaux humains sont très distincts. « Nous vivons dans des groupes sociaux comportant de nombreux hommes et femmes, d’où émergent des unités monogames, des unités qui coexistent », ajoute-t-il.

Dans le monde animal, les relations monogames présentent des avantages. Les parents cohabitent au moins durant la saison de reproduction pour s’occuper ensemble de leur progéniture et défendre leur territoire contre les concurrents.

Le Californian Hamster se distingue par son engagement exceptionnel dans les relations à long terme, affichant un taux de monogamie de 100 %. En revanche, les moutons de l’île de Soay en Écosse se retrouvent au bas du classement avec seulement 0,6 % de frères et sœurs en commun.

Keith Opie de l’Université de Bristol, bien qu’il ne participe pas à cette étude, estime que ces conclusions offrent une meilleure compréhension de l’apparition de la monogamie chez l’être humain. « Cette recherche éclaire notre nature monogame, examinant notre histoire et notre territoire, tout en montrant des similitudes avec les chimpanzés ou les babouins, tout en ayant pris une direction différente dans le choix des partenaires », conclut-il.

Points à retenir

  • Les humains affichent un taux de monogamie de 66 %, similaire à celui des suricates (60 %).
  • Les gorilles de montagne et les chimpanzés ont des taux de fidélité très bas (6 % et 4 % respectivement).
  • Les castors montrent une fidélité légèrement plus élevée avec 73 %.
  • Les structures sociales humaines sont distinctes, comportant des groupes mixtes où des unités monogames coexistent.
  • Les relations monogames dans le règne animal favorisent la protection et l’éducation des jeunes.

En tant qu’observateur de la nature humaine, je ne peux m’empêcher d’être fasciné par les parallèles que nous traçons avec notre environnement animal. En examinant ces liens, je me demande comment notre compréhension de la monogamie évolue. Qu’est-ce que cela signifie vraiment pour nous ? Alors que nous naviguons dans nos propres relations, cette dynamique avec le règne animal pourrait-elle éclairer notre manière d’appréhender l’amour et l’engagement ? C’est un sujet qui mérite réflexion et discussion, car il touche à la fois nos instincts les plus profonds et la culture qui nous entoure.


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