Un rare moment d’intimité pour Keke Rosberg.
Dans un entretien exceptionnel, Keke Rosberg, ancien champion du monde de Formule 1 et père du pilote allemand Nico Rosberg, revient sur sa carrière et évoque ses ennuis de santé actuels.
Il a commencé à percevoir un déclin de sa santé après la pandémie de Covid-19. Lors d’une interview accordée au magazine finlandais Apu, le champion de 1982 confie : « La compréhension du syndrome post-Covid reste très limitée. Beaucoup de personnes en souffrent gravement. »
Il poursuit : « Chez moi aussi, il s’agit d’une complication liée à l’isolement prolongé. Mon énergie s’est considérablement amoindrie. Avant, j’avais une liste de choses à faire. Aujourd’hui, j’ai une liste de tâches que je ne suis plus capable d’accomplir. »
Le syndrome post-Covid désigne la persistance des symptômes plus de quatre semaines après une infection initiale. Keke Rosberg explique aussi avoir récemment consulté un spécialiste, notamment à cause de sa baisse de vue.
Ce franc-parler est inhabituel de la part du Finlandais, qui s’était retiré des médias en 2010, peu après la signature de son fils Nico chez Mercedes.

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En tant que père, il ressentait sur les circuits un sentiment de vide, se limitant à répondre aux questions à propos de son fils. Il confie : « Je ne pouvais plus continuer ainsi. J’ai coupé court à tout et suis devenu un ermite. »
Il ne s’était manifesté publiquement qu’après le titre mondial de Nico, en 2016, en apparaissant dans une interview double sur la chaîne YouTube de son fils. Depuis, plus aucun échange avec les médias, jusqu’à maintenant.
Son plus grand fait d’armes ? « Sans aucun doute, le titre mondial de Nico. Cela représentait un tournant historique pour notre famille. »
Les Rosberg sont ainsi devenus, après les Graham et Damon Hill, la deuxième dynastie dont le père et le fils ont tous deux été champions du monde de Formule 1.
Points à retenir
- Le syndrome post-Covid reste une énigme médicale, même pour un athlète de haut niveau comme Keke Rosberg.
- L’isolement social et la baisse d’énergie consécutifs au Covid renforcent la dimension dramatique des séquelles.
- Se rappeler que même les pilotes de Formule 1 deviennent parfois des reclus post-pandémie – la vitesse ne fait pas tout.
- Les titres et gloires passés n’empêchent pas les effets bien réels des problèmes de santé à venir, une leçon d’humilité.
- Une dynastie familiale en Formule 1, c’est presque une recette pour les attentes hors norme… avec leur lot de pressions invisibles.
Au final, entendre Keke Rosberg s’exprimer ainsi, c’est comme une piqûre de rappel assez ironique : on admire la vitesse et la victoire, mais au fond, personne n’échappe aux ralentissements imposés par la vie. Parce qu’entre nous, même un champion du monde doit un jour reconnaître qu’il ne pilotera pas éternellement sans pause. Qui aurait cru que la Formule 1 pouvait enseigner la patience ?