Valtteri BottasAndrea Kimi Antonelli. Mais son rôle dépasse les bornes de l’écurie de Toto Wolff : McLaren et Williams ont également un accord qui leur permet de faire appel à ses services lorsqu’ils en ont besoin. Ainsi, c’est McLaren qui, en mars dernier, l’a sollicité pour tester la monoplace 2023 sur le circuit de Barcelone. Dans le podcast ‘Beyond the Grid’, Bottas partage ses impressions au volant : « J’ai clairement ressenti la différence. Je savais que la voiture était toujours performante dans les virages rapides, mais la stabilité qu’elle affichait, notamment dans les deux derniers virages, était d’un autre calibre. »
Alerte à Mercedes
En 2025, Bottas joue un rôle en coulisses, loin des projecteurs. Même s’il reste un élément important, il reconnaît que ce n’est pas là où il voudrait être : « Je suis ici, sans siège de course, non par choix. Je n’ai pas fini avec la Formule 1. J’ai encore beaucoup à offrir. C’est toujours la priorité dans ma vie. » L’arrivée de Cadillac en F1 pourrait être une des pistes pour prolonger sa présence au plus haut niveau.
McLaren a marqué un tournant avec la MCL60, une monoplace qui a relancé l’écurie dans la course vers le sommet, un point que Bottas souligne : « J’ai pris beaucoup de plaisir à piloter cette voiture, en plus avec une excellente équipe. » Deux ans plus tard, la MCL39 domine la compétition, avec Oscar Piastri et Lando Norris régulièrement sur le podium.

Mark Sutton – Formula 1 // Getty Images
Cette saison, Mercedes affiche une belle solidité, mais les trois derniers Grands Prix ont été chiffonnés par des soucis moteur sérieux à Imola, Monaco et Barcelone. Malgré la quatrième place de George Russell en Espagne, l’écurie allemande a dû céder du terrain et se fait dépasser par Ferrari au classement des constructeurs.
Bottas attend 2026 avec impatience
Le principe d’effet de sol talonne sa dernière ligne droite en Formule 1. La FIA chamboule les règles dès la saison prochaine, ce que Valtteri accueille avec enthousiasme : « J’aime bien la direction qu’emprunte la Formule 1 l’année prochaine, avec des voitures un peu plus légères et un peu plus compactes. Je pense que ça sera plus amusant pour tous les pilotes. » Le Finlandais espère retrouver un volant pour goûter pleinement cette nouvelle ère.
Points à retenir
- Bottas joue les coachs et les pilotes polyvalents, un rôle qu’on imagine pas forcément dans sa liste de rêves.
- McLaren mise sur lui et son expérience pour maintenir le cap et cultiver ses jeunes talents.
- Mercedes, malgré son retour en force, traîne encore des casseroles moteur qui plombent ses ambitions.
- La réglementation 2026 promet une petite révolution : voitures plus légères et plus maniables, pour le bonheur des pilotes et des spectateurs – enfin, espérons-le.
- L’entrée de Cadillac pourrait bousculer les cartes, offrant à Bottas une porte de sortie royale pour rester dans le paddock.
Quand on regarde la situation, on a un peu l’impression que Bottas est un peu le couteau suisse du paddock : un coup pilote d’essai, un coup mentor, un coup testeur pour plusieurs équipes… Pas sûr qu’il ait signé pour ça, mais au moins il reste dans le game. Et puis, qui sait ? Peut-être que 2026 sera l’année où il retrouvera la tête de la grille, ou au moins un siège digne de ce nom. Après tout, dans ce sport, la patience est aussi une forme de vitesse, non ?