La Fórmula 1 approche de la fin de sa saison 2023. Dans un peu plus d’une semaine, les pilotes se retrouveront à Yas Marina pour clore une série de 24 événements marqués par de nombreux voyages à travers le monde. La question du calendrier de la F1 et des formats de week-end redevient d’actualité, avec un besoin croissant de permettre aux pilotes de profiter de pauses adéquates. Ce débat s’étend également au WRC, où la FIA a récemment commencé à prendre des mesures.
Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère. Max Verstappen a déjà exprimé sa lassitude vis-à-vis d’une carrière prolongée en Formule 1, en grande partie à cause de la pression engendrée par ces week-ends sans répit. Dans le podcast « Securing the Win », il a partagé sa vision des changements qu’il souhaiterait voir introduits lors des week-ends de course :

« Beaucoup moins de courses, uniquement sur les meilleures pistes, éviter les circuits urbains. Un week-end de course de deux jours, un calendrier simplifié avec moins de déplacements. Pas de courses sprint, juste la course principale, car il y a plus d’excitation dans celle-ci. Une séance d’essai, une qualification et une course. » – Max Verstappen
La proposition de Verstappen semble résonner avec Liberty Media, qui envisage une réduction du nombre de séances d’essai pour condenser l’action du week-end. Cependant, leurs visions divergent sur la présence persistante des circuits urbains, allant de Monaco à Las Vegas, ce qui soulève des inquiétudes quant à la compatibilité de cette expansion avec une simplification des week-ends de course.

Le WRC et ses nouvelles régulations
Cette semaine, le Mondial de Rallyes a annoncé, grâce à un vote du Conseil Mondial du Sport Automobile, l’instauration de nouvelles règles pour limiter les jours de compétition des pilotes. Suite à des préoccupations soulevées après le Rallye du Portugal, où les participants avaient un temps de repos insuffisant, des temps de repos obligatoires ont été introduits :
« Le règlement définit des périodes de repos obligatoires, garantissant que les heures de repos total durant le rallye soient égales aux heures de compétition, sauf pour la journée d’ouverture. Les temps de repos quotidiens ne pourront pas être inférieurs à dix heures, incluant au moins une période de douze heures. »

Cette situation fait écho aux propos d’Elfyn Evans, qui soulignait que de nombreux pilotes pourraient limiter leur carrière si les périodes de repos n’étaient pas prises en compte, tout en constatant le peu de temps alloué à la pré-saison malgré un calendrier chargé de 14 événements.

Kalle Rovanperä a lui aussi mis en avant les longueurs excessives des journées de compétitions qui se résument parfois à de très courtes pauses. Il plaide pour des formats de rallyes plus compacts tout en maintenant le kilométrage des trajectoires, afin de ne pas étirer les journées d’une manière peu pratique.
« Oui, le format de la compétition a besoin d’être complètement revu. Bien que les courses longues fassent partie de l’ADN du rallye, cela a également un impact sur l’expérience spectateur. Le week-end de course devrait être plus compact et accessible, ce qui faciliterait le suivi par tous. » – Kalle Rovanperä
Pour l’heure, avec ce nouvel équilibre entre heures de repos et heures de compétition, on espère qu’il y aura un impact positif sur le tracé des courses l’année prochaine. La F1 doit-elle s’en inspirer ?
Points à retenir
- Max Verstappen préconise un format de week-end de course de deux jours pour réduire la fatigue des pilotes.
- Liberty Media envisage de condenser l’action au détriment des circuits urbains.
- Le WRC introduit des obligations de repos après des critiques de fatigue excessive.
- Des pilotes comme Elfyn Evans et Kalle Rovanperä soulèvent des préoccupations similaires sur la durabilité des carrières.
- Les changements proposés pourraient révolutionner le public de la F1 et du WRC.
Pensons à l’avenir du sport automobile. Alors que la fatigue des pilotes devient un axe central des discussions, les instances sportives doivent s’adapter pour préserver la passion et l’engagement des athlètes tout en saisissant l’intérêt croissant du public. Comment trouver un équilibre entre spectacle et bien-être des pilotes ? Cette question mérite d’être débattue, car elle pourrait façonner l’avenir de la compétition.