
Le ministre de la Présidence, Khumbudzo Mtshavheni, a confirmé que le projet soutenu par le gouvernement est dirigé par Tom Pearson-Adams, PDG de Kyalami 9 Hours, et viserait à voir ce circuit historique accueillir un Grand Prix à l’avenir.
Cette initiative, l’une des trois propositions soumises à un Comité de pilotage désigné par le gouvernement plus tôt cette année, fait suite à l’approbation par la FIA, en juin dernier, de l’élévation de Kyalami au niveau Grade 1.
Mtshavheni a souligné le soutien du secteur privé pour ce projet, affirmant que celui-ci “contribuera à la création d’emplois et au développement économique” s’il réussit.
Bien que le soutien des investisseurs privés soit solide, l’absence de financement direct du gouvernement est considérée comme un inconvénient notable, avec la Gestion de la Formule 1 insistant sur le fait que l’implication de l’État reste un facteur clé lors de l’évaluation de nouveaux événements.
Le soutien du gouvernement à la candidature de Kyalami en tant qu’option préférée ne garantit pas le retour de la F1, mais offre un léger avantage sur les trois autres propositions concurrentes.
Les critiques pointent du doigt une planification désordonnée et des intérêts conflictuels au sein du pays comme étant des obstacles potentiels.
D’autres propositions sud-africaines, telles que le Grand Prix de Cape Town — qui prévoit d’utiliser un circuit urbain de 5,7 km dans la région de Green Point de la ville — soulèvent également des préoccupations concernant le processus d’appel d’offres.
Igshaan Almay, PDG du projet de Cape Town, a décrit le dépôt de 10 millions de rands (environ 864 000 AUD) et le calendrier serré de soumission comme étant “un processus défaillant”.
L’Afrique reste une priorité élevée pour l’expansion de la F1, bien que plusieurs projets internationaux soient plus avancés.
La Thaïlande vise un lancement en 2028 à Bangkok avec un soutien gouvernemental solide, tandis que le Portugal et la Turquie sont également considérés.
Le Grand Prix d’Espagne existant pourrait être temporairement retiré, et le Grand Prix des États-Unis à Austin approche d’un renouvellement de contrat, ce qui limite les ouvertures pour de nouveaux événements.
Enfin, l’avenir d’Imola dans le calendrier de la F1 reste en discussion.
Le Grand Prix d’Émilie-Romagne a tenu son dernier événement cette année et sera remplacé par Madrid en 2026, bien que le circuit italien soit inscrit comme lieu de réserve.
Des discussions avec les responsables de la F1 pourraient voir Imola revenir en tant qu’événement tournant, avec un potentiel d’alternance avec la Belgique à partir de 2027 et d’accueillir des courses en 2028 et 2030.
Bon à savoir
- Kyalami est connu pour ses défis techniques et ses belles émotions lors des courses.
- Le circuit a déjà subi des rénovations importantes pour répondre aux standards modernes exigés par la FIA.
- Des projets paralleles en Afrique du Sud soulignent un fort potentiel d’engagement de la part des investisseurs privés.
Le débat sur le retour de la F1 en Afrique du Sud soulève des questions cruciales sur la planification et la stratégie à long terme des événements sportifs. Les intérêts économiques doivent-ils primer sur le développement d’infrastructures pour attirer des courses de haut niveau ?
