Dès avant le début de la saison, Carlos Sainz s’est imposé comme l’un des principaux acteurs de cette année en Formule 1. Son départ de Ferrari, entraîné par l’arrivée de Lewis Hamilton, a suscité de vives spéculations sur l’avenir du pilote espagnol. Bien qu’il ait démarré la saison conscient de la nécessité de trouver un nouveau poste pour 2025, sa résilience lui a permis de décrocher deux victoires et d’aider la Scuderia à se battre pour le championnat des constructeurs jusqu’à la dernière course.
“S’adapter pour survivre” en F1
Dire adieu à Maranello avec un titre de Champion du Monde aurait été la conclusion espérée, mais montrer une fois de plus de quoi il est capable a été la plus belle récompense pour le pilote madrilène, au cours d’une année marquée par sa résilience : “Nous sommes exposés à la pression de la F1 depuis dix ans, dont quatre ans avec Ferrari, un autre niveau de pression, et à la fin, soit tu t’adaptes et tu fais preuve de résilience, soit tu ne survis pas.
“Il faut être mentalement fort, car en Formule 1, parmi les 20 pilotes, il n’y a personne de faible, nous sommes tous assez solides à ce niveau,” ajoute Carlos, qui a fait preuve de son aptitude à surmonter l’adversité lors du Grand Prix d’Australie, où il a remporté sa première victoire de la saison, une semaine après avoir subi une opération pour appendicite. Comme le montre le nouveau documentaire de DAZN, The Operator, ces démonstrations de force ne se sont pas limitées là.
Sa victoire au Mexique face à Verstappen a également été un weekend mémorable pour Sainz, qui depuis les changements survenus chez Ferrari était bien conscient que tout cela était le reflet du fonctionnement du Grand Cirque : “Chaque année en Formule 1 est une année pour faire ses preuves. Dans ce sport, on vous dévore et vous devez sans cesse faire des déclarations si vous voulez rester dans la course et maintenir votre statut et votre position.”
Norris : “Sainz a déjà prouvé son potentiel en F1”
Coup après coup. C’est ce que Carlos a subi au volant de la Ferrari lors d’une saison qui a été émaillée de louanges. “Il a déjà prouvé ses capacités en F1. Il mérite de se battre pour des championnats, pour des victoires… C’est dommage lorsque cette opportunité lui échappe, mais ce n’est pas parce qu’il manque de talent ou de capacité, c’est à cause de la présence du plus grand nom de la Formule 1 qui a voulu son siège,” a souligné Lando Norris.
Marc Gené, figure de proue chez Ferrari, a également salué l’éthique de travail de Sainz : “Travailler avec lui est un véritable luxe. Techniquement, il est très bon. Dans des conditions délicates, comme sur une piste mouillée, il excelle. C’est un pilote extrêmement complet, et la reconnaissance qu’il mérite n’a pas toujours été au rendez-vous. C’est un grand pilote, un potentiel champion du monde.”
Après quatre années passées à Maranello, le directeur de l’équipe Ferrari, Fred Vasseur, peut affirmer qu’il a été satisfait des relations entretenues, malgré quelques “moments compliqués” entre Carlos et Leclerc. “Il n’y a jamais eu de conflits,” tient-il à préciser. “C’était une compétition saine et c’était bénéfique pour nous. Nous avons obtenu de bons résultats grâce à cette compétitivité.”
À présent, Sainz doit entamer un nouveau chapitre chez Williams, une annonce célébrée par son nouveau patron, James Vowles : “Ce que j’apprécie le plus chez Carlos, c’est notre culture commune. D’abord, c’est une véritable machine de travail. Ce sont ses mots, pas les miens, mais je le savais déjà. Et moi aussi, je n’aime pas laisser les choses à moitié faites.”
Bon à savoir
- Carlos Sainz a remporté ses premières victoires après des périodes de pression intense, prouvant ainsi sa capacité à performer sous des conditions difficiles.
- Le Grand Prix d’Australie a été un tournant pour Sainz, marquant une victoire significative après une opération chirurgicale.
- La compétition saine entre Sainz et Leclerc a été appréciée par le management de Ferrari, contribuant à de bons résultats pour l’équipe.