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Gigi Dall’Igna, le Patron de Ducati, Évoque Son Parcours et Son Avenir

Beaucoup pensent que Gigi Dall’Igna n’est pas vraiment au fait des défis qui l’attendent. Bien que son rôle de directeur général chez Ducati soit principalement technique, son influence dépasse largement la seule conception de la Desmosedici, qui est déjà considérée comme le prototype le plus performant de l’histoire de la MotoGP.

Sa voix a également joué un rôle important dans la décision de laisser partir Jorge Martin pour accueillir Marc Marquez. Cette année, Marquez et Francesco Bagnaia composeront une des équipes les plus redoutables du circuit.

Avant le début de la prochaine saison en mars, Dall’Igna, qui a conduit Ducati vers un nouveau succès la saison dernière, a partagé ses réflexions avec Motorsport.com sur des sujets qui intéresseront aussi bien les amateurs de moto que les observateurs du sport.

Q. Combien de motos possédez-vous chez vous ?
GD : J’en ai pas mal, en fait, autour de dix.

Q. Y en a-t-il une que vous appréciez particulièrement ?
GD : Il y en a plus d’une. Chacune de mes motos me rappelle des moments incroyables, car chaque saison engendre ses propres situations et problèmes à résoudre. Bien sûr, les motos qui ont remporté le titre sont essentielles, mais je garde celles qui me rappellent des souvenirs particuliers.

Q. Avez-vous toutes les motos de MotoGP ?
GD : Pas toutes, mais j’en possède quelques-unes.

Q. Aimez-vous conduire des motos ?
GD : J’ai adoré rouler, notamment pendant mes vacances. Cependant, je ne suis pas de ceux qui prennent la piste. Le seul problème, c’est que ça ne se pratique pas en famille, et je n’ai pas beaucoup de temps pour voyager ces temps-ci. Je me contente donc de faire quelques tours près de chez moi.

Q. Depuis votre arrivée chez Ducati en 2014, la dynamique de résultats de la marque a suivi une tendance indéniablement à la hausse. La dernière saison a été la meilleure. Cela ne génère-t-il pas un peu d’anxiété de toujours vouloir progresser ?
GD : Pour moi, gagner est essentiel, pas nécessairement dominer. Lorsqu’on domine, on devient désagréable. Je travaille pour continuer à gagner, même si parfois nous pouvons exagérer et finir dans des situations délicates. Mon objectif n’est pas d’atteindre une performance supérieure à chaque saison, mais simplement de gagner.

Q. Pensez-vous qu’avec les résultats des trois dernières années, vous êtes encore apprécié par d’autres marques ?
GD : (rire) Disons qu’il y en a beaucoup qui me voient comme peu aimable dans ce paddock, et cela me chagrine un peu…

Marc Marquez, Ducati Team, Gigi Dall'Igna, Directeur Général de Ducati Corse
Photo de : Gold and Goose / Motorsport Images

Q. Quel a été le plus grand avancé technologique en MotoGP ?
GD : Sans doute l’aérodynamique, car elle est très visible sur la moto et a redéfini le développement des motos. Le dispositif de réglage de hauteur arrière a également été une bonne idée mise en œuvre avec intelligence.

Q. Comment est née l’idée de ce dispositif ?
GD : Comme souvent, avec le temps, les choses semblent plus simples qu’elles ne l’étaient lors de leur conception. L’idée vient de l’observation des données télémétriques. Avant d’avoir ce dispositif, nous avons constaté que nous atteignions rapidement la limite de performance moteur parce que la moto se levait trop. Au Mugello, par exemple, augmenter la puissance de dix chevaux n’améliorait guère le temps au tour. Nous avons donc pensé à un système automatique pour réguler le centre de gravité de la moto en fonction de chaque virage. C’était extrêmement compliqué, et nous avons finalement conclu que le pilote pourrait aider à simplifier le système.

Q. Vous sentez-vous dans une position pour choisir votre avenir en MotoGP ?
GD : J’ai fait beaucoup de choses depuis que je suis entré dans le secteur des courses en 1992. Un jour viendra où il faudra éteindre l’ordinateur et me consacrer à autre chose. Mais je pense que le niveau technique de l’équipe et des dirigeants chez Ducati est suffisamment élevé pour que l’entreprise puisse continuer sans moi.

Q. Ce niveau de culture technique est manifestement supérieur aux autres marques. Comment est-il maintenu ?
GD : Nous veillons à ce que le niveau général de l’équipe soit le plus élevé possible. Les techniciens spécialisés participent à des réunions dans leur domaine et dans d’autres pour que chacun soit conscient des problèmes positionnés ailleurs.

Jorge Martin, Pramac Racing
Photo de : Ducati Corse

Q. Aviez-vous toujours cette philosophie de permettre à une équipe indépendante de se battre à armes égales avec l’équipe officielle ?
GD : Absolument. Offrir aux pilotes Ducati le meilleur matériel possible élève le niveau général, au bénéfice de l’équipe d’usine.

Q. Pensez-vous que Ducati a fait une erreur à l’embauche de Marquez alors que Martin a remporté le titre ?
GD : C’était une des possibilités. Nous avons essayé de conserver les trois pilotes, mais le système a présenté plusieurs obstacles.

Bon à savoir :

  • Influence de Dall’Igna : Gigi Dall’Igna est reconnu pour son approche centrée sur l’équipe, prônant l’unité au sein des diverses catégories techniques.
  • Avancées technologiques : Les dispositifs aérodynamiques actuels, comme celui de la hauteur de la moto, sont le fruit d’années de recherche et d’innovations.
  • Culture technique : La façon dont Ducati forme ses techniciens et ingénieurs est souvent citée comme un modèle dans le monde du MotoGP.

Cet entretien offre un éclairage fascinant sur les défis et priorités de l’un des dirigeants les plus influents du monde du sport motorisé.


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3 thoughts on “Mes choix vont au-delà de la technique”
  1. C’est fascinant de voir comment Gigi Dall’Igna allie technique et passion. Son approche avec l’équipe permet d’atteindre des sommets, comme en agriculture durable, où chaque détail compte.

  2. J’adore la passion qui émane des mots de Dall’Igna. Sa vision technique et humaine du MotoGP souligne à quel point l’art de la course est un véritable ballet.

  3. L’approche de Gigi Dall’Igna pour allier performance technique et travail d’équipe est inspirante. Cela rappelle l’importance de la collaboration dans nos propres projets de design paysager.

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