« Silence, il est rouge ! » C’est avec cette phrase ferme que Davide Tardozzi, le directeur de Ducati, a réagi samedi après la course sprint, face aux huées des tifosi italiens à l’encontre de Marc Márquez, pourtant victorieux sur le circuit considéré comme « maison » pour la marque.
Dans une interview accordée à AS, Tardozzi a justifié son intervention, expliquant qu’il ne trouvait pas « juste » que les passionnés italiens sifflent Márquez pour la bataille d’antan qu’il avait menée avec Valentino Rossi ainsi que pour un épisode remontant à la Malaisie en 2015.
« C’est venu du cœur, je leur ai demandé d’arrêter de siffler Marc, car il a réalisé une course remarquable. Le condamner pour ce qui s’est passé il y a dix ans ne me semble pas équitable. Et honnêtement, cela aurait été la même chose avec n’importe quel pilote. C’est injuste. »
Le dimanche, il s’est montrée plus calme : « Cette fois, je n’ai rien dit. Je sais que mon geste du samedi a provoqué de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Mais j’ai l’impression que, finalement, les gens ont compris. Avec la prestation de Marc dimanche, il méritait des applaudissements, pas des sifflets. »
Touché par ce soutien public, Márquez a remercié son patron sans vouloir raviver les souvenirs et tensions du passé avec Rossi.
Points à retenir
- Davide Tardozzi défend Marc Márquez face aux huées des tifosi, un geste rare mais apprécié.
- La rivalité passée entre Márquez et Rossi continue de faire réagir les fans, malgré le temps écoulé.
- La passion des supporters italiens pour Valentino Rossi est encore vive, même dix ans plus tard.
- La diplomatie sportive passe parfois par des appels à l’apaisement, surtout dans un univers aussi intense que la MotoGP.
- Marc Márquez montre une attitude mesurée, refusant de s’enliser dans d’anciennes querelles.
Au final, on se dit que dans ce monde moteur où les passions s’enflamment facilement, il faudrait peut-être inventer une nouvelle couleur de drapeau : un rouge qui signifierait « halte aux sifflets »… Mais entre nous, qui aurait envie de le brandir ? Après tout, un bon vieux chahut, ça fait toujours vendre du papier — ou du clic. Alors, au lieu de siffler, ne pourrait-on pas applaudir un peu plus et délester les réseaux sociaux de ces débats à rallonge ? Ou suis-je trop naïf ?