dim. Juin 14th, 2026

(LesNews) – Après la démonstration de force impressionnante de Marc Marquez lors de sa première année avec l’équipe Ducati, le constructeur italien se voit confronté à un nouveau défi : négocier une prolongation de contrat, un exercice bien plus complexe que sa première signature.

Marc Marquez et Gigi Dall'Igna

Gigi Dall’Igna et Marc Marquez lors de la finale de la saison à Valence
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La philosophie de l’entreprise de Bologne a non seulement permis à Ducati de décrocher les quatre derniers titres en MotoGP, mais également d’attirer les meilleurs pilotes à faire de sacrifiés pour obtenir une place sur l’une des six Desmosedici disponibles.

Le cas de Marc Marquez est particulièrement frappant : il a renoncé à sa dernière année de contrat avec Honda, perdant plus de 20 millions d’euros, pour rejoindre Gresini en 2024.

Il a roulé sans salaire en 2024 pour avoir accès au prototype qu’il convoitait. Son duel avec Jorge Martin pour intégrer l’équipe officielle en 2025 représentait l’aboutissement du plan qu’il avait minutieusement élaboré.

La signature avec Ducati, annoncée après le Grand Prix d’Italie de l’an dernier, s’est déroulée sans accrocs pour le constructeur des motos rouges.

Bien que les montants restent incertains, il est rapporté que son salaire initial en tant que pilote officiel Ducati avoisinait les trois millions d’euros. Un montant plus bas que ce que l’on aurait pu imaginer, compensé par des primes de performance très généreuses. Ses onze victoires avant sa blessure en Indonésie lui ont rapporté plus de deux millions d’euros en bonus.

À cela s’ajoute une prime de deux millions d’euros pour avoir remporté le titre mondial, une somme conséquente qui reflète sa domination sur la piste et renforce son statut de référence inégalée pour la marque.

Alors que Bagnaia navigue dans des doutes existentiels, Ducati suit le rythme de Marquez, dont la valeur sur le marché a retrouvé le niveau qu’il avait durant son règne chez Honda.

Cela lui confère une position de force dans les négociations pour sa prolongation de contrat, position qu’il n’avait pas auparavant. Les premières discussions entre les parties ont eu lieu avant le début de la tournée asiatique.

Cela s’est produit avant son titre au Japon et sa blessure en Indonésie, suivies d’une rencontre ultérieure, probablement à Valence, pour continuer à avancer vers un accord.

Il reste à voir quel impact le malheureux accident en Indonésie, qui lui a fait manquer les quatre dernières courses de la saison, aura sur le processus.

Marquez souhaite clairement rester avec Ducati au moins jusqu’en 2028, un désir partagé par le constructeur, pour qui prolonger son nouveau pilote vedette est une priorité. Le choix de son coéquipier passe alors au second plan.

Ducati face à des contraintes financières

Cependant, le problème est que Ducati ne dispose pas des ressources financières de Honda ou Yamaha, surtout à un moment où ses exportations vers des marchés clés (États-Unis et Chine) faiblissent.

Des droits de douane instaurés par le président américain Trump ont également eu des effets négatifs. De plus, les ventes d’Audi, propriétaire de Ducati, ont diminué de 11,8 % en 2024 par rapport à 2023.

Cette situation a conduit le groupe aux quatre anneaux à instaurer une limitation des dépenses jusqu’en 2026, année où devront être conclus les contrats pour la prochaine période de MotoGP (2027-2028).

Le contexte est donc très différent de celui d’il y a un an et demi, lorsque Marquez avait accepté les conditions proposées sans réclamer de choses spécifiques.

Si ses performances cette saison se poursuivent, le moment de renégocier son contrat viendra naturellement – ce moment semble déjà à notre porte, tant Marquez a dominé la saison 2025.

« Chaque élément doit trouver sa place, et il est logique que cela soit ainsi. Nous allons nous asseoir ensemble pour trouver la meilleure solution », a déclaré Gigi Dall’Igna, directeur général de Ducati, il y a quelques semaines.

Personne ne peut imaginer que le nouveau champion du monde renoncera à prolonger son contrat, bien que son avenir déterminera très probablement qui sera son futur coéquipier.

Bagnaia a clairement exprimé ses intentions. « Mon souhait est de prolonger et de finir ma carrière chez Ducati, si possible », a-t-il réitéré lors des dernières courses de sa moins bonne saison en MotoGP.

Cependant, deux facteurs doivent concorder, et ils sont remis en question. D’abord, il doit réagir et améliorer ses résultats. Ensuite, il doit être prêt à ajuster ses attentes financières. Dans le cas contraire, la liste des pilotes souhaitant prendre son siège s’allongera jusqu’à la fin du paddock.

Points à retenir

  • Marquez a renoncé à un contrat lucratif chez Honda pour rejoindre Ducati, prouvant ainsi son engagement.
  • Sa position dans les négociations pour la prolongation de contrat est renforcée par sa performance en 2025.
  • Ducati est sous pression financière, ce qui complique les discussions autour des contrats.
  • Bagnaia doit améliorer ses performances et revoir ses attentes s’il souhaite rester dans l’équipe.
  • La dynamique au sein de l’équipe pourrait changer en fonction des résultats de la saison à venir.

En considérant ces éléments, il est fascinant de voir comment les performances individuelles et les stratégies d’équipe se croisent dans le monde du MotoGP. La passion pour la compétition et le désir de réussir transcendent largement les chiffres. Qu’en pensez-vous ? Partagez vos réflexions sur la direction que pourrait prendre Ducati avec ses pilotes stars.


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