mar. Juil 14th, 2026

Un ancien officier de sécurité de la FIM, Franco Uncini, évoque la possibilité d’une première course de MotoGP dans les rues d’Abu Dhabi.

Dans le passé, lorsque les circuits permanents étaient moins nombreux, les courses de MotoGP se déroulaient souvent sur des routes urbaines. La première compétition de l’histoire du MotoGP a eu lieu sur l’Isle of Man en 1949, marquant le début des courses de rue. Cependant, avec l’augmentation des vitesses des motos, les exigences de sécurité sont devenues primordiales. De nombreux pilotes ont perdu la vie dans des accidents tragiques, poussant la FIM à renoncer à des circuits comme celui de Pyyni et d’Imatra. La situation actuelle rend ces circuits inaccessibles pour la MotoGP, même si d’autres événements de course, comme l’IRRC, y trouvent un écho avec leurs propres défis.

La quête d’organiser une course en milieu urbain est une aspiration de Dorna Sports depuis une décennie. Alors que la F1 s’épanouit avec son Grand Prix de Monaco, la MotoGP semble se heurter à des obstacles notables. Quels sont les freins à l’implantation de ces courses dans des espaces citadins ?

Les principaux concernés soulignent plusieurs difficultés. L’absence de zones de dégagement, la proximité des murs et des barrières, ainsi que la nature différente des manœuvres requises entre voitures et motos compliquent l’instauration de telles courses. Pour Uncini, voir des motos sur le circuit de Monaco relève de l’utopie, à moins d’une révision profonde des circuits.

Pourtant, Uncini estime que l’éventualité d’une course urbaine, respectant plusieurs normes de sécurité, n’est plus une chimère. Grâce à l’alliance de Liberty Media, FIM et FIA, les discussions autour de l’homologation des circuits pourraient se révéler plus fructueuses. Dorna a déjà des yeux rivés sur Abu Dhabi comme lieu potentiel pour une telle première.

Le circuit Yas Marina, qui accueille le Grand Prix de Formule 1 d’Abu Dhabi depuis 2009, a déjà été envisagé pour accueillir un Grand Prix de MotoGP. Bien qu’il soit classé comme une piste urbaine, son agencement est en réalité plus intégré à une infrastructure contrôlable que de véritables routes citadines.

Uncini a souligné l’intérêt des Émirats pour un projet de course, affirmant que, avec les investissements habituels, une révision technique pourrait être envisagée. L’intégration de nouvelles normes de sécurité serait primordiale, mais il reste optimiste quant à la possibilité d’un consensus entre la FIM et la FIA.

Points à retenir

  • Les courses urbaines de MotoGP sont entravées par des préoccupations de sécurité.
  • Le circuit Yas Marina pourrait être un futur hôte pour la MotoGP.
  • Les exigences de sécurité doivent évoluer pour permettre de nouvelles compétitions.
  • Dorna Sports aspire à redynamiser les courses urbaines.
  • La collaboration entre la FIM et la FIA est essentielle pour avancer sur ces projets.

En somme, l’idée d’accueillir une course de MotoGP dans une ville est sûrement séduisante pour les fans, mais elle doit être soutenue par une approche rigoureuse en matière de sécurité. La route qui mène à l’urbanisation de cette discipline est semée d’embûches, mais elle pourrait également offrir des opportunités passionnantes. Personnellement, je crois que nous assistons à un tournant dans le monde de la course, et il serait fascinant de voir comment des mesures novatrices pourraient redéfinir les limites de la compétition, même dans des environnements citadins.


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