Les pilotes de MotoGP ont partagé des avis variés concernant le carambolage survenu au premier virage, provoqué par Jorge Martin d’Aprilia, lors du Grand Prix de Hongrie.
Martin a perdu le contrôle en freinant dans le virage droit d’ouverture et a percuté son coéquipier Marco Bezzecchi. D’autres pilotes, comme Fabio Di Giannantonio, Raul Fernandez et Fermin Aldeguer, ont également été impliqués dans cet incident.
Marc Marquez et Bezzecchi ont souffert de contusions, mais les examens préliminaires n’ont révélé aucune fracture. Ce carambolage est le deuxième en trois week-ends de course, après que Pedro Acosta a subi une grave blessure au genou lors d’un premier redémarrage au Grand Prix de Catalogne le mois dernier.
Cet incident soulève également des inquiétudes quant à la sécurité sur le circuit de Balaton Park, où les pilotes avaient déjà signalé un manque d’adhérence au premier virage, récemment refait.
Luca Marini de Honda a été témoin de l’accident et a déclaré qu’un tel carambolage était prévisible, les pilotes étant motivés pour prendre l’avantage dès le début, sur un circuit où les dépassements sont notoires difficiles.
« C’était prévisible, à mon avis », a-t-il affirmé. « Hier, nous étions très prudents, mais aujourd’hui, pour un Grand Prix, on prend des risques parce que l’on sait qu’un bon résultat est possible si l’on termine le premier tour parmi les trois premiers. »
Il a ajouté : « Le circuit ne facilite pas les choses car il faut réduire la vitesse jusqu’à 40 km/h. Chaque position que l’on gagne ici est une moto de moins à dépasser en 27 tours, donc cette combinaison est délicate. »
Di Giannantonio de VR46, malchanceux, a été entraîné au sol par la Ducati d’Aldeguer. Toutefois, il a réussi à remonter sur sa moto et à terminer la course en douzième position, remportant des points importants tandis que les deux premiers de la saison n’ont pas marqué.
Il a exprimé ses craintes concernant l’agressivité des pilotes au départ et a affirmé qu’il doit « prier » pour sa sécurité avant les courses : « Peu importe ce qu’il est arrivé à Jorge, il faut éviter cela. À chaque fois, nous risquons trop. Nous ne mettons pas seulement notre course en danger, mais celle de tous les pilotes. »
« C’est fou de devoir prier avant la course non pas pour bien courir, mais pour être en sécurité après le premier virage. C’est complètement absurde. »
Peu avant le GP de Hongrie, Motorsport.com a rapporté que MotoGP envisage d’augmenter l’espacement entre les pilotes sur la grille pour garantir des départs plus sûrs.
Dans une réflexion sur les causes du carambolage, Jack Miller de Pramac a suggéré que la difficulté de désengager le dispositif de départ a pu jouer un rôle, appelant à l’interdiction immédiate de ce mécanisme dans la catégorie.
« On a vu que Jorge essayait de désengager ce dispositif, et quand la moto commence à sauter, il est difficile de la stopper. J’ai toujours dit depuis Barcelone, après les chutes au premier virage, de s’en séparer », a-t-il déclaré.
Points à retenir
- Le carambolage au premier virage a impliqué plusieurs pilotes importants, soulevant des questions sur la sécurité.
- M. Martin a admis que la compétition au départ incitait les pilotes à prendre des risques excessifs.
- Des plaintes concernant l’adhérence du circuit ont été formulées avant la course.
- Des discussions sur l’espacement entre les pilotes sur la grille sont en cours pour éviter de futurs incidents similaires.
- Des critères de sécurité plus stricts pourraient être nécessaires pour assurer la sécurité des pilotes.
Ce qui s’est passé lors de ce Grand Prix de Hongrie est révélateur des tensions et des défis permanents auxquels les pilotes font face dans leur quête de performance. Il est essentiel, à mon avis, de trouver un équilibre entre la compétitivité et la sécurité. Les mesures proposées semblent aller dans le bon sens, mais cela ne suffit pas. La responsabilité doit également être partagée, tant par les pilotes que par les organisateurs. À l’avenir, il serait bénéfique de réfléchir à des solutions innovantes qui pourraient réduire les risques tout en préservant l’intensité de la compétition. Qu’en pensez-vous ?