La décision concernant les comptes institutionnels ne découle pas d’une volonté unilatérale mais obéit à la réglementation sur l’utilisation des ressources technologiques de l’Université de Cantabrie (UC). Cette règle a été mise en place pour des raisons techniques, économiques et, surtout, de cybersécurité. Hier, l’UC a réagi à une tribune publiée récemment dans ce journal par des enseignants à la retraite, qui s’inquiétaient de la suppression, prévue pour décembre 2026, de leurs comptes de messagerie liant à la campus. Ces comptes représentent un soutien précieux pour leurs projets de recherche.
D’après des sources du campus, cette réglementation, adoptée par le Conseil de Gouvernement en septembre 2025, s’avère cruciale pour justifier cette décision. Elle prévoit également des mécanismes permettant aux retraités de continuer leur activité de recherche en lien avec l’Université.
Les enseignants retraités, dans leur tribune, exprimaient le souhait de conserver un lien avec leur ‘alma mater’. La désactivation de leurs comptes de messagerie entraînerait la perte de références, de contacts et de réseaux professionnels accumulés tout au long de leur carrière.
Bien que l’UC soit consciente qu’il s’agit d’une “mesure sensible”, l’institution souligne que ces comptes sont bien plus que de simples adresses courriel. Ils sont des outils d’accès à divers systèmes et services, et certains d’entre eux sont régis par des licences externes. Dès lors, conserver ces comptes pose des défis en matière de sécurité des systèmes et de gestion des accès, nécessitant des ressources techniques et humaines suffisantes.
L’UC souhaite également insister sur le fait que cette décision ne signifie pas renoncer à maintenir un lien avec ses anciens membres, pour lesquels elle a exprimé sa reconnaissance. Depuis un certain temps, l’Université travaille à créer une communauté visant à renforcer les relations avec son personnel retraité et à établir de nouvelles voies de participation à la vie universitaire.
Autres alternatives
Les enseignants déploraient également leurs tentatives “infructueuses” pour contester cette suppression ou pour obtenir un entretien avec la rectrice, Conchi López, afin de discuter de leurs préoccupations et des solutions alternatives qui pourraient exister. L’UC assure avoir examiné plusieurs possibilités de solutions compatibles. Bien que la rencontre avec la rectrice n’ait pas encore eu lieu, José Luis del Bosque, vice-recteur de la Transformation Digitale, a pris le temps de répondre individuellement aux questions et demandes d’informations.
De plus, le campus affirme qu’il reste ouvert aux préoccupations soulevées et qu’il continuera à chercher des moyens de maintenir le lien avec le personnel retraité, tout en communiquant en interne les éléments de sa décision, en clarifiant avec des données et des arguments les points de la tribune qui ne correspondent pas à la réalité ou nécessitent davantage de contexte.
Points à retenir
- La décision de supprimer les comptes de messagerie des enseignants retraités a été justifiée par des raisons techniques et de cybersécurité.
- Cette mesure vise à respecter la réglementation adoptée par l’UC en 2025.
- Les enseignants expriment des inquiétudes quant à la perte de leurs réseaux professionnels.
- L’UC s’engage à explorer des alternatives pour maintenir un lien avec son personnel retraité.
- Le vice-recteur a déjà répondu aux questions des enseignants, même si la rencontre avec la rectrice est toujours attendue.
Dans un monde en constante évolution technologique, il est essentiel d’évaluer comment les institutions peuvent équilibrer sécurité et engagement des anciens membres. Que peut-on faire pour garantir que les liens tissés au fil des années ne se dissolvent pas dans le processus d’adaptation à ces nouvelles réglementations ?
