jeu. Sep 17th, 2026
Une main tenant un téléphone mobile avec le message 'cellulaire bloqué' sur un écran.
Osiptel ordonnera en septembre le blocage de 300 000 équipements mobiles non inscrits sur la liste blanche du Renteseg. (Crédit : Agence Andina)

L’Organisme de régulation des investissements privés en télécommunications (Osiptel) va procéder, ce mois-ci, au blocage de 300 000 équipements mobiles qui ne figurent pas sur la liste blanche du Registre National des Équipements Terminaux Mobiles pour la Sécurité (Renteseg). Selon des informations de l’Agence Andina, ces dispositifs sont liés à des personnes ayant utilisé précédemment des téléphones avec un IMEI altéré.

Cette mesure sera mise en œuvre en trois étapes, avec le même nombre d’équipements à chaque date. Le processus a débuté le 15 septembre avec le blocage des premiers 100 000 appareils, et se poursuivra les 22 et 29 septembre, jusqu’à ce que le quota prévu pour ce mois soit atteint.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche continue d’Osiptel pour lutter contre le commerce illégal d’équipements mobiles dans le pays. Grâce à ces nouveaux blocages, plus de 2,7 millions de téléphones auraient été immobilisés entre janvier et septembre 2026, portant le total à 5,3 millions depuis avril 2025.

L’inclusion d’un appareil dans cette liste de blocage se fait en fonction de sa connexion à des utilisateurs récidivistes utilisant des mobiles avec un IMEI altéré, un identifiant unique permettant de retracer l’origine et la légalité de chaque dispositif.

Pour activer le blocage, le système Renteseg envoie les instructions nécessaires aux opérateurs mobiles quant aux équipements à immobiliser. Ces derniers disposent d’un délai de deux jours ouvrés pour notifier leurs abonnés par SMS, les informant que le blocage prendra effet dans ce même délai.

Si un utilisateur n’est pas d’accord avec la mesure, il peut enregistrer son équipement avant que le blocage ne se concrétise. Cela vise à offrir une réponse immédiate aux personnes impactées par l’immobilisation de leur dispositif.

Les procédures pour éviter le blocage varient selon la provenance de l’équipement. Les utilisateurs ont plusieurs options :

  • Si le téléphone a été acheté dans le pays, l’utilisateur doit demander à la société qui l’a vendu de l’enregistrer sur la liste blanche du Renteseg.
  • Si l’appareil a été acquis à l’étranger pour un usage personnel, il faut s’adresser à l’opérateur de service mobile pour demander l’enregistrement approprié.

Osiptel propose ce mécanisme de régularisation pour aider les utilisateurs qui estiment que leur équipement a été inclus à tort sur la liste de blocage ou qui cherchent à formaliser leur situation avant que la mesure ne s’applique.

Points à retenir

  • Osiptel prévoit le blocage de 300 000 appareils mobiles non conformes en plusieurs étapes.
  • Plus de 2,7 millions de téléphones ont déjà été bloqués cette année.
  • Les utilisateurs doivent agir dans un délai de deux jours pour éviter une immobilisation.
  • Des options sont disponibles pour enregistrer les dispositifs avant le blocage.

L’initiative d’Osiptel soulève des questions sur la sécurité et l’utilisation des équipements mobiles. Alors que ce type de blocage vise à protéger les consommateurs, il est essentiel de se demander si les utilisateurs sont suffisamment informés de leurs droits et des démarches à suivre. La transparence dans ces opérations devrait-elle être renforcée pour éviter d’éventuelles injustices ? Je suis convaincu que le dialogue autour de ces préoccupations est impératif pour garantir une régulation juste et équitable des télécommunications.


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