Environ 60 membres du Parlement européen, principalement des eurodéputées, sont tombés victimes de la diffusion de fausses images sexuelles générées par intelligence artificielle, communément appelées ‘deepfakes’, sur des sites de pornographie. La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a qualifié ces actes de violence d’« intolérables », suite à une enquête menée par un think tank allemand.
Metsola a été claire dans ses propos : « La violence contre les femmes, tant en ligne qu’en dehors, est inacceptable et condamnable. » Lors de l’ouverture du plénier du Parlement à Strasbourg, elle a affirmé que l’Eurocambre mettrait tout en œuvre pour lutter contre ces pratiques.
La conservatrice maltaise a souligné que des eurodéputés de toutes les tendances politiques avaient été ciblés par ces sites webs de pornographie ‘deepfake’, précisant que le problème ne se limite pas aux seules images, mais constitue un réel « attaquer » contre des représentants politiques dans l’exercice de leurs fonctions.
« Au lieu de nous humilier, cela nous renforcera. Au lieu de nous faire taire, cela nous incitera à nous exprimer davantage. Au lieu de nous effrayer, cela nous rendra plus déterminés », a-t-elle déclaré, un message qu’elle a également partagé sur ses réseaux sociaux.
Dans cette optique, Metsola a insisté sur le fait que la diffusion de contenus de ce type « doit cesser » et a rappelé que, dès le 2 décembre, de nouvelles interdictions entreront en vigueur au sein de l’UE pour empêcher l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle capables de générer du contenu sexuel explicite sans consentement, y compris les ‘deepfakes’ pornographiques.
Elle a également affirmé que l’initiative de l’Eurocambre en faveur de cette interdiction était cruciale, tout en avertissant que « la loi ne vaut rien si elle n’est pas appliquée ». Elle a donc encouragé les États membres à se préparer à transposer la directive européenne afin de mieux combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la diffusion sans consentement de deepfakes.
L’alerte lancée découle d’une étude réalisée par le laboratoire d’idées Agora Digitale Transformation, qui a scruté les noms des 720 eurodéputés sur 200 pages diffusant des deepfakes ainsi que des images compromettantes. L’enquête révèle que 46 parlementaires, dont quatre hommes, ont été ciblés par ce type de technologie utilisant l’intelligence artificielle pour créer de fausses images de nudité. « Près d’une femme sur quatre » au sein du Parlement européen a subi ce type de harcèlement, selon le rapport du think tank.
Points à retenir
- 60 eurodéputés touchés par des deepfakes sexuels.
- Roberta Metsola s’exprime fortement contre cette violence.
- Des mesures législatives entreront en vigueur le 2 décembre.
- 46 femmes et 4 hommes parmi les victimes identifiées.
- La lutte contre ces pratiques mobilise toutes les tendances politiques.
En tant que passionné de la protection des droits des femmes, je suis fasciné par la façon dont les institutions s’organisent pour lutter contre des violences insidieuses telles que le deepfake. Ce sujet soulève des questions éthiques profondes sur notre société numérique et sur la manière dont nous devrions aborder et gérer les technologies émergentes. Le combat pour la dignité et le respect des individus dans notre ère digitale ne fait que commencer, et il est crucial que chacun d’entre nous s’engage dans cette lutte. Quelles solutions innovantes pourrions-nous envisager pour protéger davantage nos droits à l’avenir ?
