mer. Juin 24th, 2026

Amnesty International exhorte les autorités biélorusses à mettre un terme immédiat à leur campagne de répression visant toute forme de dissidence, ce qui prive les citoyens du Belarus de liberté d’expression à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 26 janvier.

« Depuis l’élection présidentielle contestée de 2020, la crise des droits humains en Biélorussie s’est aggravée. Grâce à une campagne brutale contre toute dissidence, les autorités ont créé un climat suffocant de peur, muselant toute voix critique envers le gouvernement », a déclaré Marie Struthers, directrice d’Amnesty International pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale.

« L’utilisation systématique de mesures répressives, y compris les détentions arbitraires, la torture et autres traitements inhumains, ainsi que la criminalisation effective du discours critique, esquisse un tableau sombre de la situation des droits humains en Biélorussie aujourd’hui. »

L’utilisation systématique de mesures répressives, y compris les détentions arbitraires, la torture et autres traitements inhumains, ainsi que la criminalisation effective du discours critique, esquisse un tableau sombre de la situation des droits humains en Biélorussie aujourd’hui.

Marie Struthers, directrice d’Amnesty International pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale

« Il est honteux que la communauté internationale ait, en grande partie, laissé la crise des droits humains en Biélorussie se dérouler dans l’indifférence. Alors que l’attention se porte ailleurs, des milliers de personnes au Belarus restent emprisonnées, torturées ou réduites au silence simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Les gouvernements et organisations internationales doivent agir avec détermination pour mettre fin immédiatement à cette crise et tenir les autorités biélorusses responsables de leurs actes. »

Répression généralisée

Depuis les manifestations massives qui ont suivi les élections présidentielles contestées de 2020, les autorités biélorusses ont engagé une répression sans relâche de toute dissidence. Les manifestations pacifiques ont été confrontées à l’usage illégal de la force par la police et d’autres services de sécurité.

Selon les observateurs des droits humains en Biélorussie, plus de 50 000 individus ont subi des détentions arbitraires pour avoir participé à des manifestations pacifiques depuis 2020. Parmi eux, 6 550 ont été poursuivis et condamnés, et 3 697 ont reçu des peines d’emprisonnement. Beaucoup d’entre eux ont été soumis à la torture et à d’autres traitements inhumains. Depuis 2021, au moins sept prisonniers politiques sont décédés en détention, dont cinq rien qu’en 2024. Ces décès auraient pu être évités et sont dus aux conditions de détention et à des soins médicaux insuffisants.

Cette campagne de répression s’est intensifiée à l’approche des élections présidentielles de 2025, les autorités ciblant les individus et groupes dissidents dans toutes les couches de la société, directement et via leurs proches.

L’abus de la législation anti-extrémisme est devenu la pierre angulaire de la stratégie gouvernementale visant à museler la dissidence. Fin 2024, 6 565 ressources en ligne, allant des comptes personnels sur les réseaux sociaux aux médias indépendants et organisations d’information internationales, avaient été arbitrairement qualifiées d’« extrémistes ». Les individus risquent de lourdes sanctions, notamment des amendes considérables, pour toute association avec ces entités.

Les défenseurs des droits humains ont été particulièrement visés, avec 93 d’entre eux détenus arbitrairement depuis 2020, y compris le défenseur des droits humains renommé et lauréat du prix Nobel de la paix Ales Bialiatski. Des centaines d’activistes, de leaders de la société civile et au moins 45 travailleurs des médias sont actuellement derrière les barreaux, et de nombreux autres ont fait face à des accusations fabriquées, obligeant beaucoup à fuir le pays.

Points à retenir

  • La crise des droits humains en Biélorussie s’est aggravée depuis les élections de 2020.
  • Plus de 50 000 personnes ont subi des détentions arbitraires liées aux manifestations pacifiques.
  • Les autorités utilisent des lois anti-extrémisme pour réprimer la dissidence et contrôler l’opinion publique.
  • Des mesures répressives touchent particulièrement les défenseurs des droits humains et les médias indépendants.

La situation actuelle en Biélorussie soulève des interrogations sur le rôle de la communauté internationale dans la défense des droits humains. Les droits fondamentaux semblent être en péril dans ce contexte politique tendu. Quels mécanismes pourraient être mis en place pour soutenir les citoyens biélorusses aspirant à une société plus juste ?


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2 thoughts on “Bélarus : Élections présidentielles sous le règne de la peur et de la répression”
  1. Dans ce monde vibrant de couleurs et de textures, n’oublions jamais que la dignité humaine doit être au centre de notre créativité. La beauté des cultures commence par le respect des droits de chacun.

  2. Il est essentiel que la communauté internationale prenne conscience de la détresse des citoyens biélorusses. Leur quête de liberté mérite notre soutien et notre solidarité.

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