Madrid, le 24 (SERVIMEDIA)
La porte-parole de Vox au Congrès des députés, Pepa Millán, a exprimé ce vendredi lors du Forum Europa que l’Espagne fait face à un « gouvernement de plus en plus tyrannique », mais également à « une opposition et un peuple qui le rejettent ». Elle a plaidé pour « mener la bataille culturelle, car les idées ont des conséquences pratiques et économiques significatives ».
Millán a souligné lors de cet événement informatif organisé à Madrid par le Nueva Economía Fórum qu’il est nécessaire « de faire partir ce gouvernement », mais cela « ne suffit pas ». Selon elle, Vox chercherait à « apporter une révolution du bon sens, pour les gens normaux et simples, dans une Espagne fatiguée d’être ignorée quant à ses intérêts et à son bien commun ».
Elle a accusé Sánchez de vouloir créer « non seulement une société à son image, mais aussi un État au service du PSOE », en évoquant l’assaut de nombreuses institutions pour qu’elles fonctionnent aux ordres du PSOE, assurant ainsi son impunité et contrôlant l’opinion publique.
Millán a identifié trois problèmes fondamentaux en Espagne : le premier étant ce gouvernement « qui est notre ennemi », suivi des « idéologies comme outils de transformation de la réalité acceptées par la majorité du spectre politique » et enfin, la « politique à court terme qui n’apporte aucune solution et qui a guidé les politiques depuis des décennies ».
Pour remédier à ces problèmes, elle a indiqué que cela nécessite « un changement de politiques et non de politiques », car « il est inutile de changer d’étiquette si cela ne s’accompagne pas d’un changement effectif des politiques, et si ces idéologies ne sont pas totalement et frontalement rejetées ».
Les défis actuels
Concernant les défis en Espagne, Millán a déclaré que les jeunes « sont les plus touchés par les politiques en cours », particulièrement en matière de logement. Elle a rappelé que ce secteur fait face à des problèmes structurels depuis longtemps, ajoutant que la gauche ne souhaite pas un pays de propriétaires.
Elle a évoqué un « drame », soulignant que le gouvernement a approuvé une Loi sur le logement dont l’objectif serait de mettre fin à la propriété privée, tout en « récompensant le crime en protégeant les occupants illégaux ». Millán a alors interpellé le public sur le mode de vie souhaité : s’installer avec des racines ou vivre de manière nomade.
Elle a critiqué le fait que « tous les partis politiques, à l’exception de Vox, ont adopté le cadre de l’idéologie de genre ». Son parti, a-t-elle souligné, « rejette cette idéologie comme il rejette l’idéologie climatique ». Elle a mis en garde contre les effets de la législation créée en vertu de ce fanatisme climatique, qui est largement acceptée par presque tous les partis, sauf le sien.
Millán a noté que « cette réglementation a conduit à la fermeture de centrales nucléaires », bien que la dernière à cesser son activité en Espagne l’ait fait en 2013, et que sept réacteurs nucléaires sont encore en service. Elle a critiqué Teresa Ribera pour avoir été « l’une des instigatrices du désastre du secteur nucléaire », tout en étant « récompensée par un poste élevé à la Commission européenne ». « L’Europe doit cesser de criminaliser ce qui est productif », a-t-elle ajouté.
Elle a insisté sur le fait que « tous les problèmes évoqués peuvent être résolus, mais cela nécessite un changement de politiques », plaidant contre la soumission de l’Espagne à des plans de licenciements massifs tels que l’Agenda 2030, qu’elle a qualifié d’hypocrite, particulièrement en matière d’immigration illégale, que Millán considère comme le grand commerce du XXIe siècle.
Enjeux européens et américains
Elle a également exprimé sa « joie » face à « de nombreux changements » observés en Europe et en Amérique, dépeignant un « réveil » qui se reflète « progressivement par la marginalisation de toutes ces politiques menant à une décadence morale, sociale et économique, alimentée par l’idéologie ‘woke’ ».
Millán a célébré que ce changement de paradigme se fasse « aux côtés de leaders alliés » de son parti, tels que le président argentin, Javier Milei, l’ancien président américain, Donald Trump, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.
Enfin, l’écrivain Jon Juaristi, qui a présenté Millán, a souligné que les gens la perçoivent comme une « juriste et politique », mais qu’en réalité, elle est « une guerrière, une combattante à cheval ». Il a mentionné qu’il a été impressionné lorsqu’elle lui a parlé avec enthousiasme des garrochistes de Bailén.
Points à retenir
- La porte-parole de Vox appelle à un changement de politiques plutôt qu’à un simple changement de gouvernement.
- Les jeunes sont particulièrement touchés par la crise du logement en Espagne, exacerbée selon Millán par des politiques en faveur de l’occupation illégale.
- Vox se positionne contre certaines idéologies, notamment l’idéologie de genre et la réglementation liée à la climatisation, qu’ils estiment nuisibles.
- Millán évoque un changement de paradigme en cours en Europe et en Amérique, suscitant un débat sur les valeurs et les politiques publiques.
La discussion pourrait s’orienter autour de la pertinence de ces critiques et des solutions proposées par différents partis, interrogeant ainsi l’évolution du paysage politique en Espagne et la perception publique des idéologies actuelles.
Le discours de Millán révèle une forte critique du gouvernement actuel. Les enjeux sont réels, surtout pour les jeunes. Une révolution des idées est nécessaire pour un avenir meilleur!
Les mots de Pepa Millán résonnent comme une douce mélodie d’espoir. Changer le monde commence souvent par de petits gestes. Que notre Espagne émerge épanouie, tel un bijou scintillant.