mer. Juin 24th, 2026

Chris Kamara, ancien présentateur emblématique de Sky Sports, a dévoilé la réalité de ses combats quotidiens avec l’apraxie de la parole et la dyspraxie, des troubles neurologiques qui ont profondément bouleversé sa manière d’envisager ses engagements professionnels.

À 67 ans, ce visage bien connu du sport à la télévision, qui a fait le choix de se retirer il y a deux ans suite à ses diagnostics, démarche désormais ses opportunités avec une prudence accrue.


« Je suis devenu plus sélectif », confie Kamara à The Star, révélant que ces pathologies affectent sa parole, son équilibre et sa coordination, le poussant à éviter les situations où ses symptômes pourraient devenir gênants.

Chris Kamara
Chris Kamara a reçu un MBE en 2023 – Crédit photo : Getty

L’ancien footballeur évoque sans détours le poids physique de ses affections : « Je suis vraiment faible », avoue-t-il. Descendre les escaliers est pour lui un véritable combat — alors que monter ne lui pose aucun problème, la descente sollicite un réflexe du cerveau, l’incitant à s’accrocher à la rampe pour éviter une chute.

Mais ses difficultés ne s’arrêtent pas là. Voyager en avion ou simplement effectuer des gestes du quotidien représentent désormais des épreuves.

Chris Kamara au marché de Camden

Dans une rare apparition publique, Chris Kamara tiendra un stand de distribution de sandwiches au marché de Camden, en collaboration avec Burton’s Fish ‘N’ Chips, le vendredi 6 juin. Ce rôle atypique reflète soigneusement sa méthode choisie pour continuer à rester actif malgré ses limitations.

Avant de se lancer dans cette expérience, Kamara a longuement analysé l’impact de cette activité sur ses symptômes. La dyspraxie, qui compromet en particulier ses réflexes pour se protéger d’une chute, influe considérablement sur son quotidien.

« Si je fais du vélo, quand je m’arrête, mon cerveau m’empêche de poser mes pieds au sol pour ne pas tomber. Je me retrouve à chuter de côté, c’est assez dingue », illustre-t-il.

Chris Kamara en tenue sportive
Chris Kamara, ancien footballeur – Crédit photo : PA

Malgré une allure de marche normale, une simple perte d’équilibre peut s’avérer très dangereuse. Fidèle à son franc-parler, Kamara partage aussi une anecdote surprenante : parler avec un accent écossais fluidifie son élocution bien mieux que son ton naturel, témoignage fascinant de la complexité du fonctionnement cérébral et du langage.

Points à retenir

  • Chris Kamara a dû revoir ses ambitions à la baisse, troquant son enthousiasme d’autrefois pour une prudence bien méritée.
  • Apraxie et dyspraxie ne sont pas que des mots savants : elles affectent le quotidien par des troubles de la parole, de la coordination et un risque accru de chute.
  • Descendre un escalier devient une épreuve, même pour un ancien athlète, quand le cerveau dit « Attention, danger ! ».
  • Le contrôle des engagements devient aussi vital que celui d’un milieu de terrain en pleine zone de pression.
  • Un sandwich au marché de Camden, c’est peut-être moins glamour qu’une retransmission en direct, mais cela semble mieux convenir à sa situation actuelle.
  • Parler avec un accent écossais pour mieux s’exprimer ? Une astuce involontaire qui illustre combien notre cerveau est un sacré farceur.

En somme, Chris Kamara nous rappelle que même les figures publiques les plus charismatiques ne sont pas à l’abri des aléas de la santé. Et si la vie nous oblige à freiner un peu, autant le faire en gardant le sourire et une bonne dose d’humour. Après tout, qui n’a jamais eu envie, au moins une fois, de parler avec un accent différent juste pour rigoler un peu ?


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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