Le coût des consommations au pub de Jeremy Clarkson fait de nouveau parler de lui, après qu’un client ait publié son addition d’un repas dominical, suscitant un vif débat parmi les fans.
Le Farmer’s Dog, le pub situé dans les Cotswolds et mis en lumière dans la quatrième saison de la célèbre série Clarkson’s Farm, est réputé pour sa règle stricte : ne proposer que des produits et boissons britanniques.
Oubliez donc Coca-Cola, ketchup ou café importé quand vous franchissez les portes du Farmer’s Dog.
Malgré cela, les visiteurs se pressent toujours dans cet établissement qui a ouvert ses portes à la fin de l’année dernière.
Récemment, un client a partagé son ticket de caisse dans un groupe Facebook de fans, déclenchant une controverse sur le montant de la note.
Pourquoi les prix sont-ils si élevés au Farmer’s Dog ?
Plusieurs raisons expliquent ces tarifs, et Jeremy Clarkson lui-même affirme perdre environ 10 £ à chaque repas servi.
Un point central est l’engagement du pub à n’utiliser que des produits britanniques, ce qui rend certains ingrédients difficiles et coûteux à se procurer. Par exemple, le poivre noir importé coûte dix fois moins cher que celui produit localement, selon Clarkson dans une chronique du Sunday Times.
Le personnel pose également problème : plusieurs employés sont partis dans les 48 heures suivant l’ouverture, ce qui complique la gestion et augmente les coûts.
Enfin, le contexte économique pèse lourd : taxes sur les alcools non pression en hausse, factures d’énergie qui flambent, et contributions sociales qui grimpent dans le secteur de l’hôtellerie-restauration.
L’addition virale qui a fait débat
Un fan de Clarkson’s Farm a partagé une addition de Sunday roast pour quatre adultes et un enfant, s’élevant à la somme salée de 154,70 £.
Le repas comprenait un rôti de bœuf à 24 £, trois autres entre rôti de bœuf et de porc à 26 £ chacun, ainsi que deux bières Hawkstone signées Clarkson à 7 £ la pinte.
Plus que les plats, ce qui a enflammé les commentaires est la charge de service obligatoire de 12,5 % ajoutée à l’addition.
Si certains consommateurs reprochent cette taxe, estimant que le pourboire devrait rester une décision à leur appréciation, d’autres défendent la démarche, au vu de la qualité et de l’origine des produits utilisés.
Quelques avis rapportent que, compte tenu de l’approvisionnement local et britannique, les prix peuvent se justifier. Un internaute note même que « c’est une bonne valeur, au moins on sait que tous les ingrédients sont locaux ».
Points à retenir
- Le pub de Jeremy Clarkson mise tout sur le « British made », ce qui pour un lieu de restauration, est un joli défi… et une jolie facture.
- Importer des produits exotiques, comme le poivre, coûterait dix fois moins cher que de suivre la devise locale, mais ce serait trahir son ADN.
- Le personnel ? Une course à l’échalote : les départs précipités en début d’exploitation ont compliqué la gestion.
- Les charges et impôts dans l’hôtellerie sont comme la pluie en Angleterre, ça ne manque jamais, et ça remonte la note.
- La fameuse charge de service obligatoire à 12,5 % : un sujet qui « pique » autant que le poivre UK sur un Sunday roast.
Au final, que l’on soit fan du Farmer’s Dog ou à deux doigts de revenir aux chips sous plastique, cette histoire soulève des questions intéressantes : doit-on payer plus cher pour soutenir le « made in local » ou juste pour partager l’aventure Clarkson ? Et entre nous, je me demande si ce pub ne fait pas un excellent travail pour nous rappeler que tout ce qui est anglais n’est pas forcément bon marché, même si ça porte le sceau de la campagne et du camembert… pardon, « cheddar » local.