dim. Juil 5th, 2026

Madras : Le déni de Netflix dans l’affaire de contrefaçon de droits d’auteur impliquant Dhanush et Nayanthara

Le mardi, la Haute cour de Madras a rejeté la demande de Netflix visant à annuler le procès pour contrefaçon de droits d’auteur intenté par l’acteur Dhanush contre Nayanthara, en lien avec son documentaire. Dhanush avait déposé une plainte civile réclamant 10 crores de roupies en dommages-intérêts à Nayanthara pour l’utilisation d’extraits des coulisses de Naanum Rowdy Dhaan, produit par sa société Wunderbar Films Private Limited, dans le documentaire Netflix intitulé Nayanthara : Au-delà du conte de fées.

Cette décision représente un revers pour l’actrice, qui avait adopté une attitude combatif sur les réseaux sociaux suite à l’envoi d’un avis légal par Dhanush demandant des dommages-intérêts. Le juge Abdul Quddhose a rendu cette ordonnance, rejetant la demande de Netflix et une autre requête visant à contester l’autorisation d’intenter le procès devant la Haute cour.

Los Gatos Production Services India LLP, une entité de Netflix, avait déposé des demandes pour annuler la plainte et pour annuler l’autorisation accordée par le tribunal. Ils soutenaient que la plainte aurait dû être déposée devant un tribunal de Kancheepuram, car le bureau du plaignant relève de la compétence territoriale de ce tribunal. De plus, ils affirmaient que l’action en justice s’était produite en dehors de la compétence de la Haute cour de Madras et que l’autorisation accordée à Wunderbar Films devait donc être révoquée.

Cependant, le juge n’a pas souscrit à ces arguments et a fixé le 5 février pour examiner les demandes de Dhanush visant à interdire l’utilisation des images litigieuses provenant des coulisses. L’avocat senior PS Raman représente Dhanush dans cette affaire.

Dhanush a poursuivi Nayanthara, ainsi que son époux et réalisateur Vignesh Sivan, ainsi que Netflix par l’intermédiaire de sa société de production Wunderbar Films Private Limited. Wunderbar Films a argué que l’actrice avait signé un contrat d’artiste en 2014 pour le tournage du film, convenant que la société avait tous les droits, de manière perpétuelle, concernant sa performance, son apparence, son image et sa voix en lien avec le film.

Selon cet accord, la société détient les droits d’auteur sur toutes les performances des artistes liées au film, ce qui signifie que si une image ou une vidéo de l’artiste est capturée tant qu’elle endosse son rôle sur le plateau, le droit d’auteur y afférent appartient à la société. Toute personne souhaitant utiliser de telles séquences doit donc obtenir un consentement ou une licence préalable.

Bon à savoir

  • Historique des droits d’auteur en Inde : La protection des droits d’auteur en Inde évolue, avec une attention accrue sur la question des droits numériques et des œuvres audiovisuelles.
  • Impact des plateformes de streaming : Le développement des plateformes de streaming, comme Netflix, influence de plus en plus le paysage légal concerné par les contenus audiovisuels en Inde.
  • Contrats d’artiste : Ce type de litige met en lumière l’importance de contrats clairs et détaillés entre artistes et sociétés de production pour prévenir de telles situations.

Cette affaire nous pousse à réfléchir sur les enjeux liés à la création et à l’utilisation des œuvres artistiques à l’ère numérique. Comment équilibrer la protection des droits d’auteur avec la liberté artistique, en particulier dans un milieu aussi dynamique que celui d’Hollywood et des plateformes de streaming ?


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One thought on “Le HC de Madras rejette la demande de Netflix dans le procès de droits d’auteur sur le documentaire de Nayanthara avec Dhanush”
  1. Cette affaire met en lumière la délicate danse entre la créativité artistique et les droits d’auteur, un sujet brûlant à l’ère du numérique où chaque image porte un poids poétique.

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