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PARK CITY, Utah — Les jeux vidéo représentent l’un des défis les plus complexes à adapter au cinéma. Les narrations interactives complexes intégrées dans les jeux vidéo ont souvent posé des difficultés, même aux plus grands réalisateurs.
Dans « OBEX », qui a été présenté au Festival de Sundance 2025, le scénariste-réalisateur (et acteur) Albert Birney exploite la simplicité d’un jeu vidéo d’inspiration des années 80 pour explorer les défis d’un homme reclus. Ce choix propose une aventure originale et rétro qui s’avère particulièrement satisfaisante à suivre, jouant habilement sur la nostalgie que peuvent susciter les jeux.
Au Festival de Sundance 2024, Jane Schoebrun a examiné les liens que les gens tissent avec les médias nostalgiques dans « I Saw The TV Glow », dans lequel Birney joue un petit rôle en tant que Mr. Sprinkly. « OBEX » aborde des thèmes similaires, Birney utilisant le charme des vieux jeux vidéo pour raconter une histoire d’évasion et de croissance personnelle. Son remarquable jeu d’acteur, associé à une cinématographie immersive en noir et blanc de Pete Ohs, crée une narration captivante et divertissante.
Se déroulant en 1987, le film suit Connor Marsh (Birney), un codeur brillant vivant à Baltimore, accompagné de son chien Sandy. Un jour, une horde de cigales envahit son jardin, et Marsh hésite à sortir.
La seule personne à qui il parle est Mary (Callie Hernandez), qui lui apporte ses courses chaque mercredi. Sa vie est assez simple ; il travaille sur son ordinateur et regarde la télévision avec Sandy, enregistrant des programmes en direct pour enrichir sa collection de cassettes VHS. La silhouette fine de Birney convenant parfaitement à ce personnage, l’innocence naturelle de Marsh se ressent aisément à l’écran.
Un jour, en feuilletant un magazine technologique, Marsh tombe sur une publicité pour un nouveau jeu vidéo nommé OBEX, présenté comme révolutionnaire. Intrigué, il décide de s’inscrire pour participer au jeu.
Par la suite, Marsh fait un rêve étrange. Il se retrouve en voiture sur une route sombre avec sa mère, qui lui donne des raisins, lorsqu’un monstre apparaît soudainement sur la banquette arrière. Bouleversé, Marsh se réveille, désorienté. Bien que le film ait été légèrement troublant jusqu’alors, il prend une tournure beaucoup plus sombre.
Une cigale morte bloque son imprimante, et la télévision commence à présenter des grésillements. Marsh remarque ces incidents sans s’en préoccuper davantage. La copie d’OBEX est finalement livrée chez lui, et il commence à jouer.
Le gameplay s’avère assez basique. Une version numérique de Marsh part en quête pour vaincre un monstre, celui-là même de son rêve, dans un château. Déçu par l’intrigue peu captivante et la facilité du jeu, Marsh décide de supprimer OBEX et de reprendre le cours de sa vie.
Quelques nuits plus tard, le monstre apparaît sur la télévision et attire Sandy dans le jeu. Marsh se réveille alors et part à la recherche de son chien. En découvrant le collier de Sandy à côté d’une télévision brisée, Marsh est aspiré dans le jeu — son apparence étant celle d’un homme à l’allure négligée.
La direction artistique et l’animation dans « OBEX » sont remarquables. Les petits pixels disséminés dans le paysage rappellent au public que Marsh est coincé dans un jeu vidéo. Contrairement à certaines adaptations qui traitent le jeu comme un monde réel, Birney choit d’indiquer en permanence le design du jeu, permettant ainsi au film de garder une certaine distance avec la réalité.
L’aventure de Marsh évoque « Le Seigneur des Anneaux » ou d’autres fantasy, remplie de quêtes. Pour vaincre le monstre, il doit se battre contre plusieurs groupes d’ennemis, prenant un compagnon nommé Victor (Frank Mosley) en route. Malgré un parcours ardu, lorsque Marsh arrive au château, sa détermination à retrouver Sandy est inébranlable.
Malheureusement, il est trop tard. En entrant dans le sanctuaire et en se mesurant au monstre, celui-ci se vante d’avoir tué Sandy. Fou de rage, Marsh s’apprête à charger contre le monstre lorsque, dans un éclair, celui-ci disparaît, et des voix familières attirent son attention.
Sa mère et Mary se tiennent dans le sanctuaire, confrontant Marsh sur son incapacité à tisser de véritables liens. Le cœur lourd, Marsh prend conscience de son déni face aux problèmes de sa vie. « OBEX » se présente comme une métaphore de ses luttes, nécessitant une aventure périlleuse pour le pousser à changer.
Les illusions de Mary et de sa mère s’évanouissent et le monstre réapparaît, continuant à se moquer des faiblesses de Marsh. Dans un accès de colère, il court vers le monstre, épée à la main. Le film bascule alors vers une version pixelisée de leur affrontement, rappelant des jeux vidéo des années 80 tels que « Street Fighter » et « Barbarian: The Ultimate Warrior ». Le monstre est vaincu en quelques gestes rapides, et Marsh est ramené hors du jeu, avec Sandy à ses côtés.
« OBEX » est une histoire attachante sur le pouvoir des liens humains et la beauté de la nostalgie. Ce film offre au public un voyage émotionnel auquel chacun peut s’identifier, qu’il ait joué aux jeux vidéo ou non.

Publié le 27 janvier 2025 à 21h11
Bon à savoir
- « OBEX » s’inscrit dans une tendance croissante d’adaptations de jeux vidéo au cinéma.
- La cinématographie en noir et blanc apporte une atmosphère unique et immersive au film.
- Albert Birney a également participé à d’autres projets explorant la nostalgie et la connexion masculine.
Sandrine, j’adore l’approche nostalgique d’« OBEX » ! La combinaison de l’art visuel noir et blanc avec une histoire touchante est tout simplement captivante. Hâte de le voir !
Le film « OBEX » semble explorer des thèmes profonds sur la connexion humaine à travers le prisme du jeu vidéo. J’adore cette idée originale !
Le film « OBEX » semble fascinant ! J’adore l’idée de combiner nostalgie et technologie. Cela soulève des questions intéressantes sur nos relations avec les médias. Qui d’entre vous a déjà vécu une expérience similaire ?
« OBEX » semble être une belle fusion entre nostalgie et introspection. J’adore l’idée d’un voyage dans un jeu vidéo des années 80, c’est tellement captivant !
Ce film semble vraiment captivant ! J’adore l’idée de mêler l’esthétique rétro des années 80 avec une histoire touchante. Hâte de le voir en pleine immersion nostalgique !