La société Fundamental Research Labs, spécialisée dans la recherche appliquée en intelligence artificielle et anciennement connue sous le nom d’Altera, vient de boucler une levée de fonds de 33 millions de dollars lors d’un tour de financement de série A. Ce tour a été mené par le fonds Prosus, avec la participation notable de Patrick Collison, cofondateur et PDG de Stripe.
Fondée par le Dr Robert Yang, ancien enseignant au MIT, l’entreprise affiche une organisation atypique, divisée en plusieurs équipes dédiées à différents domaines de l’IA : jeux vidéo, applications prosommateurs, recherche fondamentale et développement de plateformes. Lors de sa levée initiale, elle travaillait notamment sur des bots capables de jouer à Minecraft en compagnie des utilisateurs.
Parmi les produits phare de Fundamental Research Labs figure Fairies, un assistant grand public polyvalent. Cette application permet d’interagir avec un chatbot intelligent capable de connecter plusieurs outils, de répondre à des questions issues de diverses bases de données, et de programmer des rendez-vous sur votre agenda. Il est également possible d’automatiser des workflows, répétant ainsi certaines tâches à votre place. Ce projet sert aussi de terrain d’expérimentation pour tester et affiner les modèles d’IA et les technologies de plateforme développés en interne.
Un autre produit clé, Shortcut, est un agent intégré à un tableur, destiné aux analystes financiers pour la création et l’analyse de modèles économiques. Conçu pour fonctionner comme un analyste junior autonome, Shortcut allie l’intuitivité d’Excel aux fonctionnalités avancées nécessaires pour les utilisateurs experts.
“Shortcut – le premier agent Excel surhumain – est désormais disponible. Bien que perfectible, il surpasse des analystes juniors de McKinsey et Goldman dans 89,1 % des cas selon leurs managers, malgré un temps dix fois moindre accordé aux IA.”
Selon Sandeep Bakshi, partenaire chez Prosus, ce qui distingue Fundamental Research Labs est non seulement l’ambition de son projet, mais aussi la qualité exceptionnelle de son équipe, capable d’attirer des talents d’envergure mondiale et de transformer ces compétences en produits concrets et utiles.
Après une première levée de 9 millions de dollars l’an passé, co-dirigée par First Spark Ventures et Patron et à laquelle avaient participé a16z Speedrun et Eric Schmidt, la startup a désormais récolté au total plus de 40 millions de dollars.
Pour Robert Yang, l’objectif actuel est axé sur la productivité, domaine où la valeur économique est la plus tangible : “On peut vraiment créer de la richesse tout en construisant une équipe solide et une technologie robuste. Notre horizon ultime reste cependant le développement de robots, pour résoudre des problématiques réelles incarnées physiquement.”
Points à retenir
- Fondamental Research Labs innove avec une structure peu conventionnelle, fractionnée en équipes aux missions bien distinctes, un luxe rare dans le monde fragmenté des startups.
- Leur assistant Fairies ne se contente pas de plaisanteries virtuelles, il gère vos rendez-vous et exécute des tâches répétitives, histoire de vous libérer un peu de votre précieux temps de procrastination.
- Shortcut, le faux analyste junior, prétend damer le pion à des consultants aguerris, sans demander de café ni congés payés. Pratique, non ?
- La levée de fonds impressionne, mais elle souligne surtout la confiance d’investisseurs avertis envers une équipe qui croit encore à la puissance transformatrice de l’IA bien pensée.
- Ambition à long terme : sortir du virtuel pour construire des robots capables d’interagir physiquement, histoire de passer de l’écran à la vraie vie… et pourquoi pas vous décharger de vos corvées ménagères ?
En somme, Fundamental Research Labs semble entamer une danse à plusieurs temps avec l’intelligence artificielle, jonglant entre monde numérique et perspectives robotiques. Et pendant qu’ils s’amusent à créer ces “humains numériques”, on est en droit de se demander si, bientôt, ce ne seront pas eux qui auront besoin de robots pour gérer leur emploi du temps surchargé. Mais bon, restons optimistes, n’est-ce pas ?