Bonne année à tous les lecteurs de LesNews ! Pour démarrer 2025, Adam Christman, DVM, MBA, a eu une conversation avec Sebastian Gabor, MBA, cofondateur de Digitail, afin d’analyser le paysage actuel de l’intelligence artificielle (IA) à l’approche de cette nouvelle année. Gabor et Christman ont échangé sur les atouts que l’IA peut apporter aux cliniques vétérinaires, le temps qu’elle peut faire gagner aux professionnels du secteur, ainsi que la nécessité d’une intégration holistique de l’IA dans les systèmes actuels, en raison de la possibilité que ces derniers ne communiquent pas efficacement entre eux.
Voici un extrait de la conversation
Adam Christman, DVM, MBA : Où pensez-vous que l’IA se dirige cette année ? Évidemment, elle connaît une trajectoire très prometteuse. Donc, vers où pensez-vous que l’IA va évoluer d’ici 2025 ?
Sebastian Gabor, MBA : Nous vivons un moment particulièrement excitant dans l’histoire, car d’un côté, les pratiques ont compris que l’IA est un outil concurrentiel, un avantage à exploiter, et de plus en plus de professionnels souhaitent s’en servir. Toutefois, le défi que je constate est similaire à celui rencontré dans notre secteur : les systèmes hérités, tels que les logiciels de gestion d’information des pratiques (PIMs) sont encore très répandus, auxquels s’ajoutent de nombreux outils complémentaires. Le problème avec ces ajouts, comme vous l’avez probablement expérimenté, c’est qu’ils promettent de prendre des rendez-vous en ligne qui s’intègrent directement dans vos PIMs. Mais en réalité, vous recevez un e-mail, que vous devez ensuite saisir manuellement dans le PIM, et cela ne communique pas avec l’outil de chat que vous utilisez, et ainsi de suite.
Donc, le principal défi que je perçois est que si nous continuons sur cette voie, nous allons nous retrouver avec une multitude d’outils d’IA qui ne communiquent pas entre eux. Imaginez un parcours patient complet où un assistant IA s’occupe de l’arrivée du patient, mais ne communique pas avec l’IA qui gère les notes médicales, ni celle qui traite les notes de sortie. Sans cette communication, il devient impossible de fournir des soins adaptés. C’est un risque majeur, d’où notre forte conviction que le concept d’IA holistique doit voir le jour. C’est ainsi que nous pourrons utiliser l’IA de manière bénéfique, permettant ainsi un gain de 40 heures par vétérinaire par mois, qui pourront maintenant rentrer chez eux à l’heure, assurant également une expérience très positive pour les propriétaires d’animaux, avec une personnalisation optimale.
Points à retenir
- Les pratiques vétérinaires reconnaissent l’IA comme un avantage compétitif croissant.
- Les défis d’intégration entre les divers outils d’IA sont prévalents, pouvant nuire à l’efficacité des soins.
- Une approche holistique est essentielle pour tirer pleinement parti des technologies d’IA dans le domaine vétérinaire.
- Un usage optimal de l’IA pourrait offrir de précieuses économies de temps pour les vétérinaires.
La discussion autour de l’intégration de l’intelligence artificielle dans le secteur vétérinaire soulève des questions importantes sur l’avenir de la prestation de soins. Comme on l’a vu, les opportunités sont nombreuses, mais la route vers une adoption réussie nécessite une attention particulière à la communication entre les différents systèmes. Comment imaginer l’évolution de la relation entre vétérinaires et technologies dans les prochaines années ? Cela soulève des réflexions passionnantes sur la façon dont nous pourrions voir cette dynamique évoluer pour le bénéfice des animaux et de leurs propriétaires.
L’IA dans la médecine vétérinaire est comme une toile vierge, pleine de couleurs et de possibilités. J’ai hâte de voir comment cela va transformer notre manière d’interagir avec les animaux.
L’intégration de l’IA dans la médecine vétérinaire est une danse délicate. Les technologies doivent harmoniser leur rythme pour offrir le meilleur soin aux animaux et à leurs gardiens.