sam. Juin 13th, 2026

Nouvelle année, nouvelle vie. Cela devrait également se traduire à table avec de nouveaux résolutions gastronomiques visant à améliorer 2025. Mots, tendances, mode de vie, travail, voyages et loisirs créent des liens indissociables avec notre manière de manger et de boire.

Alors, engageons-nous à mieux faire, en commençant par nous-mêmes.

1. Au restaurant, on vient pour manger, pas pour vivre une expérience

Un restaurant est un lieu de repas, tout comme les pizzerias, cafés, boulangeries et pubs. Ainsi, leur rôle principal est de bien nourrir leurs clients. Faire attention à ceux qui se présentent comme des créateurs d’expériences n’est pas une mauvaise idée, en particulier pour Scatti di Gusto. Le plat doit parler, pas la fourchette. Pardonnez-nous si nous avons parfois recours au terme « expérience », mais c’est notre manière de nous rappeler qu’il serait préférable d’en limiter l’usage et de l’inclure dans nos bonnes résolutions gastronomiques pour 2025.

2. Les classements doivent profiter à tous, pas uniquement aux classés

Les classements de restaurants, pizzerias et cafés sont bénéfiques pour ceux qui y figurent, qu’il s’agisse de chefs, pizzaiolos ou baristas, et pour leurs établissements. Les agences de presse ont ainsi matière à relayer leurs communications. Les journalistes, critiques et influenceurs trouvent un support à leurs narrations et critiques. Cependant, penser qu’on doit systématiquement bien manger selon le « numéro 1 du classement Best Top in The World » est une fausse bonne idée. Nous en sommes conscients et nous nous efforçons de maintenir une attention rigoureuse. Il est nécessaire de distinguer entre le jugement instantané et le jugement réfléchi, ce dernier étant celui qui se base sur plusieurs visites avant d’écrire un commentaire.

3. Les invitations presse ne sont pas le plus grand mal

Les polémiques concernant les récits d’expériences dans les restaurants, qu’elles soient liées à des invitations presse, blogueurs ou influenceurs, s’éteignent rapidement. Il suffit de préciser que l’occasion était gratuite, et ainsi les lecteurs sont prévenus. De même pour l’auteur de l’article. C’est un autre bon principe à respecter en matière gastronomique.

4. La rhétorique du critique en tant que client normal est un non-sens

Scontrini et bonnes résolutions gastronomiques

De même, écartons-nous des discours concernant le fait de « venir en tant que clients normaux et d’avoir même le reçu ». À moins d’avoir un système garantissant l’anonymat, comme cela peut être le cas pour Lovrinovich ou Visintin, il est difficile de rester incognito. De plus, cela nous donne des avantages comme ne pas avoir à préciser si l’eau doit être plate ou gazeuse. Ces attentions rehaussent notre estime personnelle, voire notre narcissisme, et il est primordial d’en être conscient tout en maintenant une évaluation objective du rapport qualité-prix, même sans reçu. Je ne suis pas certain que tous les écrivains souhaitent rester dans l’ombre.

5. Manger gratuitement ne limite pas la capacité de jugement

Bonnes résolutions gastronomiques et invitations presse

Je m’aventure ici à contredire le sentiment général. Concernant les coûts d’entretien d’un site et la nécessité que chaque article soit lu non seulement pour des raisons d’image, je dirais que non, cela ne limite pas. Je recherche des nouvelles, des indications, des restaurants ou pizzerias qui raviront mes lecteurs, tout en veillant à ce que mon jugement se rapproche le plus possible de la réalité, de la vérité et des faits objectifs.

Cependant, l’objection liée au favoritisme, où l’on écrit des louanges contre un paiement, complique les choses. Sur Scatti di Gusto, il est possible d’acheter des articles sponsorisés (ou posts sponsorisés comme on les appelle), mais ils ne peuvent en aucun cas consister en des critiques d’aucune sorte.

En résumé, un échange de prestations professionnelles peut être bénéfique pour les deux parties (cuisiner normalement – écrire normalement), mais au-delà cela, les choses se compliquent. Les lecteurs, s’ils remarquent une incohérence, ne continueront pas à vous lire.

6. Articles et communiqués qui vont à l’essentiel

La tendance au storytelling expérientiel s’est répandue, même lorsque nous ne faisons que changer un robinet au restaurant. Loin de vouloir donner des leçons, quelle joie de voir les 5 W qui devraient nous inciter à parler ou écrire sur un robinet ! Ce principe devrait s’appliquer à tous nos articles et communiqués : essayons d’être directs, clairs et compréhensibles. Chacun ayant son propre style, bien entendu. Nous sommes tous un peu narcissiques, même en ce qui concerne nos bonnes résolutions gastronomiques pour 2025.

7. Je n’inclue pas la scarolella dans mes bonnes résolutions gastronomiques

Les petites salades et scarolettes, en général, n’ont pas mes faveurs. Elles semblent trop légères à mes yeux, mais il faut s’adapter à ces nouvelles modes alimentaires qui plaisent aux créateurs. Elles adoucissent le jugement, insinuent des suggestions et ouvrent la voie à des néologismes et éloges inattendus. Que dire d’une pizza scarolella garnie de légumes ramassés par une vestale lors d’une nuit pleine de lune comparée à une pizza simple avec de la scarole, qui se doit d’être bonne ?

8. La burrata, nouvelle arugula

Pour être clair, j’adore la burrata. Toutefois, l’inclure dans tous les plats ou pizzas sous forme de coulis ou de gouttes, c’est peut-être un peu exagéré. C’est devenu un phénomène, et c’est logiquement acceptable, surtout pour ceux qui la produisent. Des pétroliers en provenance des États-Unis arrivent désormais chargés de burrata, mais il y a des limites. Sinon, on finira avec de l’arugula et des taralli émiettés qui remplissent les listes d’ingrédients. N’ayez pas peur de les proposer seules et pures. Elles peuvent être les vedettes de nos bonnes résolutions gastronomiques pour 2025.

9. La tradition l’emporte sur l’innovation n’est pas une bonne résolution gastronomique

Nous en prenons à peine conscience, mais nous sommes en période de crise. Les prix du gaz augmentent de 30 % ainsi que ceux des matières premières et des services. Manger au restaurant ou en pizzeria coûtera plus cher, il n’y a pas de retour en arrière. Ainsi, une nouvelle bataille s’engage entre tradition et innovation. Cette formule est souvent employée de manière trompeuse pour justifier la supériorité de la tradition au nom des économies pour le consommateur. Mais une bonne verdure coûtera toujours plus cher qu’une médiocre, qu’elle se retrouve dans une scarolella ou sous une autre forme.

Et donc, le service, qui impacte les coûts de la haute cuisine, en est une autre dimension. En somme, la tradition peut se contenter d’un service plus simple, même si on pourrait aussi débattre de la théorie selon laquelle on ne mange pas assez et qu’il faut simplement se rendre à la pizzeria.

En bref, ne pas avoir de haute cuisine, c’est un peu comme essayer de faire de la Formule 1 avec une 2CV. Mieux vaut avoir les deux options, ensuite on pourra faire le trajet de Naples à Milan avec le véhicule qui convient et en respectant son budget.

10. Intelligence artificielle et alimentation, un sujet pour les bonnes résolutions gastronomiques

Les applications de cette technologie sont multiples. Pensez simplement à l’optimisation des flux en cuisine ou dans une salle de rédaction. Rédiger un article avec l’aide d’une IA est un exercice intellectuel tout à fait banal. Cela fonctionne pour compiler une adresse, mais ne nous prive pas du plaisir d’une dégustation « sur le terrain » et des réflexions liées au goût. Par conséquent, la sélection d’un ingrédient ou d’un fournisseur doit demeurer une affaire humaine. Somerset-nous conservateurs ou réfractaires ?

Nous vous invitons à partager d’autres bonnes résolutions gastronomiques pour 2025.

Bon à savoir

  • La tendance actuelle en gastronomie met l’accent sur la qualité des ingrédients locaux.
  • La saisonnalité des produits est de plus en plus valorisée, encourageant les chefs à changer régulièrement leurs menus.
  • Les expériences culinaires restent populaires, mais il est important de privilégier le goût avant tout.


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One thought on “10 résolutions gourmandes pour 2025”
  1. Ces résolutions gastronomiques pour 2025 injectent une dose de bon sens dans l’univers culinaire. Privilégier la qualité avant tout est un objectif louable. En avant vers de nouveaux délices!

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