Le lancement a été marqué par les allocutions de la conseillère aux Politiques Sociales, Marina Della Giovanna, suivi par la présentation officielle du nouveau directeur général, Stefano Gariano, de la présidente du Conseil d’Administration, Marialuisa Rocca, ainsi que de la directrice médicale de l’établissement, Simona Gentile.
Conférences magistrales et styles de vie
Le cœur du congrès a été constitué de conférences présentées par le professeur Alessandro Padovani, professeur de neurologie et directeur de la Clinique Neurologique ainsi que de la formation spécialisée à l’Université de Brescia (et également président de la Société Italienne de Neurologie), et par la professeure Alessandra Marengoni(visible sur la photo), professeur au Département des Sciences Cliniques et Expérimentales, chef de service de gériatrie à Montichiari (hôpital Spedali Civili de Brescia) et directrice de l’école de la même spécialité.
La conférence de la professeure Marengoni a particulièrement souligné l’impact majeur du style de vie sur le bien-être des seniors. « On peut définir le vieillissement comme une perte de complexité, c’est-à-dire la capacité de nos systèmes à répondre de manière adaptée aux changements environnementaux », a-t-elle déclaré. « Ce processus a également des causes épigénétiques : des études sur les jumeaux montrent que l’ADN joue un rôle, représentant environ 25 à 30 %. Cependant, pour les 70% restants, la longévité est fortement influencée par nos habitudes de vie ».
Cependant, certains de ces aspects peuvent être difficiles à modifier. « Agir sur la motivation, le côté gratifiant, peut s’avérer complexe : nous adoptons certains comportements parce qu’ils nous apportent de la satisfaction, selon des schémas formés depuis l’enfance », a-t-elle ajouté. « Un changement de paradigme est donc essentiel pour encourager l’adoption de modes de vie sains, notamment par le biais de l’éducation ».
La modération comme clé de voûte
Pour aspirer à un bien-être durable, la notion centrale reste inchangée : la modération, comme l’illustrent les études menées sur les Zones Bleues, des régions du monde où l’espérance de vie dépasse significativement la moyenne mondiale. « Des communautés comme les pasteurs sardiens, les adventistes de Loma Linda et les habitants d’Okinawa présentent des habitudes communes », a souligné Marengoni : pas de tabac, une activité physique modérée mais régulière, un régime riche en fruits, légumes et légumineuses, ainsi qu’une consommation occasionnelle de viandes rouges, le tout agrémenté d’un verre de vin de temps à autre.
Ces points mettent en avant, au cours de la dernière décennie, l’importance d’accorder attention à des modes de vie pluridimensionnels, en se préoccupant de nutrition, d’exercice, de facteurs de risque vasculaires et métaboliques, ainsi que de formation cognitive et de qualité des réseaux sociaux. « Aujourd’hui, nous disposons des outils nécessaires pour garantir un vieillissement ‘en bonne santé’, même en présence de maladies chroniques, tout en optimisant la qualité de vie », a conclu Marengoni. « La gériatrie, spécialité à la demande croissante, continue d’attirer de nouveaux médecins en formation : le défi consistera à travailler en synergie avec la médecine générale pour assurer des soins à un nombre de plus en plus élevé de personnes vieillissantes ».
Bon à savoir
- La formation continue des professionnels de la santé, en particulier dans le domaine de la gériatrie, est cruciale pour répondre aux besoins d’une population vieillissante.
- Des initiatives éducatives visant à sensibiliser les seniors et leurs familles aux styles de vie sains peuvent encourager des changements de comportement bénéfiques.
- Le partage d’expérience et de soutien au sein des communautés peut jouer un rôle significatif dans la promotion de la santé et du bien-être des personnes âgées.
La question du vieillissement en bonne santé mérite une attention soutenue, tant au niveau individuel que sociétal. Comment chacun de nous peut-il contribuera à instaurer des habitudes favorables au bien-être des générations futures ? Une réflexion qui mérite d’être amorcée.
