ven. Sep 25th, 2026

Il y a 13 ans, les réseaux sociaux n’existaient pas et il n’y avait pas de comptes personnels. Ursula von der Leyen a présenté le Kids Act devant le Parlement européen, en amont d’une annonce détaillée de la Commission visant à encadrer les réseaux sociaux, les plateformes vidéo, les jeux en ligne et les chatbots.

Ce projet repose sur un accès différencié selon l’âge des utilisateurs. D’après le texte, les enfants de moins de 13 ans ne pourront pas créer de comptes sur TikTok, Instagram ou YouTube, et devront utiliser des services conçus spécialement pour eux, sous le contrôle total de leurs parents.

Pour les adolescents âgés de 13 à 15 ans, une autorisation parentale sera nécessaire pour ouvrir un compte limité, offrant une interaction restreinte. Un projet diffusé par Euronews évoquait également une limite d’une heure de temps d’écran par jour. L’autonomie complète ne sera accordée qu’à partir de 15 ans.

La Commission envisage aussi d’interdire l’accès aux chatbots, ces compagnons virtuels dont certains adolescents passent des heures à discuter. De plus, les designs incitant émotionnellement les jeunes utilisateurs pourraient être totalement prohibés.

Concernant l’ergonomie, le texte vise à contrer le défilement infini et les systèmes de récompense qui créent des comportements addictifs. Les notifications artificielles sont également dans le collimateur, tout comme les algorithmes de recommandations qui peuvent entraîner les jeunes vers des contenus extrêmes.

Un tel suivi implique cependant une vérification d’âge. La Commission a promis une application européenne ou des solutions nationales, tout en prenant soin de ne pas collecter excessivement de données personnelles. Les plateformes devront prouver leur conformité et payer une redevance de supervision pour financer ces contrôles. En cas de fraude, les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial.

L’Australie a ouvert la voie en interdisant l’accès aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. En Europe, environ dix États membres travaillent déjà sur leurs propres lois. En France, la loi sur la pleine maturité numérique n’a pas franchi le cap du Conseil constitutionnel cet été, ce qui pousse l’Élysée à élaborer une nouvelle version.

Néanmoins, il est important de noter qu’une proposition de la Commission ne constitue pas un texte législatif final. Le projet doit encore passer par le Parlement européen puis par les États membres, un processus qui pourrait prendre des années, laissant le champ libre aux lobbys technologiques.

Pour ma part, je suis enthousiaste à l’idée de cette fameuse application de vérification d’âge, car prétendre ne pas conserver de données tout en contrôlant des millions d’adolescents reste à démontrer.

Points à retenir

  • L’accès aux réseaux sociaux sera limité par tranche d’âge, avec un contrôle parental renforcé pour les jeunes.
  • Une réglementation sur les chatbots et les designs incitatifs est envisagée pour protéger les enfants.
  • Des mesures contre le défilement infini et les mécanismes addictifs devraient également être instaurées.
  • Une application de vérification d’âge est au programme, sans collecte excessive de données personnelles.
  • Ce projet législatif doit encore être approuvé par le Parlement européen et les États membres.

Il est fascinant de réfléchir à l’avenir de nos interactions numériques et au rôle que joue le cadre légal dans ce domaine en constante évolution. J’ai l’impression que ces mesures pourraient évoluer vers un véritable changement, mais je reste sceptique quant à leur mise en œuvre. Quelle place donnerons-nous vraiment à la protection des jeunes dans un monde aussi connecté ? C’est un débat passionnant qui mérite d’être approfondi.


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