Des chercheurs dirigés par Rui Bin Xu de l’Université de technologie et de science du Sud de la Chine ont mis au point un nouveau système d’évaluation de l’empreinte écologique des achats.

Cette méthodologie couvre 16 catégories de produits et prend en compte six étapes de la chaîne d’approvisionnement, allant des transports en gros et interurbains à la livraison, en passant par l’emballage, l’exploitation des magasins et le stockage des produits.
Les résultats montrent qu’entre 1990 et 2023, les émissions de gaz à effet de serre liées aux achats ont considérablement augmenté avec la hausse de la consommation. En 2023, les produits de première nécessité représentaient environ 11 millions de tonnes d’émissions, suivis du textile avec 8,2 millions et des aliments avec 23 millions. En intégrant le transport aérien, les différents types d’emballage et toutes les méthodes de transport, les évaluations finales sont de 50 à 400 % supérieures à celles issues de méthodes simplifiées.
Pour les achats en ligne, les principales sources d’émissions venaient des transports interurbains et de l’emballage. À cet égard, l’emballage représente environ 54 % des émissions pour les produits de première nécessité et près de 70 % pour le textile. Dans le cadre des magasins traditionnels, les déplacements des clients contribuent majoritairement à la pollution, représentant environ 70 à 80 % du volume total des émissions.
Les auteurs de l’étude estiment qu’une réduction de l’impact environnemental peut être réalisée par le biais de transports de marchandises plus écologiques, de l’utilisation d’emballages légers et de la diminution du nombre de déplacements en voiture personnelle. De plus, ils ont développé un modèle agent pour les systèmes d’intelligence artificielle, permettant de simuler le comportement des consommateurs et le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement, tout en comparant les coûts environnementaux de différents produits, régions et méthodes d’achat.
Points à retenir
- Une étude révèle l’augmentation des émissions des achats, passant de 1990 à 2023.
- Les achats en ligne augmentent l’empreinte carbone, surtout à travers les transports et l’emballage.
- Les déplacements des consommateurs en magasin sont une des principales causes de pollution.
- Des solutions écologiques sont proposées pour réduire l’impact environnemental des achats.
- Un modèle d’intelligence artificielle a été développé pour analyser et comparer l’impact écologique des produits.
Ce sujet soulève des questions cruciales sur notre consommation quotidienne et ses conséquences. En tant que consommateur, suis-je véritablement conscient de l’impact de mes choix ? Chaque geste compte, et j’ai l’opportunité d’adopter des habitudes plus durables. Réfléchissons ensemble à la manière dont nous pouvons contribuer à un avenir plus respectueux de notre planète.
