Un trajet entre Sepang et Singapour est tout à fait classique : certains l’effectuent en avion ou en voiture. Cependant, Valtteri Bottas a choisi une approche originale en parcourant les 420 km à vélo. Après une course difficile à Sepang, ce périple a été pour le pilote finlandais un véritable remède, lui permettant de décompresser malgré le défi que cela représentait, puisque son itinéraire était bien planifié.
Cette aventure a pris une ampleur particulière, tant par la distance, à réaliser sur plusieurs jours, que par la chaleur et l’humidité de la Malaisie. Bottas a débuté ses étapes en fin d’après-midi, pédalant jusqu’à la nuit grâce à des éclairages. Sur les deux premiers jours, il a couvert environ 160 km chaque jour avant d’achever son parcours le mercredi.

L’abandon de Bottas en Malaisie, où il s’est retiré après quelques tours
Photo de : Michael Potts / LAT images via Getty Images
« Pédaler dans l’obscurité avec les lumières allumées a été sans doute la partie la plus épique de cette expérience », a déclaré Bottas, qui a bénéficié de l’assistance de cyclistes malais. Ceux-ci l’ont aidé à planifier l’itinéraire et la logistique, tout en assurant un véhicule de soutien à proximité.
« Je me suis surpris de voir l’ampleur que cela a pris dans les médias. Pour moi, ce n’est pas un défi si extrême. J’aime les défis de résistance », a-t-il ajouté, soulignant son goût pour l’endurance. Ce voyage, qui a pris le départ comme une blague, a rapidement pris forme.
« Il a fallu vérifier la distance et planifier chaque jour. J’ai choisi des étapes exigeantes pour éviter de compromettre ma performance le week-end », a-t-il expliqué. L’humidité et la chaleur de la Malaisie ont rendu cette aventure encore plus singulière, Bottas devant prêter attention à son confort pendant la course.

Valtteri Bottas, Cadillac Racing, Franco Colapinto, Alpine
Photo de : Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
D’autres rencontres marquantes ont ponctué son périple, y compris des moments avec la faune locale. « J’ai croisé quelques serpents, qui étaient plutôt tranquilles », a-t-il confié, avant de partager ses anecdotes de voyage « extraordinaires », qui l’ont poussé à se questionner sur l’inconnu dans la jungle.
Ce voyage unique, bien qu’il ne soit pas pressé de le répéter, a éveillé en lui l’envie d’autres aventures : « À mon arrivée à l’hôtel, je me suis dit que je ne le referais pas, mais finalement aujourd’hui, pourquoi pas ». Une belle découverte et une expérience riche, à vivre au moins une fois dans sa vie.
Points à retenir
- Valtteri Bottas a parcouru 420 km à vélo de Sepang à Singapour, après un Grand Prix difficile.
- Il a planifié son parcours méticuleusement sur plusieurs jours pour profiter d’un climat plus clément en soirée.
- Sa passion pour les défis de résistance l’a poussé à réaliser cette aventure unique.
- Bottas a bénéficié de l’aide de cyclistes locaux pour sa logistique et son itinéraire.
- La rencontre avec la faune malaisienne a ajouté une dimension supplémentaire à son voyage.
Cet exploit soulève de nombreuses questions sur les défis que se fixent les athlètes en dehors de leurs compétitions. Pourquoi choisir des moyens de transport aussi singuliers pour des déplacements dits « normaux » ? Personnellement, j’admire la détermination de Bottas et son esprit aventureux, qui nous rappellent que chaque trajet peut devenir une véritable expérience de vie, si nous sommes prêts à sortir de notre zone de confort.
