Retour de la Formule 1 en Inde : vers une levée des obstacles fiscaux
NEW DELHI — L’Inde s’emploie à lever les obstacles fiscaux pour faciliter le retour de la Formule 1, a déclaré le ministre des Sports Mansukh Mandaviya ce lundi.
Les taxes avaient déjà entravé le championnat en Inde entre 2011 et 2013.
“Il nous faudra encore six mois pour finaliser les modalités,” a indiqué Mandaviya. “Le gouvernement interviendra pour obtenir des assouplissements fiscaux, qui sont devenus un point de discorde, afin que l’événement soit viable pour les organisateurs.”
“Dans le contexte international actuel marqué par la guerre en Iran, l’Inde est perçue comme un lieu sûr et attrayant pour des événements sportifs, y compris la F1. Nous prévoyons d’accueillir une course de MotoGP avant le retour de la Formule 1. La Fédération des clubs de sports mécaniques d’Inde est en pourparlers avec la F1 en ce moment – nous agirons en tant que facilitateurs.”
Les trois Grands Prix indiens au Circuit international de Buddh (BIC), en périphérie de New Delhi, ont tous été remportés par Sebastian Vettel.
Cependant, l’organisateur Jaypee Sports Group a rencontré des problèmes financiers dès le début, et la F1 s’est retirée après la course de 2013. Un point de friction majeur était la taxation de la F1 par le gouvernement local en tant que divertissement, et des droits de douane sur le fret des équipes ont également pesé sur la situation.
Le gouvernement fédéral souhaite éliminer ces obstacles.
“Si la taxe de divertissement ne peut pas être complètement abrogée, nous essaierons de garantir des remboursements pour inciter le projet chez les organisateurs,” a ajouté Mandaviya. “Les discussions sont en cours sur cette question – c’est un sujet inter-ministériel et nous faisons de notre mieux pour rendre cela attrayant pour la F1.”
Le BIC était particulièrement apprécié des pilotes pour ses virages rapides et son tracé fluide. Le septuple champion du monde Lewis Hamilton a fait part de son souhait de voir la F1 revenir en Inde.
La F1 est diffusée en Inde via la plateforme numérique FanCode, qui compte un fort public de 79 millions de fans en pleine croissance. Les courses sont diffusées en anglais ainsi qu’en hindi et en tamoul.
Il en coûte entre 50 et 70 millions de dollars en frais d’accueil pour un Grand Prix. Le groupe Adani, l’un des plus riches conglomérats indiens, explore des opportunités pour acquérir le BIC et les entreprises du groupe Jaypee, ce qui pourrait relancer la dynamique pour ramener la F1 en Inde.
Points à retenir
- La Formule 1 envisage un retour en Inde après plusieurs années d’absence.
- Les discussions se concentrent sur l’assouplissement des taxes perçues sur l’événement.
- Le Circuit de Buddh est reconnu pour ses caractéristiques techniques appréciées par les pilotes.
- Le gouvernement indien s’engage à faciliter les discussions entre les parties prenantes.
- Le soutien croissant du groupe Adani pourrait propulser ce projet.
Il est fascinant de voir comment la diplomatie sportive joue un rôle pivot dans le retour de la Formule 1 en Inde. En tant qu’amateur de sports mécaniques, je me prends à rêver d’une compétition riche en émotions dans ce cadre emblématique. La passion pour la course est palpable dans ce pays, et les efforts pour lever les barrières fiscales témoignent d’une volonté collective de faire revivre cette grande aventure. Qu’en pensez-vous ? La Formule 1 saura-t-elle captiver à nouveau le cœur des fans indiens ?
