L’histoire de Ferrari au Grand Prix d’Azerbaïdjan présente un contraste intéressant : bien que l’écurie italienne ait participé à neuf éditions sur le circuit urbain de Bakou et remporté cinq pole positions avec Charles Leclerc, elle n’a toujours pas réussi à monter sur la plus haute marche du podium. À l’approche de la course de ce week-end, le pilote monegasque a reconnu que le comportement de la SF-26 est particulièrement sensible lors des essais chronométrés, mais il garde espoir de renverser la tendance en optimisant la performance de l’unité de puissance.
« Cette année, la qualification est probablement le point où nous rencontrons le plus de difficultés en termes de performance de la voiture. Par conséquent, si nous parvenons à obtenir un bon départ, cela me donnerait de la confiance pour la course », a expliqué Leclerc. Selon lui, la variabilité des performances d’un week-end à l’autre est étroitement liée à l’optimisation de l’unité de puissance : « Dans un circuit comme celui-ci, c’est un facteur décisif, et c’est là-dessus que nous devons nous concentrer. »
Concernant la perte de compétitivité après la pause estivale, le monegasque a écarté l’idée que cela soit lié à la conception des circuits, mettant en avant les progrès de ses principaux concurrents : « Je ne pense pas que ce soit une question de circuits. McLaren a fait de grands pas en avant, tandis que Mercedes reste une référence, un top team peu importe l’emplacement ou le moment de la saison. McLaren est définitivement revenu au premier plan. Nous avons rencontré quelques difficultés récemment, et il est de notre responsabilité d’améliorer nos performances. Cependant, la différence avec McLaren est désormais très réduite, et Mercedes demeure l’équipe à battre. »
Charles Leclerc, Ferrari
Photo : Davide Cavazza
Les combats acharnés avec Lewis Hamilton
Interrogé sur ses rivalités avec Lewis Hamilton depuis le Grand Prix de Shanghai, Leclerc a exprimé sa satisfaction quant au niveau de compétition interne, tout en critiquant la couverture médiatique des incidents impliquant Ferrari : « Bien sûr, il y a eu des moments où je suis allé trop loin, ou où Lewis l’a fait, mais je pense qu’il est essentiel d’en discuter. J’ai rejoint Ferrari en 2019 et je sais à quel point chaque action est scrutée. Souvent, des conclusions erronées sont tirées de certaines batailles. »
Concernant les incidents sur le circuit italien, il a été franc sur l’équité des critiques dont ils font l’objet : « À Monza, j’ai dit plusieurs fois que je ne veux pas revoir une telle situation ; j’ai commis une erreur dans ce virage. Néanmoins, j’ai l’impression que les ‘rouges’ sont toujours analysés en détail. Je ne juge pas cela juste. Lors de cette course, trois des quatre meilleures équipes ont connu des duel similaires, pourtant seules les Ferrari continuent de faire l’objet de commentaires. »
Gestion des moteurs et points clés pour Bakou
Envisageant de revenir au moteur ADUO2 utilisé lors de la dernière course et une éventuelle sanction sur la grille, Leclerc a préféré rester prudent sur la stratégie : « Je ne veux pas entrer dans les détails concernant notre stratégie ou quel moteur nous utiliserons, car c’est une question tactique que nous préférons garder secrète. Cependant, c’est une option valable parmi les moteurs que nous avons, ce qui est positif. »
Enfin, le pilote de Maranello a souligné que la précision dans les sections étroites de Bakou est cruciale lors des qualifications : « Pour moi, ce qui compte, c’est l’engagement et la précision. Même quelques centimètres de plus pour s’approcher du mur peuvent faire une grande différence sur ce type de circuit. Tout dépend de combien vous êtes prêt à repousser vos limites, surtout en Q3. »
Points à retenir
- Ferrari a connu des échecs à Bakou malgré de multiples pole positions.
- Charles Leclerc souligne la variabilité de la performance de la SF-26 d’un week-end à l’autre.
- La concurrence de McLaren et le niveau de Mercedes sont jugés préoccupants.
- Leclerc plaide pour une analyse équitable des incidents sur la piste.
- La précision est primordiale pour réussir en qualification à Bakou.
En tant que passionné de Formule 1, je trouve fascinant de voir comment des éléments tels que la stratégie de moteur, la gestion des ressources et l’équilibre entre compétitivité et fair-play influencent les performances des pilotes. La saison avance, et chaque course apporte son lot de surprises et de rebondissements. Cela soulève des questions importantes sur l’équité dans le sport et les attentes des fans, rendant chaque Grand Prix encore plus captivant.
