mer. Sep 30th, 2026

Cette semaine, la MotoGP change de continent, modifiant ainsi les horaires pour le public français. Japon, Indonésie, Australie et Malaisie s’enchaînent au cours d’un mois de compétition qui débute à Motegi du 2 au 4 octobre et se termine à Sepang le 1er novembre.

Quatre grands prix en cinq week-ends

Le calendrier 2026 conserve la structure de la tournée de 2025, bien que d’une semaine plus tard : le Japon s’est couru fin septembre l’année dernière.

Motegi, la seizième course de l’année, s’ouvre du 2 au 4 octobre et le championnat enchaîne immédiatement avec l’île indonésienne de Lombok, où le circuit de Mandalika accueillera l’événement du 9 au 11 octobre.

Ensuite, il y aura une seule semaine de repos avant le traditionnel doublet final en Australie et en Malaisie: Phillip Island du 23 au 25 octobre et Sepang du 30 octobre au 1er novembre.

Cette tournée fait partie d’un calendrier de 22 grandes épreuves. Après la Malaisie, il restera encore des courses en novembre, avec la finale à Valence le 29 novembre, marquant la dernière course de l’ère des moteurs de 1 000 cm3 avant le changement de règlement de 2027.

Ce changement est significatif. À partir de 2027, les motos passeront à des moteurs de 850 cm3, avec moins de charge aérodynamique et des pneus Pirelli au lieu de Michelin. Ainsi, les équipes abordent cette tournée avec une grande partie de leur attention déjà tournée vers les projets de l’année prochaine.

Le réveil, principal défi pour les fans

Cette tournée oblige les fans à se lever tôt. Le Japon est en avance de sept heures sur la France métropolitaine en octobre, tandis que l’Indonésie et la Malaisie sont avancées de six heures tant que l’heure d’été est en vigueur en France.

Les horaires de Motegi ont déjà été publiés. La course de MotoGP débutera le dimanche 4 octobre à 7h00, heure française, soit 14h00 au Japon, sur un parcours de 24 tours. Avant cela, Moto3 sera à l’affiche à 4h00 et Moto2 à 5h15.

Le reste du week-end se déroulera aussi aux aurores : la FP1 de MotoGP commence le vendredi à 3h45, les qualifications du samedi à 3h50 et le sprint à 8h00. Les horaires des courses sont similaires à ceux de l’année précédente.

L’Australie représente le cas le plus extrême. Victoria avance ses horloges le premier dimanche d’octobre, ce qui signifie que durant le week-end à Phillip Island le décalage horaire atteint neuf heures. De plus, le jour de la course, le 25 octobre, coïncidera avec la nuit où la France passe à l’heure d’hiver.

Cet ajustement horaire offre une curiosité pour ceux qui suivent la tournée en direct. Durant ce week-end, le décalage passe à dix heures, et par la suite, la Malaisie sera à sept heures d’avance pour la dernière course asiatique de l’année.

Trois circuits aux caractéristiques diversifiées

Mandalika est un circuit construit dans une zone touristique de la côte sud de Lombok qui a dû être réasphalté pour offrir suffisamment d’adhérence.

Phillip Island présente un contraste total : des virages rapides en bord de mer et un climat changeant en quelques minutes. L’organisation a dû ajuster le programme en 2023 à cause du vent, déplaçant la course au samedi et annulant par la suite le sprint.

Sepang conclut la tournée avec des conditions tropicales, les plus difficiles de l’année pour les pneus et les pilotes. C’est également l’un des circuits les mieux connus des équipes, ayant souvent servi de lieu d’essai pré-saison.

Une tournée où les titres se jouent

La récente histoire explique pourquoi ce mois est si crucial. Marc Márquez a remporté ses titres en 2014, 2016 et 2018 à Motegi, et il a encore triomphé là-bas le 28 septembre 2025, avant cinq courses restantes : la tournée asiatique, en raison de sa position dans le calendrier, est souvent l’endroit où se décident les championnats.

Cette année, le championnat est ouvert. Jorge Martín mène le classement devant Márquez, avec sept courses restantes, dont quatre se dérouleront durant ce mois de voyages. Raquel Jiménez propose une analyse pertinente sur le duel entre Martín et Márquez et les défis rencontrés par chacun pour en arriver là.

Une pression qui se fait sentir

La tournée asiatique représente la période la plus exigeante de la saison du fait de l’accumulation de voyages, de variations climatiques et de décalages horaires. Les équipes transportent leur matériel par voie aérienne entre les quatre sites, sans possibilité de retour à leur base européenne entre chaque course.

Pour les pilotes, le défi est principalement physique. La chaleur et l’humidité du sud-est asiatique contrastent avec le froid et le vent qui peuvent apparaître en Australie en octobre, laisssant peu de temps pour s’adapter entre les courses.

Cette difficulté explique pourquoi les classements peuvent souvent évoluer durant cette tournée. Un abandon ou une blessure en Asie a un impact bien plus lourd qu’à d’autres moments de l’année, donc le temps pour récupérer des points lors des dernières courses de novembre est très limité.

Moto2 et Moto3 suivent également le mouvement

Les catégories inférieures accompagnent MotoGP tout au long de la tournée, avec un programme de trois jours identique dans chaque lieu. Leurs courses du dimanche se déroulent en amont de celle de la catégorie reine, ce qui signifie, au Japon et en Australie, une compétition en pleine nuit pour le public français.

Pour les fans français, souvent impliqués dans la lutte de plusieurs pilotes à travers les trois catégories, cette tournée représente un mois de réveils précoces et de diffusions en direct. La récompense survient en novembre, lorsque le championnat revient en Europe avec des horaires d’après-midi pour la lutte finale pour les titres.

Points à retenir

  • La tournée asiatique de MotoGP comprend quatre grands prix en cinq week-ends, avec un déroulement rapide.
  • Mandalika, Phillip Island et Sepang présentent des caractéristiques de circuit très différentes, influençant les stratégies des équipes.
  • Les changements d’horaire peuvent perturber les rythmes de vie des fans sur les différents continents.
  • Les conditions climatiques en Asie posent un défi physique pour les pilotes, affectant potentiellement leur performance.
  • Historiquement, des titres ont été décidés durant ce mois crucial, ajoutant de la pression à chaque course.

Le mois prochain s’annonce décisif pour les pilotes de MotoGP, un véritable creuset où les espoirs se mêlent à la réalité des courses. Alors que la compétition devient de plus en plus intense, je ne peux m’empêcher de me demander comment chaque pilote s’adapte à ces conditions extrêmes. C’est dans ces moments de tension que l’on mesure vraiment le talent et la détermination des participants à atteindre le sommet. La lutte entre Martín et Márquez, entre autres, promet d’être captivante et incertaine. Quelles surprises nous réserve cette tournée asiatique ?


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