lun. Juil 13th, 2026

Joan Mir, ancien champion du MotoGP, comptait 30 arrivées dans le top six en tant que pilote Suzuki entre 2019 et 2022. Aussi, il ne s’attendait pas à ressentir une telle satisfaction pour une septième place, comme ce fut le cas dimanche dernier en Aragon.

Après son huitième abandon de la saison, provoqué par un accrochage avec Jack Miller lors du Sprint du samedi, Mir a exprimé un vrai soulagement d’avoir obtenu son meilleur résultat avec Honda en MotoGP depuis sa cinquième place en Inde en 2023.

« Enfin, nous avons pu terminer la course avec un résultat à peu près correct. Je n’ai jamais été heureux avec une septième place dans ma carrière, mais là, oui ! » a-t-il confié.

« Nous sommes dans une situation très difficile, et pouvoir lutter avec ces pilotes, c’est déjà une raison de se réjouir. Nous ne disposons pas des moyens pour mieux faire. Ce soir, je vais me coucher tranquille, sachant que j’ai donné le maximum. »

« Il faut continuer à pousser fort. Nous faisons déjà du bon travail et sommes en train de revenir, mais cela ne suffit pas encore. Ce qui nous manque encore, c’est de l’accélération, de la vitesse de pointe et de l’adhérence. Ce sont des aspects sur lesquels nous devons progresser. »

« En revanche, au niveau du freinage, de la vitesse dans les virages et de la maniabilité, nous sommes plutôt bien. Je peux me battre, et c’est très positif. Mais pour faire mieux, il faut vraiment améliorer la vitesse de pointe, la puissance de la moto et l’adhérence. »

« Sinon, il sera compliqué de viser une meilleure position que la septième, sauf si des événements se produisent devant, comme aujourd’hui. »

Joan Mir, 2025 Aragon MotoGP
Joan Mir, MotoGP 2025 à Aragon

Cette faiblesse en ligne droite s’est confirmée lors des chronos, où Mir ne devançait que le rookie Honda Somkiat Chantra et le remplaçant Aprilia Lorenzo Savadori au classement des vitesses de pointe à Aragon.

« Quand on double, on est super tendu, en pensant qu’on va se faire repasser dans la ligne droite ! » a admis le pilote espagnol.

« Le soulagement, après un tour sans être dépassé, est énorme. »

« En essais, notre rythme seul est souvent très correct, acceptable, proche du top 5. Mais en course, c’est une autre histoire. Il y a beaucoup de motos autour, il faut se battre, ce n’est pas toujours évident de trouver un espace libre. »

« Par exemple, Yamaha, quand ils partaient devant, savaient qu’ils avaient le rythme s’ils étaient seuls. Nous, on ne part pas en pole et on n’est pas les plus rapides en piste, ce qui complique la situation. »

Avec l’absence de son coéquipier Luca Marini, blessé, et la chute de Johann Zarco, seul autre Honda finisseur Somkiat Chantra a terminé 16e.

Points à retenir

  • Joan Mir, même septième, se réjouit – preuve que le niveau a changé depuis ses années Suzuki.
  • Le manque criant de puissance et d’adhérence limite clairement les performances de Honda en ce moment.
  • Mir souligne la difficulté de se battre en peloton quand on n’a ni la pole ni la meilleure vitesse de pointe, un luxe que les meilleures équipes s’offrent.
  • Le côté positif reste la maniabilité et la capacité à freiner, ce qui permet un certain combat dans les virages.
  • Sa sérénité malgré les difficultés montre une forme d’acceptation de la situation et une volonté de persévérer.

Alors voilà, Mir passe de la lutte pour les podiums à la satisfaction d’une septième place, ce qui en dit long sur l’évolution du championnat et la difficulté à jongler entre puissance et maniabilité. Entre nous, on se demande si un jour Honda trouvera vraiment la recette magique ou si on va continuer à applaudir un quasi top 5 comme une victoire. En attendant, on peut toujours s’émerveiller de la patience et du fair-play de Joan… Ou bien boire un café, parce que la Formule Honda n’a pas fini de nous faire languir !


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *