Une performance tout simplement parfaite. C’est la seule manière de résumer le week-end du numéro 93, Marc Marquez (équipe Ducati Lenovo), lors du Grand Prix d’Aragon. Pour la première fois depuis 2015, un pilote a dominé toutes les sessions d’un Grand Prix – et ce pionnier n’est autre que Marc Marquez. Cette victoire représente son septième succès sur le circuit de MotorLand.
Son frère, Alex Marquez (BK8 Gresini Racing MotoGP), a pris la deuxième place, suivi de Francesco ‘Pecco’ Bagnaia (équipe Ducati Lenovo), fidèle à ses gênes de champion. Bagnaia, pour la première fois cette saison, semblait à l’aise sur sa machine et retrouvait un niveau digne du championnat.
Au départ, Marc Marquez a pris l’avantage avec le holeshot, suivi de près par Alex Marquez et Bagnaia. Franco Morbidelli (Pertamina Enduro VR46 Racing Team) a rapidement glissé à la 7e position dès le premier tour.
Les équipiers de chez Red Bull KTM, Pedro Acosta et Brad Binder, occupaient respectivement la 4e et 5e place. Acosta a attaqué Bagnaia dès le deuxième tour, reprenant temporairement la 3e place avant que Pecco ne riposte à l’avant-dernier virage.
Fermin Aldeguer (BK8 Gresini Racing MotoGP) a commis une erreur coûteuse, perdant près de 1.2 secondes qui l’ont écarté du podium. Après 7 tours, les cinq pilotes de tête étaient séparés par seulement 1.4 secondes, Acosta et Binder se livrant à une bataille pour signer les meilleurs temps du Grand Prix. Dès le 8e tour, Marquez a accéléré, creusant l’écart d’environ 0.8 seconde avec le groupe de tête.
Le septuple champion du monde a ensuite inscrit le meilleur tour en 1:47.180, augmentant à 1.3 seconde son avance. Pendant ce temps, son frère Alex réalisait le temps le plus lent du groupe, ce qui a permis aux autres de se rapprocher. Johann Zarco (CASTROL Honda LCR) a malheureusement chuté au virage 12, mettant fin à sa course à Aragon.
class="instagram-media" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DKpj-7TscJT/" style="background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px rgba(0,0,0,0.5), 0 1px 10px rgba(0,0,0,0.15); margin:1px; max-width:658px; min-width:326px; padding:0; width:100%;">
Au douzième tour, la lutte pour le podium s’est réduite à une bataille à trois après la chute de Binder au virage 2, suivie peu après par Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP). Quartararo, qui avait tenté de s’imposer dès le premier virage, a encore une fois connu des difficultés sur ce tracé.
Au 14e tour, Marquez portait son avance à presque 2 secondes. Bagnaia essayait de remonter sur Alex Marquez, mais ce dernier conservait une marge d’une demi-seconde. Acosta ne suivait plus le rythme du podium, tout en gardant à distance la bagarre entre Morbidelli et Aldeguer.
Le Grand Prix ne s’est pas terminé sans incident : Maverick Viñales (Red Bull KTM Tech3) a subi une chute au dernier virage, poussé par Joan Mir (Honda HRC Castrol) pour la 7e place. Marquez a encore signé le meilleur tour dans les derniers passages, concluant ainsi une journée impeccable pour le pilote espagnol.

Alex Marquez et Bagnaia ont eux aussi réalisé de très bons tours, sans toutefois pouvoir inquiéter le « Tonnerre de Cervera ». À l’arrivée, c’est donc Marc Marquez qui s’impose, marquant un week-end historique et devenant le premier pilote depuis le Grand Prix d’Allemagne 2015 à mener toutes les séances d’une manche de MotoGP.
Alex Marquez termine deuxième, tandis que Bagnaia complète le podium avec un regain de confiance, précieux pour le double champion du monde. Acosta termine 4e, Morbidelli 5e après avoir dépassé Aldeguer, qui finit 6e. Mir se classe 7e, suivi de Marco Bezzecchi (Aprilia Racing) qui signe une belle remontée de la 20e à la 8e place. Fabio Di Giannantonio (Pertamina Enduro VR46 Racing Team) prend la 9e place, et Raul Fernandez (Trackhouse MotoGP Team) ferme le top 10.
Ce Grand Prix d’Aragon a offert un spectacle de qualité et montre que la lutte au championnat se durcit. Une seule question reste : qui parviendra à déloger Marc Marquez ?
Points à retenir
- Marc Marquez a connu un week-end quasi parfait, dominant toutes les sessions comme au temps de sa splendeur chez Honda, mais cette fois en Ducati.
- La fratrie Marquez confirme l’importance d’un bon coaching familial ; Alex tient la cadence et accompagne avec panache le “numéro 93”.
- Bagnaia prouve qu’il n’est pas seulement un gentil compagnon de route mais un vrai prétendant au titre quand il se sent bien sur la moto.
- Les chutes de Zarco, Binder et Quartararo montrent que même les meilleurs pilotes ne maîtrisent pas tout, surtout quand la pression monte.
- La moto n’est pas une science exacte : des pilotes partant de loin comme Bezzecchi peuvent illuminer la course par une belle remontée, rappelant qu’en MotoGP, le suspense est roi.
En résumé, ce Grand Prix d’Aragon était un condensé de ce qui fait la beauté du MotoGP : des duels serrés, des imprévus, et un héros qui, pour une fois, fait preuve d’une domination presque sans faille. Reste à voir qui aura le cran (ou la chance) de déloger Marc Marquez avant la fin de la saison. Mais bon, je dis ça, je dis rien… Peut-être que 2024 sera l’année des surprises, ou alors on en reprendra pour un tour avec cette star qui semble inarrêtable. À suivre, donc.